Louis Pauwels

Elle fixe le soleil

Elle fixe le soleil

Terra ignota j ai toujours aime une seule femme

[…] il y a une certaine race de femmes sur le monde, peu nombreuses mais vivaces, qui fixent le soleil et se nourrissent des rêves qui soulèvent le cœur de toutes les autres femmes. Elles voient partout des signes qui les fournissent à mener impunément leur destin, elles causent avec les choses, elles ont des complices dans les charmes de la terre. Elles nous échappent, elles se suffisent…

Louis Pauwels - L'amour monstre

La femme de l’homme

La femme de l’homme

Terra ignota la femme de l homme

La vraie femme. Celle qui nous vient du fond des âges. Celle qui rayonne à l’autre extrémité de la création. Je peux vous dire cela d’une manière plus directe. Deux races de femmes. L’une nombreuse, et l’autre en voie de disparition. Les femmes dans lesquelles on se branle. La femme avec qui l’on fait l’amour. Et avec qui faire l’amour, c’est se refaire de l’enfance. La vraie femme : celle qui connaît les secrets des eaux, des pierres, des plantes, des bêtes. Celle qui fixe le soleil et voit clair dans la nuit. Celle qui possède la clé de la santé, de la paix transparente, des harmonies. La sorcière blanche, la fée aux larges flancs humides, au visage d’ange flamand, aux longs cheveux blonds, aux yeux clairs, qui attend l’homme pour recommencer avec lui le paradis terrestre… Avec elle, toute la terre s’organise en féerie. Avec elle, il y a de l’immortalité dans l’air… Le désir qu’elle inspire est vide de tout démon. Plonger en elle vous réensemence et vous révèle que la grande jouissance est chaste. La vraie femme, la femme rare. Celle que les anciens gnostiques appelaient « la femme de l’homme » et la « rosée de lumière ». Ils nommaient l’autre, qui est légion, « la femme de la femme…

Louis Pauwels