Je n'ai jamais aimé l'esprit de sérieux, ni même le goût de ce qui est utile. Il faudra bien un jour, si l’on veut respirer librement, qu'on revienne à ce qui ne sert à rien d’autre qu’à la poésie, et au canular.
Il faut ordonner tous ses actes à des valeurs absolues, plus hautes que la vie, en ignorant le martyr superflu, la roulette russe et les seins de Lola !
Toutes les nuits, nous refaisons le monde au bar de la Plage. Nous fabriquons des soleils levants, de nouvelles civilisations dont nous sommes les cariatides. Et dire que l'on nous prend pour de simples piliers de bar...
J'ai envie d'une plage, de brume de chaleur au dessus de la mer et d’un vent souple. Je cherche un sentiment d'été, ce mélange flou entre la vapeur du hammam et le mince filet de fumée d’une cigarette.
Il me faut, à portée d’envie, une gare, un port, un aéroport, un chemin. Quelque chose de concret, une corne de brume, une odeur de kéro, un coup de sifflet, comme un coup de fouet, qui rappelle perpétuellement l'envie d’aventure, le pressentiment de passions à naître.
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