Si a quarante ans tu n’as pas imaginé une nouvelle civilisation justifiée par un absolu, tu as raté ta vie. Mais l’homme, tout préoccupé de lui, est souvent ridicule dans son imagination : une Rolex lui suffit !
Rien n’est beau comme une singularité, même un infime détail qui s’affiche avec orgueil différemment des autres. C’est une certaine forme de résistance, une manière souveraine de s’affirmer. C’est le panache de Cyrano, la crane téméraire du légionnaire, la dague glissée dans le bas d’une femme.
Il devrait exister un prix pour le meilleur titre de livre. Certains auteurs y ont mis l'essentiel de leur effort. D'autres livres sont d’excellents cocktails d’été.
Chaque ruine m’écrase. Surgit toujours la culpabilité douloureuse de ne pas avoir su tenir une promesse de conservation, de transmission. Les ruines sont un sceau d’infamie que l’on porte comme autrefois les catins portaient la fleur de lys, appliquée au fer rouge sur leurs épaules, pour les déshonorer.
Il faut ordonner tous ses actes à des valeurs absolues, plus hautes que la vie, en ignorant le martyr superflu, la roulette russe et les seins de Lola !
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Commentaires
1
Stace
Le 17/05/2016
En effet !
Il y a peu, j'ai traversé la ville avec Le Désespéré de Léon Bloy en main, et je me suis senti cosaque zaporogue au milieu d'eunuques du sérail. Heureusement que personne, "en zone contemporaine", ne l'avait lu: je me serais fait lyncher par les modernophiles raccourcis, ou crucifier par des zélotes de l'Education Nationale (mais il serait néanmoins glorieux de mourir pour un livre)...