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Oh, ce visage craquelé aux yeux murés, au souffle sage, au sang ralenti ; cette gangue épaissie des souffrances imaginées, scarifiée du fouet brutal des douleurs d’une vie ; combien de siècles porte t'il ?
Ces limans asséchés coulant des yeux vers ces commissures abandonnées aux murmures solitaires ; combien de prières ont-ils écoulées ?
Cette façade inviolable d’un temple inondé de racines noueuses, entrelacées et de coulées de laves durcies des saisons successives ; combien de secrets enferme t'elle ?
C’est un des visages imaginé de l’éternité.
Dans les aléas de ce siècle combien de valeurs essentielles se sont trouvées digérées dans cette gueule béante de la modernité mercantile pour en ressortir salies, viciées dénaturées, marchandisées, pour être mieux englouties par le politique qui, à son tour, les vomit, les éructe avec force de théâtralité obscène, de faux coups de poing sur la table. Il nous faudra tailler, sculpter, forger de nouvelles valeurs, dures comme des diamants, pures comme des icônes, qu’elles ne puisent plus être absorbées par ces hommes.
Lorsque, abusées par le pouvoir de licencieux imprécateurs, les mères laissent impunément leurs filles se faire violer ; ainsi les hirondelles annonçant le printemps, c’est le signal qu’il faut délaisser les snipers et tirer maintenant à bout portant. Je vous préviens, soyez prêt, Monsieur Strauss-Kahn, l’idée secrète que la couleur de la rage soit rouge fait son chemin.
Code for victory : Casse-tête !

Comment osez-vous vous prétendre poète et gazouiller gentiment comme un pinson ? Alors qu’aujourd’hui il faut s’armer d’un casse-tête pour fendre le crâne du monde !
Vladimir Maïakovski, artiste Stalinien
Le marbrier n’a pas été convoqué pour mettre à jour la longue litanie des « morts pour la France » sur les monuments de nos villes et villages. Peut-être parce qu’on ne meurt plus pour la France mais pour d’autres femmes plus vénales. Alors forcément les élèves ne viennent plus réciter cette liste tragique lors de la fête estivale de juillet, que l’on appelait autrefois la fête nationale. Les vieilleries de grand-père ca sent le moisi pensent-ils sans se rendre compte que leur père ou leur frère est mort hier ou ce matin dans une odeur de poudre.

Les bons auteurs partagent avec les décorations étrangères et les rognons de veau, le privilège de se rehausser lorsqu’on les dispose en brochette.
Antoine Blondin
Je le tiens, bien sûr, de mon grand-père, qui le tenait de son grand-père, qui le tenait de son grand-père à lui, et ainsi de suite, durant des centaines d'années. Cela signifie que cette histoire est très ancienne. Mais elle ne disparaîtra pas, parce que je l'offre à mes enfants, et mes enfants la diront à leurs enfants, et ainsi de suite.
Lazaros Harisiadis, Conteur Gitan
J’aime les points de vue fraternels qui embrassent dans le même élan Alexandre Blok, Aragon, Roger Vaillant avec Charles Peguy, Drieu la Rochelle et Henry de Montherlant.
Tout passe, l’art robuste seul à l’éternité !
Imaginons l’art moderne comme étant les Inflatable Rabbit de Koons exposés dans les jardins de Versailles, les Personnes de Boltansski au Grand Palais, la Pyramide de Ming Pei au Louvres, le Pont emballé par Christo, la Joconde moustachue de Duchamp, l’Arbre aux voyelles de Penone dans les jardins de Le Nôtre. Enlevons le pillage, l’imposture et l’arnaque ! Il reste d’un côté, une baudruche, des déchets, un chiffon, un fantasme de barbier, un arbre pétrifié et de l’autre, Le Château de Versailles, le Grand Palais, le Louvres, le Pont Neuf, la Joconde, les Tuileries. L’art véritable est l’éternel, le reste je le voie comme le guano sur la statue d’un jardin public.
L’impact des « … », c’est la preuve palpable de la rafale, c’est le silence qui suit l’exécution, c’est le temps ralenti du cadavre qui s’effondre, c’est le souffle court du bourreau, c’est le regard anxieux des compagnons de cellule, c’est le cœur de la femme qui saigne, c’est celui de la mère qui s’assèche.
Je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. (…) Je promène mes regards sur cette foule innombrable composée d'êtres pareils, où rien ne s'élève ni ne s'abaisse. Le spectacle de cette uniformité universelle m'attriste et me glace, et je suis tenté de regretter la société qui n'est plus.
Alexis de Tocqueville
Les voltigeurs contre l'Avant-garde !
Quand j’entends parler d’Avant-garde, j’ai toujours cette vieille crainte de voir débouler, immédiatement après, au coin du bois, le Gros et l’Arrière-garde d’une colonne de blindés et une soldatesque au garde-à-vous. C’est pour cette raison que j’ai toujours préféré les voltigeurs, les bretteurs et les sabreurs : plus indépendants.



































