Ligne de faille

En rupture de siècle !

  • Retour d'exil

    Terra ignota occident

    On en vient à espérer le retour d’exil d’un occidentalisme ancien... un retour décomplexé !

     

  • Je déteste notre époque

    Terra ignota je deteste cette epoque

    Je déteste notre époque, la passion y apparaît comme un égarement, la beauté comme une victime vouée aux lapidations.

     

  • Comment saboter un pipeline

    Terra ignota comment saboter un pipeline

    Ca peut toujours servir ! Comment saboter un pipeline.

    https://contretemps.eu/saboter-pipeline-entretien-malm/. Aux Editions La Fabrique. 

     

  • La liberté n’est plus une passion

    Terra ignota la liberte n est plus une passion

    La liberté n’est plus une passion présente à la conscience de la jeunesse, comme elle n’est plus la voix d’accès à la vérité de l’existence dans le monde adulte. Que nous ayons fini par penser la question de la liberté en terme d’équilibre et non plus d’aventure, est un signe inquiétant de l’avancée de notre décadence.

     

  • Les derniers hommes

    Les derniers hommes. Qui seront les derniers hommes ? Une armée d’ombres épuisées, traînant les pieds, grelottants. Une colonne comme une longue agonie en route vers nulle part.

  • L' homme véritable est rare

    Terra ignota anne magill l homme veritable

    Epoque ambiguë de luxe et de maraudes de survie, de militarisme haute intensité et de désertion de l’esprit patriotique, d’athéisme politique et d’exaltations religieuses, de travail excessif et de richesses oisives de rentiers, de routine dans les mœurs galvaudées et d'audaces de pensée en germe ; époque de science où les savants abondent et où l' homme véritable est rare.

     

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  • Rien ne m’attache à mes contemporains

    Terra ignota mourir debout

    Je déteste cette idée de devoir mourir comme tout le monde alors que rien ne m’attache à mes contemporains, ni mes os, ni ma peau, ni mon cœur ou mon âme.

  • Sans égard pour les gestes des suppliants

    Terra ignota les suppliants

    Dans la débâcle de toutes les convictions, et les manifestations pareilles à une danse macabre et burlesque d’une fin de civilisation, je m’en vais plein d’une haine généreuse, torche et pistolet en main, anéantir la chimère, sans égard pour les gestes des suppliants.

     

     

  • L'aventure, la guerre et la révolte

    Terra ignota aventure rusticity adventure

    L’aventure, la guerre et la révolte sont les dessous affriolants de toutes les grandes civilisations.

     

  • Mauvaise graine, bon chrétien

    Terra ignota chretien

     

    J’ai toujours préféré la chrétienté qui n'a pas besoin de l'autorisation des curés pour agir chrétiennement. On ne me refera pas, je me méfie de l’homme, même en froc et goupillon.

     

     

     

  • Tout doit être follement incertain !

    Terra ignota tout doit etre follement incertain

    Nos rêves ont plus d'imagination que la vie ; et la force même de ces rêves aristocratiques s’impose en modèle exigeant, en pacte intraitable, chez certains hommes qui se précipitent à la conquête de leurs folies parfumées de poésie.

     

  • Toute civilisation exténuée attend son invasion barbare

    Terra ignota toute civilisation attend son invasion barbare

    Appuyé avec lassitude sur la colonne d’un temple antique, les grands yeux sombres habités des seules distractions prometteuses et enivrantes des aurores tièdes, toutes de majesté et de grandeur ; l’homme moderne a perdu la compréhension effrayante des feux de bivouacs qui scintillent, de plus en plus nombreux, dans un couchant magnifique annonçant les ténèbres crépusculaires. Toute civilisation exténuée attend son invasion barbare.

     

  • Mode printemps 2020

    Terra ignota printemps 2020Prêt à porter.

  • Jusqu'au bout !

    Terra ignota jeunesse ardente

     

    Il faut admirer toute jeunesse ardente éprise de serments ultimes, de vertus exigeantes et de certitudes irréprochables. Il faut l’admirer car c’est une jeunesse très rare qui revendique l'héritage sacrificiel, non pas des causes perdues, mais des causes qui méritent d'être défendues jusqu'au bout. C'est cette jeunesse là qui sauvera le monde !

     

     

  • Mensonge d'état

    Terra ignota materialisme

    Le capitalisme libéral ainsi que le socialisme démocratique se sont ligués pour faire croire que tout antimodernisme était légataire ou bâtard du fascisme ; feinte de coucou pour occuper le nid de notre civilisation et y faire croitre le matérialisme.

  • Se regarder minuscule, ratatiné.

    Terra ignota ticket to anywhere

     

    Je ne veux pas m’émietter en de petites choses quotidiennes, fades et répétitives. Il faut haïr une société qui oblige chacun à se regarder minuscule, ratatiné, sans offrir l’opportunité intellectuelle de s’élever à une dimension supérieure : la vie collective, instinctive, la culture supérieure, la civilisation. Il n’y a plus de chemin qui élève, qui initie, mais des parcours arbitraires, sans cohérence, qui vont de soi à soi en passant par le loisir et le travail.

  • Les nouveaux bourreaux

    Terra ignota les nouveaux bourreaux

    Il n’y a jamais eu autant de prédicateurs et de sermonneurs  que depuis que les églises se sont vidées. Et les nouveaux cléricaux de ces multiples paroisses communautaires sont prêcheurs le jour et juges la nuit, prêts à revêtir la cagoule du bourreau.

  • Toute audace est baroque !

    Terra ignota rebellion baroque

    Toute la tendance contemporaine jaugée à l’étalon égalitaire, son goût hypocrite pour la tolérance, son contenu austère, pèsent lourdement sur le destin tout entier de l’idée de baroque dont l’essence aristocratique est l’audace, le mystique, l’excès, le mouvement, l’esthétique. Toute rébellion, toute effervescence, toute explosion est baroque ! Je suis baroque, pour le panache contre la propagande. Je hais le conformisme classique, urbain, laïc, sévère et appliqué, avec sa prédisposition pour la lâcheté.

  • J'ai espoir que tout ce que je dis pourra être retenu contre moi !

    Terra ignota coupable

    Je suis né chez les Augustines, à la fin d’un été. J’ai grandi dans la préface du deuil de ce monde. J’ai côtoyé les soudards de la république, vu ses putains, ses mignons, ses défroqués. J’ai vu vos destructions. Vos soirs d’ivresses ne sont pas mes soirs d’ivresse. J’ai mille nuits bleues contre vos nuits blanches.

     

  • Le surgissement d’une couleur qui aille au monde

    Terra ignota le piccadilly rennes

    Au petit matin, sur un coup de téléphone à l’improviste, ils se retrouvaient à Rennes dans l’odeur singulière des villes de province encore endormies. Ils en avaient fait une habitude d’escale depuis maintenant bien longtemps. Rien n’avait modifié ce rituel ; ni le changement de propriétaire, ni  la nouvelle décoration ou les profils différents des habitués. « Allo ?... c’est moi ! Je t’attends au Picca ». Ils s’asseyaient en terrasse en attendant l’heure des grandes ombres qui s’allongent, une meilleure lumière. Ils fumaient tranquillement des Lucky-Strike, ne buvaient que des grands whiskies comme des marques d’effronterie, accompagnés d’un grand café hautement aristocratique et colonial. A cette heure-ci, il n’y avait jamais personne. Pas un bruit hors les grands mots qui tranchaient leurs débats avec des reflets épurés et définitifs.

    Tournés vers la grande place, ils espéraient le surgissement d’une couleur qui aille au monde… une densité palpable… le baroque d’une aube à l’épaisseur d’un tissu riche et cramoisi.

  • Se nourrir d'une ardeur déchirante

     

    Terra ignota ardeur dechirante

    Il faut toujours une grâce à la souffrance. Se nourrir d'une ardeur déchirante est l’une de ces bénédictions!

     

  • Fauves insensibles aux promesses

    Terra ignota fauves insensibles 2

     

    Nous constituons peu à peu un héritage de la revanche que nos enfants viendront réclamer ! Leurs désirs insatiables de joie outrepasseront l’immense plaine des mélancolies contemporaines. Ils seront les prochains géants des grands vents, des tempêtes. Ni charognards, ni prédateurs… fauves insensibles aux promesses

  • La possibilité radicale d'une joie violente

    Carte de voeux 2019

    Et pourquoi, au plus noir du désespoir de ce monde à la dérive, ne pas envisager la possibilité radicale d’une nouvelle joie violente, sans compromission ?

     

  • Je vais aller accueillir la nuit

    Terra ignota les eaux claires des mythes grecs

     

    Je vais aller accueillir la nuit avec des offrandes : une musique révoltée et un alcool fort. Alors, je me replongerai dans l’Iliade et l’Odyssée pour me laver des souillures contemporaines aux grandes eaux claires des mythes grecs. Il y a des dieux à ne pas fâcher.

     

     

     

  • Né sauvage !

    Terra ignota hache logo

    Quand on a la chance d’être né sauvage, indompté, il faut se battre comme une brute pour le rester.

     

  • Banquette 612

    Terra ignota photo tomislav grzunov

    Ai croisé un jeune d'aujourd'hui : dépeigné de plusieurs jours, avachi des paupières, les chairs déjà molles, sérieux, le nez mal planté, le menton fuyait là où le sourcil avançait planté sur une arcade sombre. Large bouche, dents espacées, lèvres colériques et bleues, aucune harmonie ne venait lier chacun des traits. Un pilier du genre ! Enfoncé dans une nonchalante affligeante, il ne faisait manifestement aucun effort pour tenir une posture. Ses formes épousaient exactement l'air du temps et le fauteuil pullman 612 du navire de traversée vers la Corse. Il dévisageait chaque passager, essayant de trouver chez eux quelques points communs qui pourraient l'ancrer dans l'espèce humaine. Las, il s'exhiba avec un magazine faisant l’apologie du spécisme.

    Je glissais ma main dans mon vieux sac bergam, pris un papier bristol et rapidement je griffonnais " On ne tombera qu'après avoir osé de grandes choses". En toute discrétion, je fis pousser la missive vers le passager 612, par le biais d’un personnel de salle. A la lecture de l‘aphorisme de Sénèque, le jeune balaya la salle, l’œil enfiévré. Il s’était relevé, le torse bombé, le menton fièrement dressé, la mâchoire serrée. Je venais de lui offrir quelques promesses viriles de cicatrices d’homme. Je pris une rasade de rhum de ma fiole et me tournais vers le grand espace marin. 

     

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  • Nous sommes les fauves escortant les vents violents

    Terra ignota les aventuriers 1

     

    Notre multitude n'est encombrée de rien ! Elle se prépare au pire. Elle avance, la faim au ventre... une faim d'aventure, de révolte, de grondement. Nous sommes les fauves maigres escortant les vents violents.

  • Ne jamais se renier.

    Terra ignota nature vs urbain

     

    Le mode d’agglomération de l’humain, c’est la ville. Là, l’homme se recroqueville, se ratatine, se rassemble, se centralise, s’unit, s’agglomère en une chose qu’on appelle la société moderne. J’en fais mon champ de bataille.

     

  • Il plane une odeur de cendre

    Terra ignota barricade

    Quitte à avoir des adversaires, je les préfère exagérément forts. C’est toujours beaucoup plus intéressant quand on exagère. Le courage doit être le même des deux côtés de l’orage. Ce n’est plus le cas. De l’autre côté, le monde s’ennuie, vacille et se réduit. Ils viennent à tout détruire à mesure qu’ils avancent dans leur détestation d’eux-mêmes. Alors, débout sur l’édifice merveilleux de la barricade, je mesure, sans indulgence, l’extrême misère de l’homme et de sa femme anéantie. Il plane une odeur de cendre. Et je méprise cet instant subtil et éphémère, lorsque le monde bascule, lorsque l’homme ressemble monstrueusement à l’homme.

     

  • Une guerre contre vous qui mourez trop lentement !

     

    Terra ignota guerre 1

    Une guerre contre vous qui mourez trop lentement. Une guerre en compagnie d’amis ensevelis. Une guerre contre tous ces nouveaux mots inutiles qui encombrent nos rues et vos gorges ingrates. Une guerre qui viendra accaparer les grandes parcelles de nos espoirs avec des mots qui ont de la mâchoire. Une guerre accompagnée de certitudes simples et dures comme des cris. Il y a encore de la grandeur à servir aux avant-gardes du monde qui commence au bord du siècle…

     

  • Difficile de dénoncer le vice

    Terra ignota denoncer le vice

     

    Difficile de dénoncer le vice après avoir déconstruit toutes les valeurs.

     

     

  • Ce sang qui rampe dans leurs veines

    Terra ignota ce sang qui rampe dans leurs veines

    Matthieu regardait se dérouler le générique d’une série film-documentaire. Un autoportrait de la société en plusieurs épisodes.  Quelques bouts de chaos d’une génération, sa distance glaçante, son rejet de la société qu’elle souhaite voir disparaitre sans jamais oser aller jusqu'à une fin forcément tragique. Il retrouvait fidèlement ces personnages au bas de chez lui - grands bourgeois, fils des cités -  tous révoltés, mal à l’aise dans les codes inconfortables d’antihéros faibles et geignards immergés jusqu’au cou dans une société qui courbe l’échine. Aucun citoyen n’est sympathique, ils sont tous d’une fantastique humanité contemporaine. La vraie vie des derniers européens, sans anecdote qui distrait, sans suspense. Ils sont là, agglutinés dans un habitat bon marché, vite construit de Patras à Malmö, en passant par Scampia ou Montfermeil, pour accueillir des migrants qui attendent là des heures entières. Plantés. Poussant sur le terreau d'une société sans idéal, corrompue, désabusée. Les clans sont désintégrés, les familles exsangues, les personnages principaux de cette réalité sont maltraités. Ils sont l’exacte représentation d'individus qui ne sont jamais maîtres de leur destin. 

    Tous ces hommes inachevés, proies faciles, avec leur sang même qui rampe dans leurs veines, Matthieu ne les supportait plus. Ou plus exactement, il ne supportait plus leur abandon, leur désertion. Il avait envie d'introduire de périlleuses figures romanesques dans leurs globules, une volonté de confrontation aventureuse en injection musculaire, et de leur souffler comme un vent de charge de barbares en guise d’oxygène. Qu’ils regardent enfin vers le haut, qu’ils portent fier et cessent de se retrancher derrière leurs fausses vicissitudes de vie soumise. Qu’ils se reconsolident dans leur sobriété redoutable après le déchirement de leurs cuirasses sous les attaques de la rouille corrosive du continuum d’adéquation à l’air du temps. Il n’y aura pas de grande aube sans reconquête de soi, dans le détail de la maille des valeurs.

     

  • Elégance & violence 2018

     

    Terra ignota carte de voeux 2018

    Entame d’un nouveau quart, dans la fraternité des ruines, à la recherche d’un certain espoir avec son quelque chose de buté et de grand soir. Avec nos meilleurs voeux 2018 !

     

  • Opéra pour violon et trinitrotoluène

    Terra ignota opera pour violon et trinitrotoluene

    L'argent, la jeunesse, la vulgarité, le vert, le rouge, le brun ont échoués Que reste-t-il ? Se raser de frais pour un sacré baroud aux confins du monde civilisé. Entre deux guerres sanglantes, écouter Mascagni en se saoulant au Romanée-Conti. Prier la nuit tombée, au pied d'une chapelle abandonnée sur un causse battu par les vents. Boire encore sur le vieux zinc d’un pub de marins bretons aux poings lourds. Allumer des feux. Lancer en chœur des cocktails molotov sur le Panthéon pour faire chier les bourgeois bohêmes et desserrer les mailles qui nous condamnent. Passer la nuit blanche à la plume et au vieux rhum. Repartir dans le jour livrer un combat, encore.

     

  • Epouser une grande cause

    Barricade 2 copie

    S’il m’arrive parfois d’aimer le corps de certaines villes, leur âme, elle, me répugne toujours. Il faut savoir trousser un compliment comme on le fait d’une jupe, sans se perdre, pour ensuite épouser une grande cause.

  • Acclamés ou damnés, qu’importe !

    Terra ignota dans un grand eclat de rire

    Acclamés ou damnés, qu’importe ! Nous entraînerons le monde dans les flammes, dans un grand éclat de rire.

     

     

     

  • Où passer sa jeunesse, s’il n’y a plus de combat perdu ?

    Terra ignota une epoque ou se perdre

    La révolution : elle n’existe pas, la garce. Et cette absence absolue d’illusion ne me satisfaisait pas, moi qui voulais m’arrêter au bord d’une époque profonde où me compromettre, m’abandonner ou bien me perdre.

     

    NB : Ecrire une lettre de reniement à ma génération !

     

  • Invulnérable

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    Je suis persuadé que ce qu’il manque chez mes contemporains, c’est une once de virilité. Quelque chose qui n’est pas superficiel, déviance, complaisance, désespoir. Je ne dis pas être soudard, je dis être viril, rude, âpre, invulnérable.

     

  • C'est l'été partout !

    Terra ignota filles mal elevees sur la plage

    C’est l’été partout ! Du bruit incessant des abeilles, aux seins nus sur la plage. Proust disait "Le monde moderne n’est pas le dernier salon de l’auto, mais un groupe de jeunes filles mal élevées sur la plage".

     

     

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  • Le muscle ou le gras

    Terra ignota le muscle ou le gras

    Le politique a toujours eu un problème avec le muscle, lui préférant les corps gras dans une société d'obèses.

     

     

  • Dans le grand jardin

    Charge russe

    Dans l’antichambre de la vie, le savoir tient salon avec la sagesse et la tolérance dans une longue conversation ennuyeuse. Dans le grand jardin, la passion s’enivre avec l’amitié, le courage et la joie, dans des enfantillages tellement plus amusants.

     

  • Scoop

    Presse scandale

     

    De la frénésie du monde jaillit l’actualité. De ce grouillement fécond de pleurs et d’exultation les commis de l’information ne savent qu’en extraire une rumeur hideuse. Au siècle vingt le journalisme s’est éteint !

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  • Détestons !

    Terra ignota detestons

     

    Détestons puisque c'est la mode semble-t-il. Il ne sera pas dit que je ne fais aucun effort pour être de mon siècle !

     

     

  • Rendez-vous place des martyrs !

    Ce qu’il faut, c’est un mort ! un beau mort avec un millier de vers grouillants. On sous-estime toujours la propension du peuple à se bouger pour un beau mort, un martyr ; à réinventer un monde avec des saints à venger dans le sang, avec des héros à clamer dans la guerre.

  • Après-midi d’avant-guerre

    Terra ignota moment

    C'est une fin d'après-midi d’avant-guerre, le soleil tombe lentement derrière la ligne de crête, le froid avance à la même vitesse que l’ombre dans un ciel imparfait, entre nuages et brumes.Tout glisse vers la pâle couleur du crépuscule. Le gouvernement s’éteint dans la léthargie d’une fin de règne, les bêtes s’enterrent, le monde se contracte et crisse comme la glace du lac Baïkal lorsque de grandes fissures apparaissent. Les tendresses emportées et les douleurs héroïques se regardent dans les flammes des feux de cheminée, dont les braises resteront comme l’ultime preuve du scandale de nos singulières désillusions. Rien ne parle des prémices de la guerre comme ces moments-là.

     

  • Il nous faut une musique !!!

    Terra ignota il nous faut de la musique

    Il nous faut une musique pour exprimer notre révolte !

     

  • La mode est décidément partout impitoyable.

    Terra ignota la mode sera triste

    L’arrivée décomplexée du vocabulaire post lutte des classes, muzz, négre, youpin, blanc, mis en valeur par le préfixe « sale », relègue le prolo et le bourge à des concepts trop datés, plus assez tendance. La mode est décidément partout impitoyable. On devine déjà qu’elle ne sera plus insouciante, en minijupe, carré de soie et lunettes noires. On remarquera également, dans cette nouvelle approche de la lutte des communautés, l’absence étrange des jaunes et des rouges ; ce qui devrait alimenter certaines thèses complotistes et rendre triste le prêt-à-porter printanier.

     

  • Car l'heure de leur absolu, de leurs grands cris de rage, a sonné

    Il grimpa dans son land-rover 90TD blanc débâché, posa la M40 sur la plage avant, juste à côté de l’icône et prit la route. Quelques heures plus tard, il dévala le chemin vers la mer, dans la poussière d’été de son enfance. La musique de The Decline! fut interrompue par le crépitement du Motorola. Dans une langue codée de moments tactiques et de munitions, un homme parla d’embuscade et de coup de main. Il avança sur le petit chemin qui mène au cœur de la garrigue. Descendu du 4X4, il retourna aux abords de la route. Il se posta.

    Dans le village, on l’appelait Monsieur Claude. Un nom de tenancier de bordel. C’était un sanguin, rouge sang de bœuf, un homme gras aux allures de dandy affaissé, la gorge tapissée par les alcools forts, qui organisait des « fêtes » avec des filles, à deux pas de La Jonquera, de l’autre côté de la frontière Espagnole. Sa femme, née à Malaga d’une mère ashkénaze venant de Hongrie, et d’un père Ethiopien, se promenait toujours avec un flacon d’eau de Cologne pour désinfecter les bidets. Monsieur Claude, lui, préférait le whisky, et le sang neuf des jeunes filles. « Ca fabrique des cirrhoses parfumées », disait-il. Jamais monsieur Claude n’aurait pu vivre dans le dénuement. Né dans un hôtel-restaurant sur la frontière espagnole, d’une mère prostituée et d’un père fantasque, il avait fait ses études dans la rue avant de devenir maquereau, puis big boss de la traite de jeunes garçons vers le Moyen Orient. Il jouit désormais du luxe absolu : un hôtel particulier de 600 m2, avec patio et terrasses, situé au pied du Mont Canigou, à l'Ille sur Têt ; et une grande maison d’allure familiale sur la Côte d’Azur, entourée de rosiers, de servantes et de dorures. Les hommes politiques viennent se prosterner devant ses millions et profitent des miettes de jeunes éphèbes que monsieur Claude glisse dans leur lit après les journées de chasse qu’il organise à leur profit.

    Assis sur ses talons depuis 15 minutes, il regardait sa montre G-SHOCK, il était bientôt midi. Dans l’odeur épicée du maquis, le bruit du grésillement d'une cigarette lui manquait. Il regardait la route qui montait en lacet vers sa position. Monsieur Claude y passait chaque mercredi, en fin de matinée, pour se rendre dans la vieille chapelle d’Hermitage où il croyait que Dieu l’entendait et surtout lui pardonnait tout, après ses quelques minutes de génuflexions théâtrales. C’était son chemin de croix, fait au volant d’une Jaguar, agrémenté de quinze arrêts qu’il faisait en chemin pour : « relever les compteurs jusqu’à ma résurrection financière » aimait-il plaisanter. Monsieur Claude avait le blasphème facile comme tous les truands sanctifiés bourgeois. Il riait alors, comme il l’avait travaillé devant la glace, toutes dents dehors, avec la lèvre retroussée sur la gencive supérieure.

    Ce n’était pas Monsieur Claude que Matthieu détestait, c’était l’idée moderne qu’il représentait. Et à l’heure qui devait marquer le grand retour des héros granitiques et des belles de jadis, il avait choisi d’envoyer symboliquement du 7.62 dans le buste du confort moderne représenté par Monsieur Claude.

    La Jaguar XF Pure arriva en contrebas, Monsieur Claude tapota sur la boiserie du tableau de bord en écoutant Live Your Life de Rihanna … Il arma son M40 A3… distance 850 mètres… tira une seule munition. I'm the opposite of moderate cria la chanteuse … timing parfait ! L’écho compta trois répétitions avant que la voiture ne pénètre dans un roncier pour y disparaitre. Matthieu resta sur place jusqu’à ce que le bruit de fond de la nature vienne exorciser le silence.

    Ils étaient ainsi une centaine, approchés pour leur absolu, leurs grands cris de rage, le feu grandiose qu'ils allumaient partout, et leur apparence de prophète. Les passions politiques sont des rumeurs, alors ils avaient choisi d’agir… sans expliquer. Ils avaient choisi la grande saignée cosmique à la Roger Gilbert-Lecomte. L’heure a sonné. Une cible par personne, c’est le premier pas : politiques, maquereaux, banquiers, communautaristes, journalistes, pédérastes, clandés, militants, avocats, juges… ils commençaient par le plus sale.

     

  • Nous cracherons notre fumée à la face de la lune

    Terra ignota le monde en notre pouvoir 1

    Une fois que nous aurons le monde en main, dans un vague geste de pouvoir, de vanité et d’irrespect, nous cracherons notre fumée à la face de la lune et ferons brûler le jour.

     

  • Nous traversons le temps de la grande ignorance

    Terra ignota sans issue

    Nous traversons le temps de la grande ignorance des liturgies, de la grande nostalgie des cérémonials, de la grande impuissance des dogmes. Nous n’avons plus ni jour, ni nuit. Seuls le soleil et les orages, et des mots hallucinés, vociférants avec une force à couper le souffle, trouveront un chemin.

     

  • Je rêve d’un monde où l’on se tait

    Terra ignota un monde de silence

    Je rêve d’un monde où l’on se tait, où tout est secret, un monde de devins, de pianistes et de chats.

     

  • Ecrire par temps d'effondrement

    Terra ignota ecrire en pleine decadence

    Je n'aime pas cette contrainte : écrire par temps d'effondrement civilisationnel. J'aurais aimé écrire dans la plénitude. Ecrire d'une langue joyeuse dans la plénitude de la civilisation.

     

  • L'homme sauvage

    C’est un grand costaud aux jambes solides,

    Aux longs bras qui signalent une origine paysanne

    Avec les stigmates hérités d’un long rapprochement avec la terre.

    Le visage est celui d’un destin dramatique aux dévotions cannibales

    Et pourtant

    Il a des yeux dilatés d'innocence, des yeux d’enfant, des yeux bleus, nordiques

    Il est beau, très beau dans l'éphémère

    A se repaître de l'air

    A ne salir sa peau blanche que de terre fertile

    Et pourtant

    Son âme ne lui laissera aucun répit jusqu’à ce qu'il sombre.

    Avec cette peur animale qui est étrangère à la peur de la mort ou même de la souffrance

     

  • On s'en fout !

    Terra ignota religion impose ta foi

    On s'en fout de croire en Dieu, puisqu'il qu'il existe !

     

     

     

  • Ce fichu désert culturel - Postmodernité

    femme-hedonisme.jpgL’hédonisme postmoderne ! Oh pas celui d’Aristote, ou d’Epicure ! Non ! Celui de l’apparence, du règne sans partage de l’image, de l’exhibitionnisme de l’intimité, des déviants encensés, des collectifs aux intérêts miniaturisés ou de la télévision. Voilà ce qu’on propose comme culture ? La postmodernité … cette fabrique d’écervelés ! Sans pensée,  pas de préliminaire, pas d’après, comme des bêtes cette recherche du coït immédiat. Cette chose immonde, gluante ou tout est culturel, où tout se vaut, n’importe quoi est culture : le sexe, le loto, les gadgets, la publicité, la mode, le maquillage, les colonnes de Buren, le piercing, les jeux vidéo … M’intéresse pas ce structuralisme ethnologique élevant les pissotières de Duchamp au rang de forme différente de la culture. Il n'y a plus ni vérité, ni mensonge, ni stéréotypes, ni invention, ni beauté ni laideur, mais une palette sèche, neutre, étriquée et épuisée. Faudra m’expulser toutes ces couilles molles et leurs égéries dans un désert quelconque voir quelle civilisation ils sont capables de commettre après avoir tué le père. Nous, on pourra de nouveau cultiver notre lopin de tradition avec  des coups de folie qu’on nomme modernité.

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  • Rendez-vous sous les pluies de septembre

    Debranchez

    06h47 ON BOUGE - STOP - NE RESTEZ PAS PAS CONNECTES - STOP - RENDEZ-VOUS SOUS LES PLUIES DE SEPTEMBRE.

    SIGNE -  TI

     

  • Le vent tourne

    Terra ignota le vent tourne

    J’ai fait mes humilités, victime tolérante que j’étais devenu, prêt à jeter ma vérité, mon âme, pour les yeux soumis de mon époque. Puis, hanté par le souvenir de mes rêves, j’ai relevé ma guenille et j’ai fait un étendard de mes exigences où la seule raison ne commande plus qu’un seul acte : cap dans la bataille.

     

  • La modernité y coulait son râle

    Terra ignota la profondeur de la foret 1

     

    Il avait un regard étrange, taché de guerres avec un sourcil comme une plume qui gardait la trace d’une ancienne douceur dont il ne détenait plus aucune preuve. Une cicatrice abimait sa joue. Il avait le parfum des cigarettes, des décisions rapides et la persistance de [la forêt], comme un leitmotiv d’aventure. Derrière la vitre, derrière le filtre opaque de la pluie, il avait senti assez de forêts pour briser une tempête. Il avait attendu là, dans le silence du café qui passe lentement. Les fumerolles de la tasse, la lueur d’un soleil ocre de fin de journée, semblaient uniquement là pour adoucir l’agressivité toute militaire de son arrogante virilité. Il était resté ainsi jusqu’au cri du milan, vers 17h.

    Dans une économie de paroles et de gestes, encombré d’une sorte de solitude un peu fatiguée - celle des moines, des taulards et des soldats en embuscade - il quitta la salle qui sentait la cantine chronométrée des lycées militaires. Il dit au revoir au patron du bar, comme ça, comme un adieu. Il disait toujours au revoir de cette manière polie, distante. A tout prendre cela ressemblait à de la gentillesse pour qui n’y prêtait pas attention. Une fille lui lança un regard effronté qui se voulait une invitation au voyage. « Ongles noirs et cheveu gras, la voilà la bohème », pensa-t-il. Dehors il se mit droit, face au vent, comme sous le feu, sanglé de courage, les pensées striées de blessures.

    Il s’enfonça sur une piste embrumée qui suivait le torrent glacial, la modernité y coulait son râle, lui son espérance de renaissance.

     

     

  • Quel Dieu est disponible ?

    Terra ignota quels nouveaux dieux

     

    La terrible maturité mélancolique des orphelins aboutit toujours à la quête du père. Et tant qu’à faire, ces enfants livrés trop longtemps aux vacances, veulent un père viril, exigeant et valeureux. Tout cela se lit à nu dans l’aplomb provocant de la grondante génération d’aujourd’hui. Évidemment, l’Histoire seule offre un père, et nous connaissons par cœur et sang tous les pères en stock ; on s’est tellement employé à les castrer au cours de ces dernières décennies. Désabusés, les rejetons chercheront un Dieu. Ce qui importe maintenant, c’est de savoir quel Dieu est disponible.

     

  • Le camp des barbares

    Terra ignota se sentir barbare

    Un livre à la main en zone contemporaine… se sentir étrangement, non plus suranné, mais barbare.

     

     

  • Vouloir la pleine mer et vivre dans les brisants…

    Terra ignota vivre dans les brisants

    Vouloir la pleine mer et vivre dans les brisants…

     

  • La vie a cessé d’être un saut périlleux.

    Terra ignota epouiller le monde

    La vie a cessé d’être un saut périlleux. On ne fait plus que des sauts de poux ; et je crois qu’il faut épouiller le monde pour lui donner fière allure et avoir un tête à tête avec lui.

     

  • A quoi pensais tu ?

    Terra ignota je pense a la mer2

    A quoi pensais-tu étant jeune ?

    -           A demain.

    A quoi penses-tu maintenant ?

    -           A la mer !

     

  • Sécession pour l'exemple

     

    Terra ignota sans aristocratie

    Je suis las de vivre dans un pays sans aristocratie.

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  • Toute révolution doit être esthétique

    Terra ignota grandeur et decadence 3

    Toute grande démarche doit contenir une part intransigeante d’esthétique. On ne fait pas la révolution en bermuda et en tongs.

     

  • 20XVI : l’heure des destructions profitables.

    Terra ignota xvi

    2016. Apprendre l’allemand ; apprendre à danser, parce que ça me rend heureux ; continuer à faire le tour de soi-même. Tout explorer, tout vivre, tout perdre aussi. XVI. La maison-Dieu, l’heure des destructions profitables. Faire peau-neuve.  Épurer le superflu, tailler à la hache ce qui est inutile à la poursuite de l’aventure. Se confectionner un kit de survie et s’enfuir se réfugier dans l’ombre, là où tout est permis et où le silence règne. La maison-Dieu précède l’étoile : des foudres divines naitront les prémices de l’Illumination. Être prêt.

     

     

  • Qu'importe si vous avez peur !

    Terra ignota moins sage

    Je me fous du sang froid, le mien est bourré de nitroglycérine. Je me fous du sang bleu, le mien est pimenté. Je me fous du sang noir, le mien est blanc éclatant. Je me fous de mon sang répandu, il va vous submerger.

     

  • Orgueilleux, je me voyais du siècle des barons

    Terra ignota Charger !

    Orgueilleux, je me voyais du siècle des barons, des brigands et des explorateurs, du siècle fort. Je rêvais d’espaces vierges à conquérir monté sur des purs sangs. Je chargeais aux côtés d’émérites autant que vertueux bagarreurs. Je ne voulais que d’étranges mots rugueux qui démolissent et des sabres qui tranchent sans autres pensées que celles de vaincre et bâtir. Je n'étais aucunement  prédestiné pour cette époque molle, fade, manquant de virilité et d'ardeur. Je n’étais pas prévu  sous cet angle où les inutiles guerres horizontales servent à éviter les saines révoltes verticales. Je n’ai rien à faire dans cette époque où l’on ne pense qu’à défaire. Je ne cautionne donc ni les soubresauts ridicules ni les idées vagues défendues par le monde ces derniers temps. Je vous demande d’ailleurs de prendre connaissance de mon message à la communauté internationale : je déclare officiellement mon indépendance. Et voyez mon orgueil comme étant la raisonnable récompense du maintien de ma dignité. Cette décision prend effet aujourd’hui à minuit.

     

  • La vie n’aura pas à rougir de moi

    Terra ignota il termina sa cigarette

     

    Le taxi éventre la nuit. Une femme en surgit, brune incandescente, caligulesque, à la vulgarité rayonnante, prête à flirter avec le mal. Le mascara coule de ses yeux noirs et se mélange à la pluie. Le visage trafiqué comme un selfie sur instagram, des talons trop hauts, une jupe trop courte, elle annonce sans pudeur ses heures de fitness et ses hiéroglyphes tatoués au bas d’un dos bronzé. Il croise son regard triste comme une sonate inachevée. "Le regard des plus belles femmes est en ré mineur" pensa-t-il en allumant une cigarette. Lui trimbale la nuit entière dans sa pupille. Seul un éclat esseulé parait être en exil dans la rétine, au centre de toute cette ombre, comme un démenti du noir. Il examine furtivement son propre reflet dans une vitrine conciliante. Certains traits ébauchés sous les soleils ardents se creusent maintenant distinctement sur son visage.

    Au bout de l’impasse, la porte du bar est gardée par un chien de Fo sculpté dans la salle de boxe du quartier. A chaque nouveau client, elle s’entr'ouvre à peine et laisse sortir une musique puissante qui coupe la parole à la nuit. La femme s’y engouffre. Il entre à son tour après avoir terminé tranquillement sa cigarette.

    Juste en dessous de la musique, il trouve la parole, lourde, crachée, envahissante, grasse, de la foule amalgamée en contrebas. Une dizaine de marches le sépare de la marée dont le flux laisse s’échouer quelques hommes saouls sur les escaliers et le reflux dégage une essence faite d’excès de testostérone, d’odeurs rances de bière et de mauvaise virilité mêlée aux parfums féminins qui ne cachent plus l’aigreur suri des aisselles. Le bouge est tellement underground qu’il avait failli ne pas le trouver malgré les indications fournies par ces trentenaires à qui il avait demandé une bonne adresse pour passer la soirée dans cette ville qu’il ne connaissait plus. «Allez au Rezisto, à cette heure-ci il n’y a plus de terrasse, mais le sous-sol est très revendiqué ! ».  Il regarde maintenant le fond de la salle où trois Gudrun dansent presque nues devant un troupeau de taureaux menaçants afin de les subjuguer, telles des sorcières. Dans l’ombre, les expulsées attendent la fin du rituel, étudiant leur possibilité d’être reprises par les hommes en transe. Sous l’éclairage rouge du bar, posé sur le zinc, dos au mur, le buste de Staline a remplacé, depuis 1992, celui d’une Maryline warholienne. "Un don anonyme" dit le patron, content de l’aspect décalé de cette décoration. Une femme laisse glisser son haut en acrylique noir, monte sur le zing et offre symboliquement l’humiliante vulgarité de l’opulence du nouveau monde à ce salaud de Iossif Vissarionovitch Djougachvili dit Joseph Staline. Il règne une ambiance de noyade, de suicide et de reniement extatique. Toute eau profonde est froide, et la noirceur de cette profondeur n’a rien à voir avec la nuit indocile ou le goût de vivre.

    Il tourna le dos à ces illusions, négligea le charnier des regards entravés qui tentaient désespérément de se fixer sur ses yeux fauves. Sans n’avoir rien consommé, il remonta l’escalier. Dehors, il aspira une grande bouffée d’air, prit un pas lent pour se diriger vers son 4x4.  Il alluma le Motorola, régla la fréquence au-dessus des canaux réglementaires et dit d’une voix assurée : "carte blanche à l'insurrection". L’aube urbaine terminait de corrompre la nuit. Il monta dans le véhicule maculé de boue. "La vie n’aura pas à rougir de moi" pensa-t-il en quittant les lieux.

     

  • Case 314 : Testament du siècle

    Terra ignota case 314

    Le futur :

    - Case 314 ?

    Le siècle :

    - En guise de testament, vous y trouverez quelques photographies. Chacune d’elles raconte un ennui charnel, une détresse à payer, une vie trop longue à assumer.

     

  • Nous étions de jeunes gens de grand chemin

    Terra ignota instruction pour la guerre civile 1

    Nous étions de jeunes gens de grand chemin, indociles, aux aguets, fascinés, à l’appétit sans scrupule. Nous fréquentions le dehors buissonnier pour modeler des chemins sans nous porter garant de rien. C’était l’heure de sortir de soi avec avidité. Nous avons côtoyé les saccages, l’effraction, les camps-volants, les maraudes, l’absolutisme, les assauts, les nuits au bivouac, les escales repues, l’amour d’une femme et le goût de voir nos fils grandir. Aucune veille ne nous a épuisés, rien n’est venu rétrécir nos aspirations, aucun alibi n’est venu nous excuser faussement d’une désertion quelconque, aucune valeur n’a été répudiée. Nous avons été de beaux combattants de première ligne, sans scrupule inutile, le poing sans mesure, le cœur grandiose.

    Nous sommes là, maintenant affichant solidement notre vigueur de condottières aguerris. Debout, sans jamais avoir abdiqué malgré nos excès en tout. Nous sommes là, à voir nos vies mêlées à cette génération qui galvaude les mots qui ont mené l’assaut à nos côtés, qui démantèle les redoutables figures de proue de nos navires, qui dément nos enfants, dénature nos femmes, efface ce que la vie a de plus subtil, de plus fragile, de plus élégant, de plus racé. Ils ne sont pas la génération future mais celle  qui a grandi à nos côtés. Ce n’est pas un procès de la dernière jeunesse, c’est celui de notre génération.

    Nous avons vu les fumées des bastions défaits, les danses nouvelles où les pitres remplacent les prêtres, la dérive de ces continents que sont les normes et les valeurs, l’ensemencement scientifique de tout : maïs, femmes, génisses, sans distinction. Nous avons tenté de trouver un sens à tout cela, même contraire, ou une illusion de sens ; mais il n’y a rien. Alors nous avons cherché la confrontation, le défi, la guerre, pour mener le combat contre cette nuée évanescente, instable. Nous n’avons discerné aucun adversaire solide et il n’y a aucun idéal, hors une infâme vigilance présomptueuse pour mener en toute quiétude une quête éperdue d’un chaos nihiliste plié à leur mesure. Aucun levain, aucun espoir hors celui de trouver l’or dans les brèches, l’illusion d’avoir brisé tous les modèles, d’avoir modelé la nature, la nature de l’homme ; d’être libre parce que dépossédé de tout, même de soi… pour ne voir que son propre reflet stérile, androgyne, chimérique, magnifié dans l’inexistence et le reniement des différences. Alors « on » (ce maudit « on » qui se veut captif)  s’éclaircit l’anus à coup de laser, on se rabote le gras, on se fait des faux-culs, on se modèlise les pectoraux et les seins. On s’expose, se renifle le derrière, on mange du quinoa-Monsanto, on regarde la même télévision, on écoute la même musique, on exige le même salaire, les mêmes vacances, les mêmes enfants pondus par des femmes-marchandises exotiques. La génération en place rêve de prothèse, de calibrage, de clonage allant du même au même… la génération en place rêve d’élevage en batterie…

    Le démenti encore pubère viendra de nos enfants qui remuent les couteaux dans le repliement des feux que l’on a préservés. Nous leur apprenons la forge, le feu et la guerre.

  • J’affûte quelques arguments indiscutables

    Terra ignota affuter mes arguments

    Durant l’été j’affûte quelques arguments indiscutables pour défendre un mode de vie exigeant qui dit merde aux théories pour ne laisser place qu’à l’action et à la poésie. Je vis au bord du monde, les pieds dans l'eau. J'aime les tamaris, le granit, le temps paisible. Puis, à la saison des ciels de tempête qui arriveront à la fin des longs jours d’été, au crépuscule de l’hiver, je serai prêt.

  • Le Zapoï journalisme, une sorte de Gonzo journalisme écrit par un européen décomplexé

    Terra ignota zapi journaliste

    Je voudrais voir émerger une écriture différente que je nommerais bien volontiers le Zapoï journalisme. Une sorte de Gonzo journalisme écrit à la première personne du singulier, par un européen décomplexé qui prendrait le risque insensé de l'introspection au fil de ses dérives de Brest à Vladivostok en passant par Berlin et les vieilles terres romaines et grecques. Un journalisme de damné, sans soutien, étranger à toute capitulation, lucide, exposé à la subjectivité de l'immersion nostalgique dans la vodka et la franchise. Un reportage sans concession, impudique, dans les plaies non cautérisées de l’occident… sans repentance, sans exigence, sans indignation, défait de toutes les culpabilités, inconscient de tous les diktats consensuels. Un journalisme qui dépasserait le drame intimiste et qui serait un véritable appel à l’aventure intellectuelle non prédéfinie.

  • La mère, la camionneuse et le psychanalyste

    Terra ignota tag ntm oedipe

    De la trouvaille perverse de la paternité maudite par Œdipe, au dogme d’une maternité indépendantiste qui sera vomie par Electre, nous avons essuyé tous les desseins crasseux  des psychnocrates de la famille, subi tous les caprices du planning familial, accusé toutes les bassesses de la politique dite du progrès… Nous sommes passés de la permanence du bûcher à l'industrialisation de la procréation où la réalité du féminisme serait une camionneuse mère-fille en topless qui se tape des éphèbes dévirilisés dans les toilettes des motels de banlieue…

    Il est entendu que la «  mère » est cette beauté naturelle qui ne convient pas à cette laideur-là…  Je voulais juste témoigner de l’existence de mères instinctives, héroïnes sulfureuses, rebelles, méditerranéennes et fougueuses. Je fête cette vraie représentation de la femme unique, divine, sensuelle, maternelle, aristocratique et fière.

  • L'Homme actuel est inacceptable.

    Terra ignota rhum et revolution

    L'Homme actuel est inacceptable. Il lui faut retrouver l'audace d’une intolérance décomplexée. Lui dire que dans un ordre ancien et effondré, il était empereur, fumeur d’opium, trafiquant d’armes, ivre, flamboyant, cultivé, couvert de femmes, que l'aube hirsute et débraillée lui appartenait tout comme la nuit. Que sa conversion à l’actualité, à une modernité, calée entre le quinoa et la culture geek, ne peut-être sa seule ambition pour affronter la callosité des jours. Toutes les époques poussent à l’arrogance, celle-ci également. Il faut s’en convaincre, prendre de court l’immédiateté, quitter l’illusion pour une vie qui arrache les tripes et le cœur…  

  • Quand je serai saoul, je ferai une confession générale…

    Terra ignota devant le bar

    On aimerait parfois prolonger ce temps à boire des petits verres de mezcal dans un bouge en compagnie d'ignobles créatures. Etre ce gentilhomme de fortune collé à la poussière, à la sueur, au sel, aux basses besognes de l’alcool et des fièvres... Etre de nouveau cet homme face à une certaine tentation. On aimerait retrouver la buée collée sur les verres, les orages éclatants et lourds, la touffeur d'un été qui se prolonge… On aimerait retrouver ce temps de la quête, à la recherche d’un instinct, d’une femme ou d’une mer pour se sauver. On aimerait retrouver ce temps pour savourer de nouveau le goût de la victoire sur soi.

  • Soyons des vivants maudits, forts et joyeux.

    Terra ignota aux lames citoyens

    Tiède à vingt ans, c’est être froid à quarante. La tiédeur c’est la laideur de la mort précoce. Soyons des vivants maudits, forts et joyeux. Le réel mérite un effort, un élan, un combat. Pas de pitié pour les tièdes, pas d’indulgence pour les tristes, aucune amabilité portée à notre époque morte. Il faut inquiéter les prudents, et cela exige bien un peu de sang, de sueur et de larme. Il y a une palpitation, un appel de sens, un scintillement qui a besoin de nous. L’existence a besoin d’incandescence pour rester vivante longtemps Après, il sera trop tard ... La nuque tailladée par le soleil faisons la moisson d’excès… Aux lames citoyens… allons… fouillez bon sang… fouillez le sang.

     

  • Actualité : Je vais me débarrasser de ma tolérance

    Je vais me débarrasser de ma tolérance comme un animal ronge sa patte prise au piège. Qu'est-ce que la tolérance, sinon la compromission érigée en vertu, pire, comme une interdiction de la possibilité d'être soi, un reniement, un confinement, une mise en subordination systématique au collectif. Nous sommes eux et plus jamais soi... Notre tolérance est débauchée. Je crois qu'il faut se radicaliser. Nous n'avons rien d'autre pour la récupérer dans sa vraie définition. Il faut s'y mettre ! L'inertie est un mauvais chemin. Il faut répondre par le feu, en abondance, ébruiter les souffles de colère intransigeante. Le faire dès l'aube parce que l'aube impose un rituel qui rompt avec la nuit, avec l'accoutumance du noir des cauchemars. Toute aube est parfumée de violence, sinon il n'y a pas de soleil.

     

  • Seuls les titans fermeront les brèches

    Terra ignota seuls les titans fermeront les breches

    C’en est fini de toute vie intérieure, l’homme moderne n’est qu’extérieur, apparence, bronzage, pulsions mégalomaniaques, sourire peroxydé, babillage. L’espace entier est occupé par cet extérieur. Tout y collabore : la mode, la doxa, la parodie sociale du bonheur, la conviction de la nécessité de l’autre. Le vide de l’apparence a rang d’existence. Avec la télévision ce vide se répand. Avec les transports il va partout et de plus en plus vite. La vitesse, le vide… et, en suspension, des baudruches philosophico-gourouesques biographées officiellement, des baudruches politico-publicitaires stampelisées, des baudruches sectaro-laïcardes télégéniques qui, comme des bouées, marquent les points de contrôle obligatoire. Pour filer la métaphore marine, si d’aventure quelques consistances venaient à perturber la course en boucle, des balises de danger, aux couleurs angoissantes, seraient exposées à la vue de tous : attention risque de naufrage, d’ancrage, de ne plus être dans la course. La machine est faite pour mettre en déséquilibre, pour  prendre dans le flou de la vitesse, pour aspirer dans le vide du siphon. Elle satisfait une logique de la fuite.

    Peut-être existe-t-il encore quelques résistances. Je veux dire des pleins, des vies intérieures… forteresses solides, navires ancrés. Mais la vitesse, le vide gagnent du terrain… Les pleins ne forment plus un front de résistance… leur force est discontinue, éparpillée, fragilisée, inaudible, donnant cette impression relative d’être au ralenti. La digue rompt par blocs entiers. Seuls les titans fermeront les brèches. Ils les colmateront de leur mémoire séculaire, de leur goût de l’aventure, de leur différence, de leur transparence, de l’exigence, de la clarté, de leur intériorité, de tout ce ciment qui s’oppose au vide. Ils briseront la danse macabre, la ronde infinie, paroxystique, stérile, vaine pour reprendre la semence de la Terre, la marche en avant... 

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  • Debout poète, foutons un joyeux bordel

    Terra Ignota Tag debout poete foutons un joyeux bordel

    Quelle immense tromperie cette politique pratiquée par des hommes tronqués qui ont été incapables de prendre en compte leur propre jeunesse, et qui se proposent d'imaginer celle de leurs enfants. Mais les enfants n'en font qu'à leur tête, roulent à pleine vitesse dans les contre-allées, ont de grands rires décontractés, taillent la vie à grands coups d'insolences ciselées, vont trop vite pour s'embarrasser d'un déambulateur.

     

  • Asservis à la nécessité

     Terra ignota revolution ratee

     A l’ère du règne de l’utilitarisme, la culture semble avoir du mal à se justifier dans les milieux politiques subjugués par l’économie. La démocratie semble y trouver son compte à ne savoir proposer que des plaisirs faciles asservis à la nécessité. Ce n’est pas la révolution qui a eu raison de l’aristocratie spirituelle mais la motion moyenne.

  • Tabula Rasa

    Terra ignota tabula rasa

    Tabula Rasa, ultime barbare annonçant la civilisation mythique !

  • Je fais le pari de ne pas être seul…

     Gif whiskey 1

     

    Précieux et bavards, voilà ce que sont ces imbéciles qui attendent l’ultime combat solitaire, le moment tendu, le surgissement de l’aventure, pensant avec prétention y tenir le rôle de leur vie ; ce rôle qu’ils répètent indéfiniment dans leurs écrits sans danger, dans leurs songes confortables, dans leurs espoirs dénaturés. Cédant à cette grandeur labile et chimérique, ils s’interdisent le courage de la vie qu’ils dénoncent avec mépris. Malsaines petites ombres incapables de saigner, de cracher, de hurler, d’aimer, de jouir, de se brûler au feu qu’ils admirent tant de le voir agrandir leur reflet noir. Rien ne leur arrive finalement, ils meurent bourgeois, célibataires matzneviens, masturbateurs maladifs abonnés aux revues licencieuses, les yeux cernés de noir, le teint pâle et le bide flasque. Icônes piaculaires de ce qu’ils auront honnis toute leur chienne de vie. Ce cauchemar est la corruption d’une certaine jeunesse résignée, et assurément du plus grand nombre. Ah, ce nombre-là qui absorbe sournoisement cette jeunesse-là. Que de trahisons, de renoncements, de désertion il lui aura fallu pour préférer la noirceur flatteuse et infinie de l’utopie au rebours de l’exaltation folle et vertigineuse de la réalité. Que de rumeurs grandiloquentes il aura diffusé sur la vie pour imposer son succédané contemplatif, son ersatz. Envoyant ses disciples colporter l’idée que la vie n’est qu’une fraternité désespérée, morne, faite de couples disgracieux, de croyances douteuses et de valeurs punitives. Taillant, pour ses plus jeunes adeptes, des tuniques dans le même voile rouille qu’il appose sur la vie pour cacher la vérité.

     Ce sont d’abord les hommes qui s’armeront, par habitude séculaire, des femmes aussi car la guerre ne leur est plus épargnée. Ils sont ceux qui ont vu s’installer la folie, ceux à qui on ordonne de baisser les yeux devant les vices étalés, de tourner le dos à la famille, de s’agglutiner dans les villes, de se rassasier des médias, de bouffer la graisse, le pétrole, les couleuvres et les vers, de vendre leur ventre, de se couper les couilles, de dealer leurs enfants… Ils viendront ôter l’insidieuse rouille qui, comme une gangrène, un suc gastrique, entache la vie véritable, la ronge ; et ce sera la fin de l’avancée du désert, la fin du simulacre, la possibilité de faire comparaître les mirages, de les condamner à l’errance éternelle : ombres avachies parmi les ombres fausses et traîtres.

     Soudain alors, se dressera la vie. La matrice réelle, celle des printemps, celle du sang qui coule, rare, rouge, celle de la vigne, des serments baroques ni prince, ni nantis, des hommes rassasiés, des naissances, du soleil, de la bastide aux contreforts puissants, des femmes magnifiques, des forêts, des cicatrices, de la ténacité, du roc, de la dignité, des sacrifices, de l’honneur retrouvé, de la divinité… Peu de mots pour dire ces belles choses véritables dans lesquelles je m’affirme un point après l’autre ! Je fais le pari de ne pas être seul…

  • Proposez à leur âme de bonne volonté

    Terra ignota aventure et civilisation

    Tristes hommes qui sentent l'argent placé dans des fonds de pension et les parties de chasse du dimanche, qui ne rêvent plus à vingt ans de caps extrêmes, de causes perdues ou d’escales flottantes avec ses cargos aux pavillons exotiques, ses rades, ses promesses d’aventure...

    Proposez à leur âme de bonne volonté la paternité symbolique d’un Dieu qui fonde l'égalité des frères, des fusils, des chants au tempo véloce, une terre en friche, des femmes exigeantes, qu’ils rayonnent enfin de tourment et de volonté. Que leur itinéraire n’obéisse plus à l’arbitraire de la fuite mais à la cohérence de la quête… alors, nous bâtirons une civilisation !

  • Brûler le Palais

    Terra ignota bruler le palais reconstruire la bastide

    Brûler le Palais, reconstruire la  Bastide : voilà le programme !

     

  • Quelle méprise !

    Terra ignota nostalgie

    Cette sage modernité qui vient se vautrer sur mes humeurs indisciplinées... quelle méprise !

  • Une certaine jeunesse, vilaine bestiole qui refuse de muer

    Terra ignota jeunesse patrie et dieu

    La jeunesse à besoin de se prendre au sérieux là où l’Homme prend au sérieux. J’entends ici par jeunesse la jeunesse sociale, convenue, moderne, comme catégorie. Pas celle qui a cette faculté à se transcender pour une Patrie, une famille, des enfants… non ! je parle bien de celle qui trimballe cette immense prétention de se croire tout ça à elle seule… un énorme nombril refusant toute cicatrice, toute personnalité, toute souffrance… une vilaine bestiole qui refuse de muer, par adoration de ses écailles. Il n’y a pas plus conservateur que cette jeunesse là, par attachement à sa clarté… pas d’ombre, pas de contraste… un moi basique qui n’est jamais dépassé, métamorphosé… nymphettes épilées… garçons androgynes… plus d’homme viril ni de femme épanouie… mourir comme on est né, sans savoir, sans connaissance, sans histoire… une génération de mort-nés, normés, insignifiants.

  • Brûler la nuit

    Terra ignota bruler la nuit

    Il nous faut de nouveau le feu sacré... et ce feu, nous pourrions alors le retourner contre les Nuits !

     

  • De jeunes abusés et des vieux désabusés… toute notre époque.

    Terra ignota de jeunes abuses et des vieux desabuses

    Je vois autant de vieillards révoltés contre la jeune société autoproclamée moderne que de jeunes gens révoltés contre la vieille tradition. L’Europe vieillit, les études démographiques le disent. La tradition sera déclarée vainqueur par abandon… Faut-il s'en réjouir ?

  • Sous le voile de cette vision irénique d'un monde sans ennemi

    Terra ignota guerre sacree

    Ne percevez-vous pas ce que Charles Péguy appelait les prodromes annonciateurs, les événements infimes qui sont les signes annonciateurs et presque invisibles de grands bouleversements à venir. Ils sont là, encore sous le voile de cette vision irénique d'un monde sans ennemi. Ils bougent !.

  • Puis vint la malédiction des villes et des gens.

    Terra ignota ligne rouge 1

    Il faut congédier toute pensée qui nous incline au confort.

  • Fallait pas assassiner la charité chrétienne

    By aitor lara

    M’emmerde cette déclaration des droits de l’homme, celles du Conseil de l’Europe et la phraséologie creuse des collectifs communautaristes… la pauvreté est là ! Elle pue ! Il faut la déloger à coup de solidarité, la chasser manu militari des culs de basses fosses, à grand renfort d’entraide.

  • Le choc métallique du naufrage

    Terra ignota la nuit au couteau

    La ville restera un combat au couteau dans le noir secret d’une rue aux volets clos. Le choc métallique du naufrage de la déchéance contre la solitude. Des mots qui se heurtent et finissent lacérés. L’apprentissage de la vie, le premier sang, et peut-être un souffle qui s’échappe sans témoin.

     

  • Médias pornographiques

    Porno 1

    La société de consommation poussée à l’extrême de sa logique implique de rendre tous les corps consommables par tous pour la jouissance de tous ; mêlant biens, corps, crimes et affects. C’est, je crois, le synopsis d’un film pornographique dont les promoteurs seraient les médias.

  • Bure, kilt et sarong

    Provocation1

    Bure, kilt, sarong sont des choix de dandys Baudelairiens pour habiller le prêtre, le soldat et le poète. Le reste de tissu habille les femmes élégantes, les vieux fantasques et aujourd’hui les fades évirés.

  • Le cul, ça se botte ...

    Tag le cul ca se botte

    Le choc de l’amour se découvre de face, le reste passe par la porte de service.

     

  • La faim des jeunes loups

    Gif loup2

     

    Risque de s’embourgeoiser par stratification de richesses, de ne présenter que d’exquis cadavres à la faim des jeunes loups, de s’engouffrer dans la pensée unique. Non pas que cela soit tellement désagréable, mais le conformisme est une faute de goût impardonnable à qui veut avoir bousculé son siècle après l’avoir constaté au dessous de ses aspirations.

     

  • POGO : Parents Only, Gay Out !

    parents only

    L'enfant est la vertu des parents.

  • La revanche des médiocres

    Bank of Greece

    Voilà que s’autoproclament en nouvelle noblesse, le technocrate, le communicant, le banquier. A défaut de bâtir, les voilà qui investissent dans les édifices prestigieux des centres-villes. Ils kidnappent l’histoire voulant faire croire à leur implantation séculaire, comme s’ils faisaient partie du décor depuis toujours.

  • Bonne fête de la Nativité

    Le père Noël, c'est le plan Marshall contre la tradition, les grands magasins contre le feu de cheminée, le matérialisme contre l'esprit de famille. Dans le choix entre un gros barbu en pyjama rouge élevé au Coca-cola et un nouveau-né, je parie sur la jeunesse... No hell !

  • Vanité moderne

    C'est penchée sur le gouffre des vanités du monde moderne que notre civilisation recevra la dernière balle dans la nuque !

  • Violentes convictions

    Convoquer les quatre Cavaliers de l’Apocalypse pour former lLa garde éternelle de l’étendard de mes convictions.

     

  • La ville

    Terra ignota liste guerrila urbaine

    Dans le fond des villes, l’image de la mer et de la forêt me poursuivent. L’inverse n’est pas vrai. Ainsi il est faux de dire que l’homme est moderne et urbain. Je suis primitif, malpoli et franc !

  • La mer

    LA MER

  • La nature

    LA NATURE

  • Cri ou chuchotement

    le-clan-et-le-drapeau.jpgDieu, la Patrie, la Famille, voilà toutes les causes sacrificielles. Le reste n’est que bruit de fond pour s’amuser à se faire peur.

  • Bonheur de gros

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    Le bonheur serait la possibilité de jouir sans souffrance ? Il manque une dimension ; c’est le gras sans le muscle !

  • L’héroïsme est un acte de jeunesse.

    affiche-terra-ignota-molotov-attack.jpg

    Au-delà des clivages politiques, des croyances religieuses, de la guerre des sexes ou du choc des générations, le pouvoir en place a réussi, par le vote d’une loi contre-nature autorisant le mariage entre homosexuels, à donner aujourd’hui, à la jeunesse,  une raison de se battre pour des valeurs qui transcendent la notion de civilisation pour s’ancrer dans l’universel. C’est assurément ce qui manquait à la jeunesse, un idéal pour se battre ! 

     

  • Que nous reste-t-il ?

    modernite.jpgLe mousquet a anéanti le chevalier, l’hélice a détruit la navigation à voile, la science a saboté l’art : que nous reste-t-il ?

  • Décadence lip stick

    decadence-lip-sticks.jpgL’usage de la maigreur et des rouges à lèvres criards est la mesure directe de notre décadence.

  • Femmes en armes

    terra-ignota-femme-en-armes.jpgLe meilleur rempart à l’outrecuidance de notre société, c’est la femme. Exilée des foyers ravagés, elle reste hostile à ce qui n’est pas instinct, clan, solidarité. L’insurrection surgira de la furie des amazones.

  • Au delà des slogans

     

    tag-vieux-prof-con-d-etudiant.jpgIl faut une synthèse de la tradition et de la révolution ! Quelque chose de barbare et de cultivé pour laquelle l'homme, porteur de valeurs éternelles, est capable de se sauver ou de se perdre.

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  • Subversion...

    subversion-democratie-molotov.jpgLa subversion est une posture tactique, un processus de combat, une machine de guerre, un putsch permanent visant l’abolition du conformisme. C’est tout autant une conception éthique qu’un art extrême dont le style serait l’arme privilégiée.

  • La femme sacrifiée

    the-stoning-of-women-by-homosexual-and-extremists.jpg

    Je refuse le sacrifice de la femme aux pulsions destructrices de notre société. Il doit être en notre pouvoir de rétablir dans notre nature la totalité que l’artifice de la modernité a détruite, de la restaurer avec férocité si nécessaire. Je veux redonner figure humaine à notre civilisation, la rendre complète en réhabilitant la femme dans sa beauté, dans sa plénitude. Je veux la beauté comme force de résistance face à la bestialité des fondamentalismes et communautarismes. Loin des slogans et des cohues l’esthétique s’offre comme dimension éthique possible.

  • Etait-ce à cause de Barbara ?

    ete-41-operation-barbarossa.jpgDes excursions touristiques qui forment la jeunesse, je ne retiendrai que l’opération Barbarossa sur le catalogue, peut-être parce le mois de juin a toujours eu ma faveur.

  • Open for more than 2000 years

    Terra-ignota-religion.jpgCathophobes haineux, repentants serviles, communautaristes belliqueux, usuriers historiques, athées théocratiques, adeptes du veau d’or, démocrate dogmatique, déviants sexuels, votre printemps me fait penser à l’allergie du rhume des foins plutôt qu’à l’arrivée des hirondelles.

  • Buzz le révolutionnaire

    terra-ignota-la-revolution-est-un-buzz.jpg

    L’industrie hollywoodienne fonctionne sur le même principe que le cinéma du III° Reich ou les productions staliniennes : séduction, identification, mobilisation. L’art de masse est source de totalitarisme !

     

  • Afficher ses colères.

    terra-ignota-l-homosexualite-est-un-gynocide.jpgL‘homosexualité est un gynocide, c’est un crime contre l’humanité !

  • Un week-end à la guerre !

    2012 by jp terra ignota recette molotov

    Rêver de moments terribles, de week-end à la guerre, de société secrète, d'extravagance à la russe, est une forme profonde et désinvolte de passer l'ennui de notre siècle.

     

     

  • Etre là où sont les lions !

    terra-ignota-mauser-private-club.jpg"Terra Ignota ubi sunt leones"

  • Le temps urbain

    homme-mecanise.jpgIl faut s’extraire des rythmes qui conduisent à l’aménagement d’un temps urbain, d’un temps mécanique, au détriment de tous les autres temps.

  • L'ivresse de l'excès !

    2012 zapoi

    Attendez seulement que je sois désigné comme héraut des troupes qui campent aux marches de vos blocs de béton ! Attendez encore un peu, que mon choix soit fait entre la tentation ascétique d’une quête spirituelle, et celle, destructrice, du sang, de la violence et du pillage. Alors, lorsque j’aurai rompu l’exil que vous m’imposez pour me plonger dans l’ivresse des invasions, craignez, hommes gavés, lourds et engrossis d’inutile et de futile, la confrontation, l’appel exigeant d’une jeunesse avide d’idéal.

     

  • Moloch

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    L’argent c’est l’usure de l’homme.

  • Croche-pied

    album.jpgIl existe des moments audacieux quand on perçoit distinctement qu’une civilisation a la même fragilité qu’une vie - pour reprendre le mot de Valery - et qu’une pression, fusse-t-elle infime, pourrait précipiter la fin. Je crois percevoir cette imminence historique et il me vient des idées désinvoltes de croche-pied.

  • Fermeture pour liquidation.

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    A vingt ans, il faut le courage de la générosité et l’empressement du sacrifice. Tout doit être porté à l’incandescence, à la brûlure la plus vive. Etre la braise et la flamme. Capter les derniers éclats de notre siècle, les sourcils froncés et l’esprit en alerte, se dépêcher de visiter notre époque avant fermeture pour liquidation !

     

  • J'ai besoin d'exemples

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    Louis RICARDOU, pupille de la nation, ancien légionnaire, amputé d'une jambe, réussit à se faire admettre comme mitrailleur dans un bombardier du Groupe de bombardement Lorraine, squadron 342. Son Boston est abattu au cours d'une mission de harcèlement au-dessus de Falaise, dans le Calvados, le 5 août 1944. Il avait 34 ans lorsqu'il est mort au champ d'honneur après trente-deux missions de guerre...

    En ces temps inconsistants, j'ai besoin d'exemples !

  • Tout s’avilit !

    terra-ignota-la-main-du-diable-porte-une-rolex.jpgC’est par giclées que l’homme politique nous inflige sa présence, les mots pleins de trente glorieuses, de révélations diaphoriques, d’itinéraires nouveaux… La lecture dégrisante de l’ennuyeux quotidien rend compte de l’improbable conciliation entre vérité de l’acte et promesses électorales dont le cheminement n’obéit jamais à la cohérence d’une quête éthique, mais à l’arbitraire des démences personnelles.

  • Deuil de guerre ...

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    femme-berenice.jpgSi la guerre est le face-à-face des hommes, elle est aussi le tête-à-tête des femmes avec la mort, voilant d’un crêpe sombre le coin d’un portrait posé tous les soirs sur la table de chevet. Chercher la gloire au combat devient alors indécent.

     

  • La 'retira' de l'histoire

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    Au fond, mes contemporains se sont mutilés et ne se sont réduits qu’à une petite servilité, pour échapper au champ de bataille. Leur colère jalouse s’exerce aujourd’hui à l’encontre de ceux qui ont conservé un penchant assidu pour le combat au corps à corps.

  • L'ombre de la ville

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    Le bourgeois porte comme des rides la tristesse des villes de province vers 17h00, sagement habillé de son époque grise, costume fade et mal taillé. Petit être étriqué aux poches salies et collantes de cet obscène et perpétuel mouvement caché de décompte des pièces perdues au plus profond des plis de sa bourse. Affichant de détestables cravates criardes pour tenter d’accrocher, vers le haut, les regards accusateurs qu’il surprend, bienheureux finalement d’être aperçu, fusse dans sa pénombre. Abject personnage ne songeant qu’à sa maîtresse déclassée et son loto formant la part unique de ses songes.

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  • Charité

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    La charité chrétienne était si liée avec la pauvreté que la société idolâtre l’a également marquée du sceau de la honte.

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  • Bonne entente !

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    Néoclassique : Ca rassure les parents, les anciens ; ça fait entrer les jeunes dans le salon et permet à tous de parler de vieilles gentilhommières et de révolution en pensant exprimer la même chose.

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  • Le festin des grands fauves

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    Je suis persuadé que ceux qui furent des proies livrées pendant des siècles à l’appétit des grands fauves trouvent leur vengeance de médiocres au sein d’une société qui impose la morale des faibles à force de lois consensuelles.

     

  • Ne pas oublier de haïr

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    Ne pas oublier de haïr immédiatement, définitivement, les aménageurs de territoire, ces idolâtres du goudron des voies stratégiques menant leurs percées inquisitrices jusque dans le plus profond de nos forêts, défrichant nos barricades de haies, abattant nos tours soudées dans le cœur des chênes séculaires et corrompant la source pure de nos rivières révoltées. Haïr ces fétichistes du béton, anéantissant les derniers retranchements de vie valeureuse, colonnes infernales vomissant ses soudards urbains, idéologues méprisables imposant leur lumière noire de décadence, leur mécanique glacée. Adossé à la mer, trouvant là l’ultime alliée hurlante et violente, guidé par le lierre vivace, nous reprendrons le chemin mythique de la sacralisation de nos terres, nous relèverons les pierres et les croix, nous traverseront la lande au pas pressé des galops, nous recouvrerons les môles d’humus fertile, nous rouvrirons nos chemins aux processions à coups d’estocs et de tailles, nous libérerons le cours des eaux qui minéraliseront à leur tour ce béton obscène. Race de granit et d’écorce, de mer et de ciel, nous poserons alors nos ronces en barbelés, nos bois en barricades, nos blocs de granit en citadelles. Le poète, le soldat, le prophète et le philosophe seront nos guetteurs tout au long de cette enceinte sacrée, éclairée de nos valeurs retrouvées. Autour, la mer, silencieuse, apaisée se tiendra à l’affût.

  • Le savant, le poète, le philosophe, le prêtre et le prophète.

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    La figure de l’intellectuel cristallise les notions d’immobilisme, de lâcheté, d’abstraction voire de perversion. L’idée de décadence n’est jamais très loin. Je regrette cet état, j’aimerais voir ces intellectuels, ces savants, ces lettrés ou ces précepteurs retrouver leur légitimité de Pères fondateurs. Cette ré-intronisation passe par une définition exacte de ce qu’est un intellectuel, ou de ce qu’il n’est pas. Administrateur, bureaucrate, clerc, normalien, polytechnicien, banquier, expert, cosmopolite ne sont que des excroissances de la plèbe, ils s’expriment sur la place publique. Il est faux de dire qu’est intellectuel tout ce qui accède à la une des journaux, à la chronique. C’est traquer le reflet de l’or dans les figures de chair bronzées des petits hommes de vanité. Le savant, le poète, le philosophe, le prêtre et le prophète trahissent leur fonction lorsqu’ils laissent parler ces scribes minuscules en leur nom. Pour être visible de la multitude, ils doivent parler du haut des môles, des stèles et de l’antique Agora, c’est la place qu’ils doivent retrouver. La phalange des légataires de ces Pères, bras armé de la reconquête, prépare la recouvrance impériale de cette civilisation.

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  • Lolita

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    La démocratie n’est pas une vieille catin mais une lolita insouciante qui se fait trousser par tous les vieux fantoches qui arrivent à lui faire croire que leur résignation est une forme nouvelle d’héroïsme.

  • Cet homme là compte pour moi.

    homme-clochard-1.jpgJe vous parle du pauvre, pas du malheureux qui traverse un malheur, pas du marginal ayant choisit la crasse comme domicile croyant y voir un tonneau. Je vous parle du pauvre, celui d’à côté qui a élimé son gilet à force de coups de brosse et de colère, celui qui se bat les flancs si fort pour en faire tomber cette misère qui s’accroche à lui comme une gale, celui qui regarde perpétuellement son ombre couchée sur le pavé en disant qu’il prendrait bien sa place. Celui qui a gardé deux crocs pour défendre sa dignité, livrant les autres à la tenaille ou aux coups de poings, celui qui malgré tout vous rendra la monnaie de votre charité. Je vous parle de lui pour vous dire qu’il compte pour moi.

  • L'Assassinat !

    assassin-by-JPB.jpg

    Je ne revendique ni la place du fossoyeur, ni celle du croque-mort de la modernité, je veux en être l’assassin.

     

     

  • Le baroque, c’est la fin du réalisme merveilleux !

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    Il fallait être baroque de 1965 à 1985 lorsque c’était encore un abus de langage condamné à mort.

     

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  • Malédiction de la ville

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    Si je dis que l’urbanisation est une déclaration de guerre, j’ai alors livré toute ma pensée.

  • Sachons disparaître

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    Jusqu’où aurons-nous la prétention de croire que nous sommes plus immortels que l’Egypte antique, Babylone, les prêtres Incas ou les rois khmers ? Nous voilà déjà à radoter notre petite histoire sclérosée. Dans nos derniers soubresauts ayons la dignité de laisser à la prochaine civilisation une terre fertile. Sachons disparaître cendres au lieu que fossiles.


  • Contre-temps

    dc-closed.jpgLa démocratie est un contre-temps pas une solution.

  • Panurge et le totalitarisme !

    mouton-rase.jpg

    Il y a un côté épuration dans la volonté de normaliser la pensée. Il faut être, protocole, pro-homosexuel, proxénète, pro-métissage, profiteur ou pro-juif. Une vieille odeur de délation, de milice morale, de peloton d’exécution encadre ce régime totalitaire. Moi je n’aime pas les prototypes qui rasent gratis !

  • Bat la révolte !

    sous-la-mer.jpg

    Le rythme du pas qui bat le pavé est déjà dans le sang qui frappe la tempe. Fer rouge des insultes tourné mille fois, ivresse des froids tranchants et les mots fissurés lancés comme des caillasses. Voici qu'esclave ou colosse la horde se forme, ramasse le pavé maintenant descellé et brise la première vitre... Bat le tambour de la révolte !

     

  • Recession

    Panier à salade

    Ce qui me gêne dans la fermeture de nos commissariats de proximité, c’est que la jeunesse n’aura plus le loisir d’y terminer la nuit au poste. Après la fermeture des maisons closes, c’est décidément un coup dur à l’éducation.

  • La pureté des icônes ...

    discours-politique.jpgDans les aléas de ce siècle combien de valeurs essentielles se sont trouvées digérées dans cette gueule béante de la modernité mercantile pour en ressortir salies, viciées dénaturées, marchandisées, pour être mieux englouties par le politique qui, à son tour, les vomit, les éructe avec force de théâtralité obscène, de faux coups de poing sur la table. Il nous faudra tailler, sculpter, forger de nouvelles valeurs, dures comme des diamants, pures comme des icônes, qu’elles ne puisent plus être absorbées par ces hommes.

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  • Nuit polaire

    Blizzard

    Dans la glaciation qui s’étend, les hommes ardents sont écartés pour laisser les choses se figer. Ordre est donné que les voix différentes s’éteignent dans cette nuit polaire !

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  • Le beau !

    duchamp-fountaine.jpgNous avons abandonné ce principe qui fixait que l’art était d’autant plus beau que ce qu’il représentait était noble. Nous l’avons abandonné pour sombrer dans cette unique exigence moderne que l’art n’est admirable que dans ce qui était laid, commun, éphémère, immoral.

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  • Sabre au clair !

     Femme au sabre

     Depuis que les grecs ont délaissé les canons, les jeunes filles s’aiment en Botero et les hommes en Androgyne. Si l’artillerie n’est plus l’instrument de la victoire, il ne faudra pas hésiter à mener des charges, sabre au clair !

  • Le saccage d'une civilisation

    Saccage

    Issue de l’évangélisme de la laïcité, du mercantilisme anglo-saxon et de la philosophie individualiste des Lumières, la modernité à réussi là ou les barbares ont échoués : le saccage d’une civilisation.

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  • Les guichetiers

     

    Les trois grandes idéologies de masse que sont  le communisme, le fascisme  et, dernière mutation  misérabiliste, le tiers-mondisme,  ne sont finalement que l’expression du peuple sur tout le spectre de ses petitesses, le bras armé de la foule. Le socialisme, le capitalisme, le conservatisme, le monarchisme, le libéralisme, le situationnisme et tous ces groupuscules minimalistes ne sont que les échoppes pignon sur rue de cette hydre géante. Les petits guichetiers du peuple dictateur !

  • Frontalité et obliquité

    00-hoplites.jpgC'est un défi homérique entre preux, une rencontre de duellistes au petit matin, un affrontement de colonnes d'hoplites organisées en phalanges se faisant face : c'est la puissance, la rudesse et la bravoure de la frontalité. En politique la victoire s'obtient de biais : c'est l'obliquité où il s'agit d'affamer la femme pour réduire les hommes au silence.