TERRA IGNOTA Humeur et parti pris

Coupure de presse

La presse en parle ou devrait en parler.

La presse en parle ou devrait en parler.

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La chasse est ouverte

John Wayne

La chasse internationale aux bandits est ouverte officiellement... ! Blanc seing à celui qui ramènera un scalp ! Le jeudi 27 octobre 2005, la France avait bien essayé de lancer cette mode en étouffant Firmin Mahé, Ivoirien voleur, violeur... mais faute de bannière étoilée en bandoulière, elle fut montrée du doigt, et accusée, humiliée, elle s'excusa ... Aujourd'hui Ousama Bin Laden et ses vingt comparses ont été abattus... le corps du terroriste nébuleux balancé dans des eaux troubles et profondes ! Le sceau étoilé encore chaud au bas de l'acte de décès rend l'affaire honnête. Nous ne saurons jamais s'il est mort avec une balle entre les deux yeux ou une rafale dans le dos... les témoins ont été zigouillés ! Qu'importe ! Pour une fois, dans le combat des cow-boys et des Indiens, je suis du côté de John Wayne !

Du coup l'Agence Nationale pour l'Emploi recrute des chasseurs de têtes et des colleurs d'affiches "wanted". Sur tous les continents quelques candidats au grand plongeon sont dans la ligne de mire : Ali Abdullah Saleh, Mohammed VI, Omar Al-Béchir, Kim Jong-il, Roi Abdallah, Islam Karimov ou Bachar al-Assad ! Après quelques tirs de réglage, il y aura immédiatement un tir d'efficacité pour terminer le travail commencé par d'éminents tireurs d'élite.

Legion etrangere

Elaguer Lebranchu

Legion etrangere

Madame le député Marylise Lebranchu, faites nous grâce de vos avis sur les choses qui vous sont étrangères. Vouloir faire une coupe claire dans les rangs de La Légion, c’est ignorer qu’elle a des racines qui vous permettent de vous déployer en liberté.

Escadrille fantôme

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Il n’y a pas de guerre en Libye, n’en déplaise à Bernard-Henri Lévy qui rêve toujours d’armer son ‘Escadrille Libye’ pour ajouter l’imposture d’une aventure malraussienne à celle de philosophe, sur son curriculum-vitae. Même si les aviateurs de l’Amiral Edouard Guillaud sont persuadés d’avoir vu une guerre à partir de leurs Mirages, l’espoir de transformer de piètres manifestants en francs-tireurs relève au mieux de l’allégorie de pigiste arrangeant un livre. De grâce que Monsieur Levy soit réduit à la discipline, expulsé ou fusillé !

Le Japon irradie enfin

guerre-kamikaze1.jpgL’allemand, le japonais, l’américain, chacun sur son continent s’est évertué à tuer l’imagination, l’esprit, l’enthousiasme et l’art pour imposer l’austérité du jugement, du savoir, du calcul et de la science. C’est la victoire convoitée de la mécanique sur l’aventure. C’est le genre de pari qui fini toujours par un seppuku selon la plus pure tradition. Et ça, c’est l’éclat galvanisant et mystique de l’art.

Le salon de la guerre.

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Ainsi furent nommés les guerriers parce qu’il y avait des guerres comme il y a des soldats quand il ne reste plus que la solde ! Après l’épopée des guerriers vint l’ère des techniciens de la guerre. Aujourd’hui analystes de centre de gravité, spécialistes de la numérisation du champ de bataille, lanceurs de bombes, pilote d’avions, prennent le pas sur le guerrier. Le choc des corps est remplacé par le « combat tour à tour symétrique, dissymétrique ou asymétrique », ce qui est une autre façon de dire qu’aujourd’hui un millier de tonne de munitions lancé a longue distance à une bonne probabilité d’attendre au moins un «guérillero, rebelle, moudjahidine, terroriste » équipé d’une kalachnikov à trois copecks. Pour plagier Thucydide, je dirai : [l’avion] serait une arme hautement prisée si elle pouvait distinguer les braves des autres ». Il s’agit ensuite, et de manière incantatoire, de crier « c’est la guerre » pour se croire paré des atours de l’hoplite et se barder la poitrine frêle et pâle du rouge de la Légion d’honneur. Adieu honneur, courage, colère mais aussi compassion et respect qui furent les qualités de nos derniers guerriers. Aujourd’hui le dur langage de la guerre fait place à celui des salons de l’Ecole de Guerre et l’honneur est décliné dans un pluriel indécent, reflet de l’image de soi et non plus du don de soi. Après le temps des fauves et des phalanges voici venir celui des requins et des réseaux. Aujourd’hui derrière la cambrure du héros ne il n’y a plus qu’une certaine tristesse ou une jambe de bois, là où naguère il y avait, preuve  du fruit de l’action guerrière, la posture altière et fière de celui qui avait la reconnaissance de la Cité.