TERRA IGNOTA Humeur et parti pris

Ligne de faille

En rupture de siècle !

En rupture de siècle !

Un week-end à la guerre !

Un week-end à la guerre !

2012 by jp terra ignota recette molotov

Rêver de moments terribles, de week-end à la guerre, de société secrète, d'extravagance à la russe, est une forme profonde et désinvolte de passer l'ennui de notre siècle.

 

 

Etre là où sont les lions !

Etre là où sont les lions !

terra-ignota-mauser-private-club.jpg"Terra Ignota ubi sunt leones"

Le temps urbain

Le temps urbain

homme-mecanise.jpgIl faut s’extraire des rythmes qui conduisent à l’aménagement d’un temps urbain, d’un temps mécanique, au détriment de tous les autres temps.

L'ivresse de l'excès !

L'ivresse de l'excès !

2012 zapoi

Attendez seulement que je sois désigné comme héraut des troupes qui campent aux marches de vos blocs de béton ! Attendez encore un peu, que mon choix soit fait entre la tentation ascétique d’une quête spirituelle, et celle, destructrice, du sang, de la violence et du pillage. Alors, lorsque j’aurai rompu l’exil que vous m’imposez pour me plonger dans l’ivresse des invasions, craignez, hommes gavés, lourds et engrossis d’inutile et de futile, la confrontation, l’appel exigeant d’une jeunesse avide d’idéal.

 

Moloch

Moloch

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L’argent c’est l’usure de l’homme.

Croche-pied

Croche-pied

album.jpgIl existe des moments audacieux quand on perçoit distinctement qu’une civilisation a la même fragilité qu’une vie - pour reprendre le mot de Valery - et qu’une pression, fusse-t-elle infime, pourrait précipiter la fin. Je crois percevoir cette imminence historique et il me vient des idées désinvoltes de croche-pied.

Fermeture pour liquidation.

Fermeture pour liquidation.

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A vingt ans, il faut le courage de la générosité et l’empressement du sacrifice. Tout doit être porté à l’incandescence, à la brûlure la plus vive. Etre la braise et la flamme. Capter les derniers éclats de notre siècle, les sourcils froncés et l’esprit en alerte, se dépêcher de visiter notre époque avant fermeture pour liquidation !

 

Mitrailleur Louis RICARDOU,

J'ai besoin d'exemples

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Louis RICARDOU, pupille de la nation, ancien légionnaire, amputé d'une jambe, réussit à se faire admettre comme mitrailleur dans un bombardier du Groupe de bombardement Lorraine, squadron 342. Son Boston est abattu au cours d'une mission de harcèlement au-dessus de Falaise, dans le Calvados, le 5 août 1944. Il avait 34 ans lorsqu'il est mort au champ d'honneur après trente-deux missions de guerre...

En ces temps inconsistants, j'ai besoin d'exemples !

Tout s’avilit !

Tout s’avilit !

terra-ignota-la-main-du-diable-porte-une-rolex.jpgC’est par giclées que l’homme politique nous inflige sa présence, les mots pleins de trente glorieuses, de révélations diaphoriques, d’itinéraires nouveaux… La lecture dégrisante de l’ennuyeux quotidien rend compte de l’improbable conciliation entre vérité de l’acte et promesses électorales dont le cheminement n’obéit jamais à la cohérence d’une quête éthique, mais à l’arbitraire des démences personnelles.

Deuil de guerre

Deuil de guerre ...

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femme-berenice.jpgSi la guerre est le face-à-face des hommes, elle est aussi le tête-à-tête des femmes avec la mort, voilant d’un crêpe sombre le coin d’un portrait posé tous les soirs sur la table de chevet. Chercher la gloire au combat devient alors indécent.

 

La 'retira' de l'histoire

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Au fond, mes contemporains se sont mutilés et ne se sont réduits qu’à une petite servilité, pour échapper au champ de bataille. Leur colère jalouse s’exerce aujourd’hui à l’encontre de ceux qui ont conservé un penchant assidu pour le combat au corps à corps.

L'ombre de la ville

L'ombre de la ville

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Le bourgeois porte comme des rides la tristesse des villes de province vers 17h00, sagement habillé de son époque grise, costume fade et mal taillé. Petit être étriqué aux poches salies et collantes de cet obscène et perpétuel mouvement caché de décompte des pièces perdues au plus profond des plis de sa bourse. Affichant de détestables cravates criardes pour tenter d’accrocher, vers le haut, les regards accusateurs qu’il surprend, bienheureux finalement d’être aperçu, fusse dans sa pénombre. Abject personnage ne songeant qu’à sa maîtresse déclassée et son loto formant la part unique de ses songes.

Charité

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La charité chrétienne était si liée avec la pauvreté que la société idolâtre l’a également marquée du sceau de la honte.

Bonne entente !

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Néoclassique : Ca rassure les parents, les anciens ; ça fait entrer les jeunes dans le salon et permet à tous de parler de vieilles gentilhommières et de révolution en pensant exprimer la même chose.

Les grands fauves

Le festin des grands fauves

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Je suis persuadé que ceux qui furent des proies livrées pendant des siècles à l’appétit des grands fauves trouvent leur vengeance de médiocres au sein d’une société qui impose la morale des faibles à force de lois consensuelles.

 

Ne pas oublier de haïr

Ne pas oublier de haïr

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Ne pas oublier de haïr immédiatement, définitivement, les aménageurs de territoire, ces idolâtres du goudron des voies stratégiques menant leurs percées inquisitrices jusque dans le plus profond de nos forêts, défrichant nos barricades de haies, abattant nos tours soudées dans le cœur des chênes séculaires et corrompant la source pure de nos rivières révoltées. Haïr ces fétichistes du béton, anéantissant les derniers retranchements de vie valeureuse, colonnes infernales vomissant ses soudards urbains, idéologues méprisables imposant leur lumière noire de décadence, leur mécanique glacée. Adossé à la mer, trouvant là l’ultime alliée hurlante et violente, guidé par le lierre vivace, nous reprendrons le chemin mythique de la sacralisation de nos terres, nous relèverons les pierres et les croix, nous traverseront la lande au pas pressé des galops, nous recouvrerons les môles d’humus fertile, nous rouvrirons nos chemins aux processions à coups d’estocs et de tailles, nous libérerons le cours des eaux qui minéraliseront à leur tour ce béton obscène. Race de granit et d’écorce, de mer et de ciel, nous poserons alors nos ronces en barbelés, nos bois en barricades, nos blocs de granit en citadelles. Le poète, le soldat, le prophète et le philosophe seront nos guetteurs tout au long de cette enceinte sacrée, éclairée de nos valeurs retrouvées. Autour, la mer, silencieuse, apaisée se tiendra à l’affût.

Le savant, le poète, le philosophe, le prêtre et le prophète.

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La figure de l’intellectuel cristallise les notions d’immobilisme, de lâcheté, d’abstraction voire de perversion. L’idée de décadence n’est jamais très loin. Je regrette cet état, j’aimerais voir ces intellectuels, ces savants, ces lettrés ou ces précepteurs retrouver leur légitimité de Pères fondateurs. Cette ré-intronisation passe par une définition exacte de ce qu’est un intellectuel, ou de ce qu’il n’est pas. Administrateur, bureaucrate, clerc, normalien, polytechnicien, banquier, expert, cosmopolite ne sont que des excroissances de la plèbe, ils s’expriment sur la place publique. Il est faux de dire qu’est intellectuel tout ce qui accède à la une des journaux, à la chronique. C’est traquer le reflet de l’or dans les figures de chair bronzées des petits hommes de vanité. Le savant, le poète, le philosophe, le prêtre et le prophète trahissent leur fonction lorsqu’ils laissent parler ces scribes minuscules en leur nom. Pour être visible de la multitude, ils doivent parler du haut des môles, des stèles et de l’antique Agora, c’est la place qu’ils doivent retrouver. La phalange des légataires de ces Pères, bras armé de la reconquête, prépare la recouvrance impériale de cette civilisation.

Lolita

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La démocratie n’est pas une vieille catin mais une lolita insouciante qui se fait trousser par tous les vieux fantoches qui arrivent à lui faire croire que leur résignation est une forme nouvelle d’héroïsme.

Cet homme là compte pour moi.

Cet homme là compte pour moi.

homme-clochard-1.jpgJe vous parle du pauvre, pas du malheureux qui traverse un malheur, pas du marginal ayant choisit la crasse comme domicile croyant y voir un tonneau. Je vous parle du pauvre, celui d’à côté qui a élimé son gilet à force de coups de brosse et de colère, celui qui se bat les flancs si fort pour en faire tomber cette misère qui s’accroche à lui comme une gale, celui qui regarde perpétuellement son ombre couchée sur le pavé en disant qu’il prendrait bien sa place. Celui qui a gardé deux crocs pour défendre sa dignité, livrant les autres à la tenaille ou aux coups de poings, celui qui malgré tout vous rendra la monnaie de votre charité. Je vous parle de lui pour vous dire qu’il compte pour moi.

L'Assassinat !

L'Assassinat !

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Je ne revendique ni la place du fossoyeur, ni celle du croque-mort de la modernité, je veux en être l’assassin.

 

 

Le baroque, c’est la fin du réalisme merveilleux !

Le baroque, c’est la fin du réalisme merveilleux !

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Il fallait être baroque de 1965 à 1985 lorsque c’était encore un abus de langage condamné à mort.

 

Malédiction de la ville

Malédiction de la ville

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Si je dis que l’urbanisation est une déclaration de guerre, j’ai alors livré toute ma pensée.

Sachons disparaître

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Jusqu’où aurons-nous la prétention de croire que nous sommes plus immortels que l’Egypte antique, Babylone, les prêtres Incas ou les rois khmers ? Nous voilà déjà à radoter notre petite histoire sclérosée. Dans nos derniers soubresauts ayons la dignité de laisser à la prochaine civilisation une terre fertile. Sachons disparaître cendres au lieu que fossiles.


Contre-temps

dc-closed.jpgLa démocratie est un contre-temps pas une solution.

Panurge et le totalitarisme !

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Il y a un côté épuration dans la volonté de normaliser la pensée. Il faut être, protocole, pro-homosexuel, proxénète, pro-métissage, profiteur ou pro-juif. Une vieille odeur de délation, de milice morale, de peloton d’exécution encadre ce régime totalitaire. Moi je n’aime pas les prototypes qui rasent gratis !