Courage

  • L'égalité trompeuse

    Il y a quelque chose de définitivement vil dans celui qui n'admet que des égaux, qui ne recherche pas avec avidité des êtres supérieurs.

     

  • Epouser une grande cause

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    S’il m’arrive parfois d’aimer le corps de certaines villes, leur âme, elle, me répugne toujours. Il faut savoir trousser un compliment comme on le fait d’une jupe, sans se perdre, pour ensuite épouser une grande cause.

  • J’appartiens à une amitié ombrageuse et fière

    Terra ignota anne magill

    L’amitié domestique est une incongruité de politicien. L’amitié est souveraine, ombrageuse, fière, virile, sceptique et secrète. Elle n’est pas un slogan gravé sur les frontons, livrés au regard de tous et salis des fientes de pigeons. Elle cercle les âmes d’un lien robuste, à l’abri d’un serment, d’une fiance entre le cœur et les entrailles. J’appartiens de part en part à cette amitié.

     

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  • Invulnérable

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    Je suis persuadé que ce qu’il manque chez mes contemporains, c’est une once de virilité. Quelque chose qui n’est pas superficiel, déviance, complaisance, désespoir. Je ne dis pas être soudard, je dis être viril, rude, âpre, invulnérable.

     

  • Le muscle ou le gras

    Terra ignota le muscle ou le gras

    Le politique a toujours eu un problème avec le muscle, lui préférant les corps gras dans une société d'obèses.

     

     

  • L'art de vivre

    Terra ignota une vie aventureuse

    Quelques signes d’un art de vivre sont ma justification de l’aristocratie.

     

  • De bruit et de fureur

    Terra ignota de bruit et de fureur

    Le passé :

    - Et après ?

    Le présent :

    - Plus rien. L’avènement des sauvages.

    Le futur :

    - Alors, il faut retarder la mort par le bruit et la fureur !

     

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  • La vie a cessé d’être un saut périlleux.

    Terra ignota epouiller le monde

    La vie a cessé d’être un saut périlleux. On ne fait plus que des sauts de poux ; et je crois qu’il faut épouiller le monde pour lui donner fière allure et avoir un tête à tête avec lui.

     

  • Dehors il fait un temps de mort et de fureur.

    Terra ignota voeux 2016

    Certains hommes s’occupent, d'autres s’ennuient autrement dans un langage qui colle au monde. Dehors il fait un temps de mort et de fureur.

     

  • Même en rêve le courage est absent.

    Terra Ignota Intox a domicile

    Tout cela ne serait  pas bien grave s’il y avait le rêve. Mais même en rêve le courage est absent.

  • Devoir quotidien

    Terra ignota tenir l exigence

    Tenir l’exigence, ne pas abdiquer. Sinon qui nous consolera de nous-mêmes ?

  • Les derniers poètes de la gratuité absolue

    Terra ignota us ardennes wii

    Les hommes de guerre sont de l’espèce qui se rase pour mourir. Ils croient à la rédemption de l’homme par la vertu de l’exercice et du pas cadencé. Ils cultivent la force physique et la belle gueule, s’offrant le luxe des réveils précoces dans les matins glacés et des marches harassantes pour la joie de s’éprouver. Ce sont les derniers poètes de la gratuité absolue.

     

    Jean Larteguy

     

  • Je fais le pari de ne pas être seul…

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    Précieux et bavards, voilà ce que sont ces imbéciles qui attendent l’ultime combat solitaire, le moment tendu, le surgissement de l’aventure, pensant avec prétention y tenir le rôle de leur vie ; ce rôle qu’ils répètent indéfiniment dans leurs écrits sans danger, dans leurs songes confortables, dans leurs espoirs dénaturés. Cédant à cette grandeur labile et chimérique, ils s’interdisent le courage de la vie qu’ils dénoncent avec mépris. Malsaines petites ombres incapables de saigner, de cracher, de hurler, d’aimer, de jouir, de se brûler au feu qu’ils admirent tant de le voir agrandir leur reflet noir. Rien ne leur arrive finalement, ils meurent bourgeois, célibataires matzneviens, masturbateurs maladifs abonnés aux revues licencieuses, les yeux cernés de noir, le teint pâle et le bide flasque. Icônes piaculaires de ce qu’ils auront honnis toute leur chienne de vie. Ce cauchemar est la corruption d’une certaine jeunesse résignée, et assurément du plus grand nombre. Ah, ce nombre-là qui absorbe sournoisement cette jeunesse-là. Que de trahisons, de renoncements, de désertion il lui aura fallu pour préférer la noirceur flatteuse et infinie de l’utopie au rebours de l’exaltation folle et vertigineuse de la réalité. Que de rumeurs grandiloquentes il aura diffusé sur la vie pour imposer son succédané contemplatif, son ersatz. Envoyant ses disciples colporter l’idée que la vie n’est qu’une fraternité désespérée, morne, faite de couples disgracieux, de croyances douteuses et de valeurs punitives. Taillant, pour ses plus jeunes adeptes, des tuniques dans le même voile rouille qu’il appose sur la vie pour cacher la vérité.

     Ce sont d’abord les hommes qui s’armeront, par habitude séculaire, des femmes aussi car la guerre ne leur est plus épargnée. Ils sont ceux qui ont vu s’installer la folie, ceux à qui on ordonne de baisser les yeux devant les vices étalés, de tourner le dos à la famille, de s’agglutiner dans les villes, de se rassasier des médias, de bouffer la graisse, le pétrole, les couleuvres et les vers, de vendre leur ventre, de se couper les couilles, de dealer leurs enfants… Ils viendront ôter l’insidieuse rouille qui, comme une gangrène, un suc gastrique, entache la vie véritable, la ronge ; et ce sera la fin de l’avancée du désert, la fin du simulacre, la possibilité de faire comparaître les mirages, de les condamner à l’errance éternelle : ombres avachies parmi les ombres fausses et traîtres.

     Soudain alors, se dressera la vie. La matrice réelle, celle des printemps, celle du sang qui coule, rare, rouge, celle de la vigne, des serments baroques ni prince, ni nantis, des hommes rassasiés, des naissances, du soleil, de la bastide aux contreforts puissants, des femmes magnifiques, des forêts, des cicatrices, de la ténacité, du roc, de la dignité, des sacrifices, de l’honneur retrouvé, de la divinité… Peu de mots pour dire ces belles choses véritables dans lesquelles je m’affirme un point après l’autre ! Je fais le pari de ne pas être seul…

  • Je suis contre

    Terra ignota toc toc c est le destin

    Aujourd'hui j'ai pensé à la mort. Je n’y ai vu que des désagréments. Donc, je suis contre.

  • L'aventure est à l'Ouest

    Terra ignota l aventure est a l ouest1

    Je ne suis pas un aventurier ou un mercenaire. Je suis l'homme d'un rêve. On ne change pas de rêve pas plus qu'on ne change de peau.

    Baron von Ungern Sternberg

  • Une certaine jeunesse, vilaine bestiole qui refuse de muer

    Terra ignota jeunesse patrie et dieu

    La jeunesse à besoin de se prendre au sérieux là où l’Homme prend au sérieux. J’entends ici par jeunesse la jeunesse sociale, convenue, moderne, comme catégorie. Pas celle qui a cette faculté à se transcender pour une Patrie, une famille, des enfants… non ! je parle bien de celle qui trimballe cette immense prétention de se croire tout ça à elle seule… un énorme nombril refusant toute cicatrice, toute personnalité, toute souffrance… une vilaine bestiole qui refuse de muer, par adoration de ses écailles. Il n’y a pas plus conservateur que cette jeunesse là, par attachement à sa clarté… pas d’ombre, pas de contraste… un moi basique qui n’est jamais dépassé, métamorphosé… nymphettes épilées… garçons androgynes… plus d’homme viril ni de femme épanouie… mourir comme on est né, sans savoir, sans connaissance, sans histoire… une génération de mort-nés, normés, insignifiants.

  • Brûler la nuit

    Terra ignota bruler la nuit

    Il nous faut de nouveau le feu sacré... et ce feu, nous pourrions alors le retourner contre les Nuits !

     

  • Aurore sanglante

    Terra ignota duel a l aurore

    De la traînante crainte de se livrer naît cette grimace de l’honneur, fierté sanglotante pour laquelle nous sommes prêts à mourir.

  • Se mettre en danger !

    Terra ignota explosif

    Se mettre en danger, c’est la clef de toute vie intéressante.

  • J'apprends l'humain, le vrai.

    Terra Ignota Face a la mer

    Pendant que vous êtes dans vos grandes écoles parisiennes, j'apprends l'humain, le vrai.

  • Puis vint la malédiction des villes et des gens.

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    Il faut congédier toute pensée qui nous incline au confort.

  • Partir ...

    Aventure

    Je fixe mes limites aux quatre points cardinaux qui sont les quatre coins de mon ring. Plus tard, j’irai me frotter à ces civilisations où l’oiseau, l’arbre ou la mer ouvrent l’espace contraint par ces seuls points en intégrant le zénith, le nadir et même le milieu.

  • Siècle nonchalant

    Barricade

    Dans le déroulement exaltant et plus que millénaire de notre civilisation, notre époque apparait comme figée. Progressivement le monde a été livré à la nonchalance, et c’est cette mollesse que l’on propose à l’excitation de ma génération. Se révolter devient alors une aventure superbement urgente et absolue. Des printemps de réflexion, des hivers d’indignation et toutes ces délibérations déguisées en résistances, doivent forcément aboutir à l’action. Et celle-ci doit être absolument coupante, décisive, déchirante, elle doit interrompre le temps de la science et de la  conscience pour une plongée brutale et grisante dans l’inconnu où il n’est plus concevable d’observer une distance démocratique.

  • Brûler tous les vaisseaux à vingt ans

    Fin d'aventure

    Finalement, écrire à vingt ans est indécent ! C’est manquer toutes les bonnes occasions de mourir avec panache

  • Le fou sublime

    Anne Magill Eclipse

    Ne pas confondre les âmes endolories et les cœurs mesquins. C'est-à-dire ne pas souiller le fou sublime, le chevalier errant. Les arcanes de leur âme sont des voix silencieuses, des impulsions anxieuses et parfois des évènements d’heureuse souvenance.

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  • La valeur du travail

    la-main.jpgC’est dans le corps durci par le travail que ma conscience entretient l'idée d'un destin inexorable.

  • Si les héros s'en vont

    exploision-des-vieilles-valeurs.jpgSi les héros s’en vont, si les princes et les sabreurs disparaissent, c’est  que l’idée de sacrifice a disparu pour autre chose de moins somptueux, où le courage et l’abnégation n’ont plus guère leur place.

  • Cocktail ou chalumeau ?

    affiche-terra-ignota-cocktail-ou-chalumeau.jpgLorsque la société exige un trop lourd sacrifice aux instincts de l’homme, alors ce dernier redevient totalement animal. C’est un cycle inévitable, il y va de la survie de l’espèce. Il faut maintenant se poser la question de notre position dans ce cycle.

  • Société des Altérés

    la-societe-des-alteres.jpgSymbole du Hussard poussant à l'extrême - et le plus naturellement du monde - d'extraordinaires qualités de courage et d'audace, le général Lasalle offre l'image du Héros Antique qui regarde la mort non comme une fin mais comme un accomplissement : « un houzard qui n'est pas mort à trente ans est un Jean-Foutre ».

    Il créa la Société des Altérés où il était interdit de dire que l’on n’avait plus soif, voua un culte aux alcools forts, aux attaques brutales, aux coups de sabre téméraires.

    Son épitaphe, il l’a écrite de son vivant à sa femme : "Mon cœur est à toi, mon sang à l’Empereur, ma vie à l’Honneur."

  • Règle de la maison : ne jamais ciller !

    Affiche-tera-ignota-never_blink.pngWe learned that we should never blink – Sir Michael Caine

  • L'ardente expérience du courage

    terra-ignota-karen-fighter-by-jpb.jpg

    Je me suis rendu compte qu’être humain, c’est en partie désirer ardemment faire l’expérience du courage, de l’abnégation de soi, de l’héroïsme, du dévouement et de la transcendance, ou peut-être même avoir besoin de cette expérience.

    Richard Strozzi Heckler 1992