Nuit

  • L'heure bleue

    Terra ignota l heure bleue

     

    La couleur de la noirceur n’est pas noire. Regardez mes nuits blanches, elles sont bleues !

     

  • L'aube... avec des morceaux de chairs.

    Terra ignota l aube piotr rosinski

     

    La nuit, je suis cet ensemble formé par ma solitude et une immensité, ou une profondeur, dans laquelle je tente de discerner mon âme, entre le corps et l’esprit. L’aube arrive toujours, non pas comme une libération, mais comme une vengeance, avec des morceaux de chairs.

     

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  • Nuit blanche au 37

    Terra ignota nuit blanche

    L’insomnie bâtarde, mi-cauchemar, mi-réelle, marchant dans les flaques de poésie, et les cafards. Heure du rapport des hommes en disgrâce, les yeux rouges, la tête ouverte à la gravité, les pas perdus, et ces violons en arrière fond qui portent des chants stridents dans une orchestration pour nuit blanche. Je ralentis encore le rythme pour faire croire au sommeil. Quelques pas se consument au loin dans la rue Sainte Victoire et laissent place aux vibrations infimes qui tombent sur ma peau froide. Je prends une pose nonchalante, souris de la persistance du métronome cardiaque, du sang qui coule dans la tuyauterie, du bourdon de la machinerie. Je mets ma cagoule noire de bourreau, faisant croire aux ombres à mon heure d’autocritique. Et lorsque, croyant le moment propice, cette saloperie de mélancolie sort de sa tanière noire, je l’exécute d’un coup de hache brutal ! Putain de traquenard ! J’écrase son exosquelette de cancrelat. Gicle son sang malsain, ses viscères d’ignoble rampant. Je chasse l’odeur fade d’un rire tonitruant. J’introduis la clarté, une petite flambée. Je reprends du souffle, me défais des ombres qui s’accrochent comme des débris. J’enfoncerais bien encore quelques aiguilles chauffées à blanc dans le corps disloqué du triste cadavre qui s’effondre à mes pieds. Je n’ai jamais eu la victoire magnanime. Je la préfère totale, exultante et sanguinaire ! Je décapite pour l’exemple quelques mots obscènes, crucifie quelques terreurs, fauche les champs lexicaux des lamentations, je pends les phrases de démission et de fuite. La faim revient, l’odeur de l’herbe humide également, par la fenêtre entrouverte où s’immisce l'envie de tout. Je fredonne inconsciemment une vieille mélodie aux doigts légers. La vie mérite ces instants d’ivresse. J’avais oublié toutes les preuves de la joie. Je les mettrai dans le barillet de mon pistolet pour le grand matin. Je plonge maintenant mon regard dans le halo naissant de l’aube : derrière la brume, soudain, la bonne humeur devant l'accablante beauté des yeux du matin. La joie est bleutée, saturée de possibilités.

     

  • Ça vous apprendra !

    Terra ignota il alluma une cigarette

    Le jour se lève, ça vous apprendra. 

    Jacques Rigaut

     

  • L'âme de la nuit

    Terra ignota l homme et la nuit

    La nuit, il se passe des choses que le jour ne comprend pas.

  • Confession...

    marie-echochard-crepuscule.jpg

    Partisan vertigineux des silences crépusculaires, trouvant dans ce pacte refuge contre la nuit… je le confesse, à l’heure bleutée du soir, j’aime cette solitude qui fait croire à l’éternité.

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  • Le songe !

     

    La nuit

    La nuit ! La nuit surtout je ne rêve pas je vois !

     

    René-Guy Cadou

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