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beauté

  • Je déteste notre époque

    Terra ignota je deteste cette epoque

    Je déteste notre époque, la passion y apparaît comme un égarement, la beauté comme une victime vouée aux lapidations.

     

  • La mer, comme le désert, sont monothéistes

    Terra ignota la mer est monotheiste

    La mer, comme le désert, sont monothéistes. Les petits dieux arrogants sont faits pour l’égoïsme de la ville et l’enfermement du bocage.

     

  • La beauté sobre

    Terra ignota epure

     

    La vraie beauté est une beauté sobre, expressive, mais réticente ; où le baroque ne se conçoit que précédé de beaucoup d’épure.

  • L'essence du monde

     

    Terra ignota essence du monde

    L'ivresse du monde est mortelle.

     

    Alexandre Pouchkine

  • Difficile de dénoncer le vice

    Terra ignota denoncer le vice

     

    Difficile de dénoncer le vice après avoir déconstruit toutes les valeurs.

     

     

  • Croire de nouveau qu’il y a encore quelques rêves à réaliser

    Terra ignota reprendre la veste rugueuse de l aventure

    M’absoudre dans la beauté crissante du grand lac gelé, aux figures fractales, aux arêtes vives heurtées. Me noyer dans l’ivresse ruisselante de la pluie d’hiver. Courir jusqu'à m'en glacer les poumons, la chair transpercée d’aiguilles de verre que le vent me lance. M’égarer dans la brume gardienne du fracas sourd des coups de tonnerre. Faire lieu d’une cabane, de la contraction d’un moment abandonné de la modernité. Rester loin des carnages, du suicide précipité de l’occident, ce souverain défunt d'une promesse non tenue. Ressurgir de l’exil au printemps. Reprendre à la patère, la veste rugueuse, vieil étendard fidèle de l’aventure. Croire de nouveau qu’il y a encore quelques rêves à réaliser pour les assoiffés de bleus, pour les yeux perdus.

     

  • J’oppose la vie entière à la vie tronquée.

    Terra Ignota femme.png

    Il y aurait une beauté brune et païenne, carnation chaude et érotique d’amante ainsi qu’il y aurait une beauté blonde et chrétienne à la blancheur lumineuse et sphérique, diffusant une ingénue douceur flamboyante. J’ai pour ma part la conscience du sang, l’extase érotique de la procréation, l’éthique de la fidélité, l’esthétique de la complicité d’une femme unique et précieuse. J’oppose la vie entière à la vie tronquée.

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  • Les plus morts sont de grands vivants

    Terra ignota les plus morts sont de grands vivants

     

    Courtiser la mort, voilà une belle éducation qui se fiche bien de toutes les recommandations de douairière, de tout cet orgueil contemporain étrangement retiré de la vie. Elle a quelque chose d’affranchi  qui ressemble, à s'y méprendre, à l’espoir d’un salut, où l’homme sans fard prendrait conscience de lui-même, de ses corps et de ses âmes, dans une continuité grandiose et pudique.

     

     

  • Démagogie esthétique

    Terra ignota demagogie esthetique

    La démagogie esthétique est une trahison du beau !

  • Epouser une grande cause

    Barricade 2 copie

    S’il m’arrive parfois d’aimer le corps de certaines villes, leur âme, elle, me répugne toujours. Il faut savoir trousser un compliment comme on le fait d’une jupe, sans se perdre, pour ensuite épouser une grande cause.

  • C'est l'été partout !

    Terra ignota filles mal elevees sur la plage

    C’est l’été partout ! Du bruit incessant des abeilles, aux seins nus sur la plage. Proust disait "Le monde moderne n’est pas le dernier salon de l’auto, mais un groupe de jeunes filles mal élevées sur la plage".

     

     

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  • La solitude bien élevée

    Terra ignota elegance de la solitude

    Je crois l'élégance de l’ordre du privé, de l’intime. Elle consiste à se comporter de la même manière au plus profond de la solitude hivernale que dans la société. S’il devait en être autrement, l’élégance prendrait alors le nom de futilité.

     

  • Accès réservé

    Terra ignota acces reserve

    Certaines femmes sont éternelles comme d’autres sont de mars, de lundi ou de 17 heures. Celles de 17 heures sont dans la rue, au perron des hôtels qui louent une chambre pour une heure. Celles de lundi sont celles en tailleur dans l’ouverture de la porte de l’ascenseur. Celles de mars indiquent le printemps de la sève brute. Il n’existe que peu de femmes éternelles, elles sont pourtant les seules nécessaires pour rester humain, c'est-à-dire supérieur.

     

  • La femme de l’homme

    Terra ignota la femme de l homme

    La vraie femme. Celle qui nous vient du fond des âges. Celle qui rayonne à l’autre extrémité de la création. Je peux vous dire cela d’une manière plus directe. Deux races de femmes. L’une nombreuse, et l’autre en voie de disparition. Les femmes dans lesquelles on se branle. La femme avec qui l’on fait l’amour. Et avec qui faire l’amour, c’est se refaire de l’enfance. La vraie femme : celle qui connaît les secrets des eaux, des pierres, des plantes, des bêtes. Celle qui fixe le soleil et voit clair dans la nuit. Celle qui possède la clé de la santé, de la paix transparente, des harmonies. La sorcière blanche, la fée aux larges flancs humides, au visage d’ange flamand, aux longs cheveux blonds, aux yeux clairs, qui attend l’homme pour recommencer avec lui le paradis terrestre… Avec elle, toute la terre s’organise en féerie. Avec elle, il y a de l’immortalité dans l’air… Le désir qu’elle inspire est vide de tout démon. Plonger en elle vous réensemence et vous révèle que la grande jouissance est chaste. La vraie femme, la femme rare. Celle que les anciens gnostiques appelaient « la femme de l’homme » et la « rosée de lumière ». Ils nommaient l’autre, qui est légion, « la femme de la femme…

    Louis Pauwels

  • J’y ai vu une mise en scène

    Terra ignota au plus sombre de la nuit

    Si je dis : l’heure la plus sombre, en hiver, à quatre heures du matin en rase campagne. Je ne vois là aucune poésie. Et pourtant j’y ai vu une mise en scène où les mots avaient du mal à trouver leur place habituelle.

     

  • Actualité : Femmes ardentes

    Terra ignota violence

    Comme toutes les femmes, la violence contient une part de vérité.

     

  • Toutes les femmes de pouvoir sont en veste-pantalon. C'est déjà une défaite des femmes.

    Terra ignota venus a son miroir

    Demain j’irai au Grand-Palais, j’ai besoin de beauté durant quelques heures. J'irai admirer la Vénus à son miroir de Velázquez. Après La naissance de Vénus de Botticelli et La Vénus d'Urbin du Titien, Velázquez apporte une dernière touche lumineuse et baroque au triptyque à la gloire de la divinité de la femme. Mais Vénus, déjà consciente des lâchetés et abandons à venir,  se couche puis tourne dédaigneusement le dos au monde, au fil de ces trois peintures. 

    Après, par petites touches discrètes puis plus hardies, la femme s’est mise à porter des vestes-pantalons sombres et fumer le cigare pour signifier la défaite de l’amour et de la beauté et de la séduction, qui étaient les attributs de Vénus.

  • Je crois simplement en la femme divine

    Beauté paienne by ed-ross.jpg

    Il y aurait un érotisme chrétien, caché, nocturne et un érotisme païen, exhibitionniste, diurne. Je crois simplement en la femme divine, solaire, lunaire, intégrale mais aussi de chair et de volupté.

  • La joie est une conquête explosive

    La joie de vivre par robert delaunay 1930

    Le bonheur ! Le bonheur ! Etrange étoffe sucrée, lourde et inconfortable. Moi j’ai toujours préféré la joie… ça sent le soleil, la légèreté instantané, la pureté. La joie, elle ne va pas au p’tit bonheur la chance, elle explose !

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  • Cette fatigue amoureuse

    Peter lindbergh

     

    N'est-ce pas la part la plus excitante de leur beauté, cette fatigue amoureuse qui vitre et cerne leurs yeux et leur durcit un peu le visage.

    Paul Morand

     

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  • Qu’offre-t-on à notre admiration ?

    Lucas cranach the elder lucretia s suicide detail 1509

    Qu’offre-t-on à notre admiration ? Une brune avec des yeux où tout homme aperçoit un lit défait là où nous désirions l’exemplum antique de Lucretia. Je condamne l'insupportable supplice de la médiocrité tout autant que le suicide de la morale.

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  • L'idéalisation du désir

    Terra ignota amours impossibles

    Projection, idéalisation et désir, voilà la synthèse des amours impossibles. C'est le sens du définitif et du sacrifice à leur apogée. C’est aussi l’histoire tragique d’un lâche et d’une traitresse.

     

  • Aurore sanglante

    Terra ignota duel a l aurore

    De la traînante crainte de se livrer naît cette grimace de l’honneur, fierté sanglotante pour laquelle nous sommes prêts à mourir.

  • Debout, léger, essentiel

    Terra ignota jeunesse et nuque raide

    L'adolescence reste trop souvent l'exaltation de pouvoir s'agenouiller, nuque raide face à un amour, une cause, un idéal... quelque chose qui semble si définitif. C'est après qu'on apprend à être debout, léger, essentiel.

  • Nous sommes des êtres puissants

    Soufflez sur vos braises interieures terra ignota

    Soyez inutile ; j’ai bien dit  inutile ! Le monde s’épuise à distribuer des rôles.  L’individu a renoncé à vivre pour se vendre. Il a baissé la tête et renoncé à sa dignité. Il faut retrouver un contact direct, immédiat, avec la vie. Fonder son existence à partir de ses émotions, prendre du temps pour prier, se débarrasser de l’illusion de la réussite et admettre le sens tragique de la vie. Nous sommes des êtres puissants. Il est grand temps de souffler sur les braises de nos feux intérieurs. Soyons inutiles et devenons des hommes.

     

  • J'apprends l'humain, le vrai.

    Terra Ignota Face a la mer

    Pendant que vous êtes dans vos grandes écoles parisiennes, j'apprends l'humain, le vrai.

  • J’aperçois les coups de poings dans dix ou vingt ans

    Terra ignota bibliotheque

    J’ai maintenant un tas de livres qui monte, qui se constitue. Je vois bien les mouvements désordonnés, j’entends surtout les bruissements, les glissements, les escalades, les coups de marteaux, de gueules, de poings… Des auteurs qui s’arrangent d’une promiscuité, d’autres qui s’élèvent par celle-ci ou sont poussés vers le vide… Ascenseur et Echafaud ! Je souris de voir les grands frères et les pères placer la famille sur cette pyramide bancale. Il y a déjà des clans, des terres et donc des héritiers. Les lauréats qui attendent la fin de la construction pour se faire hisser sur le sommet, sûrs et fatigués de leur rang. Vieux célibataires reconnaissant à demi un enfant illégitime, ou égaré, pour porter le catafalque. Belles, distantes, charmantes, les femmes encouragent ; terrifiées d’imaginer que le temps, volant leur beauté, n’en profite pour effacer ce que leur intelligence a créé. Entre vieux beaux et courtisanes, dans les coins, forcément, les coquins et les libertins. Il y a des morts, des exécutés, des ressuscités et même des suicidés. Sur les montants, les renégats et les maudits montent et descendent à leur guise, insolents. Je pressens des étages qui se grimperont en courant. Je la vois presque cette bibliothèque, je l’aperçois dans quelques années. Forcément, je sens, simultanément, les idées qui s’agrègent, le caractère qui se renforce, les convictions, les révoltes… J’aperçois les coups de poings dans dix ou vingt ans.  

  • Es-tu le victorieux ?

    Maternite

    Tu es jeune et tu désires femme et enfant. Mais je te demande : es-tu le victorieux vainqueur de lui-même, souverain des sens, maître de ses vertus ? C'est ce que je te demande. Ou bien ton vœu est-il le cri de la bête et de l'indulgence ? Ou la peur de la solitude ? Ou la discorde avec toi-même ?

    Nietzsche

  • Dandy baroque

    Combattant et elegance2

    Nous voulons bien de l'enfer si nous y entrons dans un beau manteau qui attire les regards.

    Roger Nimier

  • Aujourd'hui la plupart des hommes s'épousent eux-mêmes

    La vraie femme selon lp

    La plupart des hommes épousent une médiocre contrefaçon des hommes, un peu plus retorse, un peu plus souple, s’épousent eux-mêmes. Ils se voient eux-mêmes passer dans la rue, avec un peu plus de gorge, un peu plus de hanches, le tout enveloppé de jersey de soie, alors ils se poursuivent eux-mêmes, s’embrassent, s’épousent. C’est moins froid, après tout, que d’épouser un miroir. La femme est rare, elle enjambe les crues, elle renverse les trônes, elle arrête les années. Sa peau est le marbre. Quand il y en a une, elle est l’impasse du monde… Où vont les fleuves, les nuages, les oiseaux isolés ? Se jeter dans la femme… Mais elle est rare… Il faut fuir quand on la voit car si elle aime, si elle déteste, elle est implacable. Sa compassion est implacable. Mais elle est rare.

    Jean Giraudoux

  • Aux Femmes ardentes !

    Femme ardente

    Tous prônent l'exaltation dans la déchéance, dans la profusion sexuelle, au nom d'une liberté violée et profanée. Je revendique l'ivresse de la grandeur, celle que l'on connaît dans la relation avec une femme ardente, une femme unique.

  • Brûler tous les vaisseaux à vingt ans

    Fin d'aventure

    Finalement, écrire à vingt ans est indécent ! C’est manquer toutes les bonnes occasions de mourir avec panache

  • Le fou sublime

    Anne Magill Eclipse

    Ne pas confondre les âmes endolories et les cœurs mesquins. C'est-à-dire ne pas souiller le fou sublime, le chevalier errant. Les arcanes de leur âme sont des voix silencieuses, des impulsions anxieuses et parfois des évènements d’heureuse souvenance.

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  • Ecrit de jeunesse

    L’Amitié comme introduction à l’éthique, l’Amour comme introduction à l’esthétique. Voilà les points d’appui ! Mais nous sommes pressés, elle non, car la femme appartient au temps, l’homme à l’époque. L’Amitié d’abord, ensuite la femme ! A chaque âge un tourment. En attendant, la femme se résume souvent en une porte qui claque !

  • Les furies et les gisantes

    terra-ignota-black-flag.jpgCette femme assise là, drapeau planté comme une ancre, semble rameuter les gisantes et les furies et annoncer un combat à venir.

  • Décadence lip stick

    decadence-lip-sticks.jpgL’usage de la maigreur et des rouges à lèvres criards est la mesure directe de notre décadence.

  • Contre-civilisation

    contre-la-modernite.jpgLa modernité est cet état de contre-civilisation où la matière étouffe l'esprit.

  • L'âme de la nuit

    Terra ignota l homme et la nuit

    La nuit, il se passe des choses que le jour ne comprend pas.

  • Pour ses yeux mauves

    songe-de-russie-femme-aux-yeux-mauves.jpgJe ne savais pas qu'on pouvait renoncer aux grandes houles de l'océan pour des yeux mauves - Jean-Pierre Milovanoff  2009

  • Pour ma femme

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    Le hasard c’est la roulette russe. Le destin c’est le peloton d’exécution pour une fidélité, une amitié. La providence c’est ma femme.

  • La certitude et la rage

    petits-soldats.jpgDans tous les schémas de révolte, je ne vois pas la place de la femme car elle est naturellement accaparée par une métaphysique de la vie qui dépasse les petites choses qui occupent sottement les hommes. La femme est certitude et logique ; l’homme est résistance, rage, repli, déconstruction. Elle parle d’humanité lorsque nous parlons clan. Elle ne réagit qu’aux grands massacres qui traversent parfois un siècle lorsque nous voilà à vider les râteliers pour un mot d’honneur. Prenons garde que la femme reste sur ces hauteurs et attachons nous à l’y rejoindre plus tard, quand on sera grand.

  • La femme rend le monde érotique !

    affiche-terra-ignota-1935-torso-by-john-buckland-wright2.jpgTout vient des femmes ! Toute matrice, tout canon, tout art, toute création est femme ! On en revient toujours aux courbes, au cycle, au sein, à la chaleur ! La femme rend le monde érotique !

  • A la recherche de la beauté

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    On sait qu’il existe trois types de beauté, de mérites différents. Les beautés sanglantes, les beautés sublimes et les beautés vénitiennes.

     

    Roger Nimier

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  • Beauté sanglante

    diapositive1.jpg

    On se méprend en prêtant une fragilité à la femme au seul motif que la beauté est fragile.

  • La chasse et la guerre

    chasse-odin.jpg

    Heureusement qu'il y a dans ce siècle sans épaisseur deux beautés, deux appels : la femme et  l’amitié, c'est-à-dire la chasse et la guerre.

     

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  • L'art au féminin

    femme-nature-morte.jpg

    On dirait que les femmes sont par nature ce que nous sommes par art et que leur art est notre naturel.

     

    Friedrich Novalis

  • Amour

    Vision d'actéon

    Actéon transformé en cerf après avoir vu Artémis nue… Voilà ce que doit être l’amour pour un jeune homme !

     

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  • Uppercut !

    Round gagnant.jpgNe pas se méprendre, en posture défensive, les pleurs sont à la femme ce que l’uppercut est à l’homme !