TERRA IGNOTA Humeur et parti pris

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Baïonnettes aux crayons

Baïonnettes aux crayons

Terra ignota ecrire arme

On n’écrit pas comme on tire en l'air… On écrit au corps à corps, monté sur les étriers, sabre au clair !

Devoir quotidien

Devoir quotidien

Terra ignota tenir l exigence

Tenir l’exigence, ne pas abdiquer. Sinon qui nous consolera de nous-mêmes ?

Je crois simplement en la femme divine,

Je crois simplement en la femme divine

Beauté paienne by ed-ross.jpg

Il y aurait un érotisme chrétien, caché, nocturne et un érotisme païen, exhibitionniste, diurne. Je crois simplement en la femme divine, solaire, lunaire, intégrale mais aussi de chair et de volupté.

Je vous écris de la cabine N°6

Je vous écris de la cabine N°6

Terra ignota je vous ecris de la cabine n 6

Le cargo sur l’horizon bleu, traçant sa route au pétrole et à la fatigue des hommes. La fumée grise des pipes, des cheminées et les dernières brumes de l’aube. Balancer par-dessus bord les vieux mots, larguer les haines, les mensonges pesants, … revenir à la simplicité, prendre conscience de l'admirable, du fulgurant... il y a quelque chose d’immensément grave à ne plus savoir goûter la simplicité…

Actualité : Terrasse Parisienne

Terrasse Parisienne... J’écoute, j’observe… conversations inutiles … baudruches boursouflées. Terrible sacralisation du rien dont on a fait le programme de l'humanité. C’est l’ornement du vide, l’aveu d’une fascination absolue du néant.

Je replonge dans ma lecture La nuit vieille d’Armel Guerne... Il faut battre le rappel des grands textes... échapper à la médiocrité, renouer avec la prose impérative...

L'exigence cette autre forme de l'orgueil !

Les suggestions des contre-jours...

Les suggestions des contre-jours...

Wim claessen art 1

J'aspire aux perspectives épurées à la Wim Claessen, aux espaces purs qui viendraient nourrir mon imagination, aux suggestions des contre-jours... Toute grande étendue silencieuse est une invitation à l'aventure, une promesse de départ, une interrogation.

Actualité : Les douces dérives autour de minuit

Soirée vodka... Nous avons accueilli la nuit avec quelques offrandes : livres, musique, amitié et alcool fort. Il y a des dieux à ne pas fâcher.

- "Celui qui se ment à soi-même est le premier à se sentir offensé". Dostoievski dans Les Frères Karamazov.

- "Mentir, c'est désespérer de soi". Jean-René Huguenin.

- La filiation comme un rebond...

- Dostoievski, Huguenin, c'est pur comme de la vodka blanche.

L'alcool réveille en nous des sentiments absolutistes. Dernières notes de Miles Davis dans Around The Midnight... Nous tenons la barricade encore quelques heures et guettons le jour le pied ferme. 

 

... avec Pol Saint-Lazare

Les enfants gâtés sont des tueurs en série

Terra ignota the louvre 1970s

Tout narcissique est d’abord un enfant gâté, un tyran. A l’âge de raison il devient tueur en série ou criminel de guerre.

La joie est une conquête explosive

La joie est une conquête explosive

La joie de vivre par robert delaunay 1930

Le bonheur ! Le bonheur ! Etrange étoffe sucrée, lourde et inconfortable. Moi j’ai toujours préféré la joie… ça sent le soleil, la légèreté instantané, la pureté. La joie, elle ne va pas au p’tit bonheur la chance, elle explose !

La lecture est une fièvre utile !

La lecture est une fièvre utile !

Terra ignota lire c est deja desobeir 1

Il me semble très important de développer, aujourd’hui, l’insolence et la polémique, bref : l’écriture de lutte.

 

Dominique de Roux

 

Actualité : L'hiver bascule, décline, c'est l'heure de se perdre !

L'hiver bascule, décline. Il a voulu durer un peu plus que ce qu'autorisait le solstice. Mais il se dissout maintenant dans les verts qui explosent, les bleus, les ocres. Un besoin accru de chaleur marque tout. On allume de nouveau nos cigarettes au chalumeau et renaît la tentation d'un romantisme aux cheveux courts sous un air entêtant de La Traviata. On sent l'excès partout : le soleil éclatant et défié par le vent sec, le sang taurin des ferias, la féminité compliquée sous des robes simples, les rasades de Bardolino… La nuit et la tendresse urbaine sont enfin terminées. On abandonne les idées de naufrage et on est de nouveau ému par la mer… C’est l’heure de se perdre !

En attendant la prochaine déclaration de guerre...

En attendant la prochaine déclaration de guerre...

Terra ignota sebastian castella

 

A attendre l'ouverture de la chasse, le début de la saison de tauromachie, la prochaine déclaration de guerre, je constate que la guerre est ma vraie langue maternelle.

 

Actualité : 10 500 suicides de hipsters

Je me lève, je me lave, je me rase… « Je » est le personnage principal ! Ces actions sont les seules paresseuses de la journée. Les seules avouables sans travail préparatoire. Le reste est une explosion soudaine, éblouissante, caniculaire, comme un bon roman noir ou une tragédie grecque, qui sont de la même veine ancienne, instable. L'illusion théâtrale trompe toujours les naïfs. Les autres aperçoivent l’unité secrète se déployer. La femme, les fils y sont les acteurs avec les amis rares, la bastide et la mer … En face vous trouvez Dédé le Faux en comédien exubérant et en second plan quelques acteurs muets (les cadavres), des masques futiles accompagnés de dorures inutiles (les contemporains) et quelques urbains aux épaules effacées (les fantômes). Le charme, les rêves, les valeurs - j’en oublie sûrement- forment les chœurs armés de fusils mitrailleurs et d’espérances implacables.

Le théâtre est un terrain de jeu en phrases serrées, en péripéties intenses, en rafales claquantes, en fraternité, en coulées de sang nécessaires. Tout souligne l’héroïsme de notre personnage. Il y a l'action, la palpitation. On y croit. On a peur. On rit. On vit.

Il y a de moins en moins de spectateurs. Partis à la recherche d’effets spéciaux,  pulsionnels, en rupture, ils choisissent le roman SF pour cultiver leur angoisse collective tout autant que leur abandon de la réalité.

Cette année 2015, on comptera en France 10 500 suicides.

Moi, tous les matins je me lève, je me lave, je me rase…

Actualité : Le pire quart, de minuit à quatre heures du matin.

Cadre : Nuit, vodka, sentiment absolutiste, cri de guerre !

Dialogue : … [Interlocuteur abasourdi]

Idée : Concevons une pensée nocturne pour les vocations animales.

Seuls les titans fermeront les brèches

Seuls les titans fermeront les brèches

Terra ignota seuls les titans fermeront les breches

C’en est fini de toute vie intérieure, l’homme moderne n’est qu’extérieur, apparence, bronzage, pulsions mégalomaniaques, sourire peroxydé, babillage. L’espace entier est occupé par cet extérieur. Tout y collabore : la mode, la doxa, la parodie sociale du bonheur, la conviction de la nécessité de l’autre. Le vide de l’apparence a rang d’existence. Avec la télévision ce vide se répand. Avec les transports il va partout et de plus en plus vite. La vitesse, le vide… et, en suspension, des baudruches philosophico-gourouesques biographées officiellement, des baudruches politico-publicitaires stampelisées, des baudruches sectaro-laïcardes télégéniques qui, comme des bouées, marquent les points de contrôle obligatoire. Pour filer la métaphore marine, si d’aventure quelques consistances venaient à perturber la course en boucle, des balises de danger, aux couleurs angoissantes, seraient exposées à la vue de tous : attention risque de naufrage, d’ancrage, de ne plus être dans la course. La machine est faite pour mettre en déséquilibre, pour  prendre dans le flou de la vitesse, pour aspirer dans le vide du siphon. Elle satisfait une logique de la fuite.

Peut-être existe-t-il encore quelques résistances. Je veux dire des pleins, des vies intérieures… forteresses solides, navires ancrés. Mais la vitesse, le vide gagnent du terrain… Les pleins ne forment plus un front de résistance… leur force est discontinue, éparpillée, fragilisée, inaudible, donnant cette impression relative d’être au ralenti. La digue rompt par blocs entiers. Seuls les titans fermeront les brèches. Ils les colmateront de leur mémoire séculaire, de leur goût de l’aventure, de leur différence, de leur transparence, de l’exigence, de la clarté, de leur intériorité, de tout ce ciment qui s’oppose au vide. Ils briseront la danse macabre, la ronde infinie, paroxystique, stérile, vaine pour reprendre la semence de la Terre, la marche en avant... 

Le processus de l'ivresse

Le processus de l'ivresse

Terra ignota poster educatif 1

En ivresse, je suis plus Malcolm Lowry que Charles Bukowski… je veux dire que je suis pour  l’écriture qui sombre entre lumière et ténèbres, pas pour l’homme qui se démantèle. L’homme, je le préfère damné mais fier.

Actualité : Nous avons osé Twitter...

Terra ignota ubi sunt leones

 

A l'abordage de Twitter ! le torpilleur s'appelle @TIgnota... il faut immédiatement allumer tous les boutefeux qui se présentent, s'accaparer l'espace, imposer son impérialisme, prendre corps en tout lieu, se mettre en évidence... Répondre à l'injonction conquérante et insolente : nous sommes de tous les combats !

Actualité : En attendant l'heure d'été !

Petit matin… ciel brouillé, café noir, serré, presque solide… sans sucre. La brume fait encore le trottoir. Les citadins se déplacent à voix basse, passent sous l’ombre des murs. Nul autre moment parle comme celui-ci de l'ennui des urbains.

J'ai des ambitions d'été

J'ai des ambitions d'été

Pelin soleil

J'ai des ambitions d'été, de plein soleil... des envies de rhum, d’exécutions et d'auteurs italiens.

Actualité : veautez !

L’homme politique contemporain, cet extrait mesquin de dictateur stalinien, d’arracheur de dents et d'antihéros est finalement bien fait à la bassesse du bulletin de vote anonyme : il est élu par des corbeaux.

Actualité : La mer, les touristes et les crabes

- "Oh, la belle bleue", criaient-ils, face au vent qui s'engouffrait dans leurs gueules béantes, se mêlant aux frites et aux sandouiches gras... 

Ils étaient là sur le quai, ignares du grand large, des pêcheurs, de la solitude... agglutinés comme pour une répétition du feu d'artifice du 14 juillet. 

Je me mis à rêver d'une grande vague profane pour balayer tous ces touristes venus voir la 'Grande Marée' comme ils visitent les basiliques... Une belle fulgurance assassine de la nature ! Aux crabes toute cette cohorte urbaine...

Qu'avez-vous à dire pour votre démence ?

Qu'avez-vous à dire pour votre démence ?

Terra ignota l amour est mort 1

Bien pire que la débauche des corps : la débauche des âmes...

Le destin s’impose

Le destin s’impose

Terra ignota j ai toujours aime une seule femme

Je ne suis convaincu que par les trajectoires extrêmes. L’homme, déjà père, au bras d’une femme complexe ou bien l’homme, solitaire, ascète, ermite. L’héroïsme rayonne dans ces deux destins.

Actualité : Autres échos

Pudiquement on hésite encore à exhiber tous nos "Autres échos" sur ce blog. Chez nous, dans nos bibliothèques de combat, nous n'avons cependant pas hésité à placer la désespérance gaie de Céline à côté des nausées de Sartre, même si le caractère sordide de l’étreinte nous glace encore. Aujourd'hui, nous osons deux adresses : les sites de Thierry Marignac et de Bruno Deniel-Laurent ; en attendant la taureaumachie, le rugby, la chevalerie, les combats perdus de l'Histoire, la vitesse, les moto anglaises, madame de Sévigné au bras du cardinal de Retz et toute la  littérature baroque.

La joie sombre écrasée par le soleil

La joie sombre écrasée par le soleil

Terra ignota mein blokhaus

Je suis de taille à assumer ce paradoxe crucifiant : je suis fait pour la joie sombre écrasée par le soleil, éprouvée au feu de la négation et carbonisée par excès de lumière.

Le péril de l'ennui

Le péril de l’ennui

Terra ignota bagarre

Dans certains états d'âme, l'aventure violente est une conspiration ouverte contre le péril de l’ennui.

Ces gros mots qui paradent

Ces gros mots qui paradent

Terra ignota je n aime pas les grands mots pretentieux

Mon esprit répugne à l’usage excessif de vocables prestigieux depuis qu’ils sont mis sous surveillance, estampillés monopole d’Etat… La liberté et l’égalité, par exemple, sont plus des chevaux de Troie que des chevaux de course. Je préfère aujourd’hui croire aux mots de chair et de sang, aux mots qui hurlent ; comme l'amitié, la famille ou le courage.

Les derniers poètes de la gratuité absolue

Les derniers poètes de la gratuité absolue

Terra ignota us ardennes wii

Les hommes de guerre sont de l’espèce qui se rase pour mourir. Ils croient à la rédemption de l’homme par la vertu de l’exercice et du pas cadencé. Ils cultivent la force physique et la belle gueule, s’offrant le luxe des réveils précoces dans les matins glacés et des marches harassantes pour la joie de s’éprouver. Ce sont les derniers poètes de la gratuité absolue.

 

Jean Larteguy

 

Actualité : Staline ne reviendra plus

05 mars 1953. Mort de Staline. Une nouvelle probablement sans importance aujourd’hui. Mais qui fait tout de même plaisir.

Cette fatigue amoureuse

Cette fatigue amoureuse

Peter lindbergh

 

N'est-ce pas la part la plus excitante de leur beauté, cette fatigue amoureuse qui vitre et cerne leurs yeux et leur durcit un peu le visage.

Paul Morand

 

Actualité : La prolifération des berniques

Bansky à Gaza, c'est Leoh Ming Pei au Louvre, ou Marion Cotillard en Indonésie... l'installation définitive des berniques sur le corps du vieux monde.

Debout poète, foutons un joyeux bordel

Debout poète, foutons un joyeux bordel

Terra Ignota Tag debout poete foutons un joyeux bordel

Quelle immense tromperie cette politique pratiquée par des hommes tronqués qui ont été incapables de prendre en compte leur propre jeunesse, et qui se proposent d'imaginer celle de leurs enfants. Mais les enfants n'en font qu'à leur tête, roulent à pleine vitesse dans les contre-allées, ont de grands rires décontractés, taillent la vie à grands coups d'insolences ciselées, vont trop vite pour s'embarrasser d'un déambulateur.

 

Voici un peu de vent et de soleil

J’ai dit tout le bien qu’il fallait dire de l'hiver, mais il faut qu'il parte.

Italie

 

Voici un peu de vent et de soleil : ce qu’on aimerait exactement être.

 

Frédéric Berthet

 

Actualité : Un jour au salon de l'agriculture

Ce ton que prennent les hommes politiques, identique qu’ils s’adressent aux hommes de la rue ou aux bêtes du salon de l’Agriculture, c’est celui des marchands d’esclaves.

L'ultime citadin

L'ultime citadin

Terra ignota parc monceau

L'ultime citadin : Parc Monceau ? Déjà la campagne !

Asservis à la nécessité

Asservis à la nécessité

 Terra ignota revolution ratee

 A l’ère du règne de l’utilitarisme, la culture semble avoir du mal à se justifier dans les milieux politiques subjugués par l’économie. La démocratie semble y trouver son compte à ne savoir proposer que des plaisirs faciles asservis à la nécessité. Ce n’est pas la révolution qui a eu raison de l’aristocratie spirituelle mais la motion moyenne.

Tabula Rasa

Tabula Rasa

Terra ignota tabula rasa

Tabula Rasa, ultime barbare annonçant la civilisation mythique !