Coupure de presse

La presse en parle ou devrait en parler.

La presse en parle ou devrait en parler.

La part des pauvres

Pauvreté

La pauvreté fut vertu chez les catholiques, châtiment chez les protestants et le libéralisme en a fait un vice, une menace pour l’ordre publique ! De la charité à l’exclusion, la ‘part du pauvre’ a quitté nos tables pour s’installer dans la rue, sous les ponts, sur le pavé !

Anti-héros

Nain de jardin

 

Le nain de jardin, c’est l’anti-héros de l’Art ! Enfant du divorce de l’éthique et de l’esthétique. Finalement le kitsch reste un banal fait de société.

Tout passe, l’art robuste seul à l’éternité !

Statue pigeon

Imaginons l’art moderne comme étant les Inflatable Rabbit de Koons exposés dans les jardins de Versailles, les Personnes de Boltansski au Grand Palais, la Pyramide de Ming Pei au Louvres, le Pont emballé par Christo, la Joconde moustachue de Duchamp, l’Arbre aux voyelles de Penone dans les jardins de Le Nôtre. Enlevons le pillage, l’imposture et l’arnaque ! Il reste d’un côté, une baudruche, des déchets, un chiffon, un fantasme de barbier, un arbre pétrifié et de l’autre, Le Château de Versailles, le Grand Palais, le Louvres, le Pont Neuf,  la Joconde, les Tuileries. L’art véritable est l’éternel, le reste je le voie comme le guano sur la statue d’un jardin public.

Le veau, la vache et le bon lait

Elisabeth Badinter, Vache qui rit

Rosita Isa est devenue, depuis le 05 avril 2011, la meilleure amie d’Elisabeth Badinter.  Elles assistent ensemble aux vernissages des expositions de Vach’Art et coquinement, sont allées voir un film de Daisuke Goto « Les larmes de la vache ». Le motif de cet amour vache : Rosita, génisse argentine, est enrichie de deux gènes humains et pourrait produire un ersatz de lait maternel. Elisabeth Bad-Inter voit ainsi se concrétiser son rêve de désaliéner la femme de la contrainte d’allaitement et, par là, de sa condition de femme (!!!???)… sûrement pour mieux devenir cet objet libéré que Babeth déshabille et avilit sur ses panneaux d’affichage Publicis : «  A quoi rêvent les blondes : Irresistibol, 7 minutes d'intelligence par jour. », ou « Mon banquier me préfère à découvert ».

 

Culture ?

Arielle Dombasle

Bernard-Henri Levy c’est Malraux… la culture en moins et Arielle Dombasle en plus !

La chasse est ouverte

La chasse est ouverte

John Wayne

La chasse internationale aux bandits est ouverte officiellement... ! Blanc seing à celui qui ramènera un scalp ! Le jeudi 27 octobre 2005, la France avait bien essayé de lancer cette mode en étouffant Firmin Mahé, Ivoirien voleur, violeur... mais faute de bannière étoilée en bandoulière, elle fut montrée du doigt, et accusée, humiliée, elle s'excusa ... Aujourd'hui Ousama Bin Laden et ses vingt comparses ont été abattus... le corps du terroriste nébuleux balancé dans des eaux troubles et profondes ! Le sceau étoilé encore chaud au bas de l'acte de décès rend l'affaire honnête. Nous ne saurons jamais s'il est mort avec une balle entre les deux yeux ou une rafale dans le dos... les témoins ont été zigouillés ! Qu'importe ! Pour une fois, dans le combat des cow-boys et des Indiens, je suis du côté de John Wayne !

Du coup l'Agence Nationale pour l'Emploi recrute des chasseurs de têtes et des colleurs d'affiches "wanted". Sur tous les continents quelques candidats au grand plongeon sont dans la ligne de mire : Ali Abdullah Saleh, Mohammed VI, Omar Al-Béchir, Kim Jong-il, Roi Abdallah, Islam Karimov ou Bachar al-Assad ! Après quelques tirs de réglage, il y aura immédiatement un tir d'efficacité pour terminer le travail commencé par d'éminents tireurs d'élite.

Elaguer Lebranchu

Elaguer Lebranchu

Legion etrangere

Madame le député Marylise Lebranchu, faites nous grâce de vos avis sur les choses qui vous sont étrangères. Vouloir faire une coupe claire dans les rangs de La Légion, c’est ignorer qu’elle a des racines qui vous permettent de vous déployer en liberté.

Escadrille fantôme

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Il n’y a pas de guerre en Libye, n’en déplaise à Bernard-Henri Lévy qui rêve toujours d’armer son ‘Escadrille Libye’ pour ajouter l’imposture d’une aventure malraussienne à celle de philosophe, sur son curriculum-vitae. Même si les aviateurs de l’Amiral Edouard Guillaud sont persuadés d’avoir vu une guerre à partir de leurs Mirages, l’espoir de transformer de piètres manifestants en francs-tireurs relève au mieux de l’allégorie de pigiste arrangeant un livre. De grâce que Monsieur Levy soit réduit à la discipline, expulsé ou fusillé !

Le Japon irradie enfin

guerre-kamikaze1.jpgL’allemand, le japonais, l’américain, chacun sur son continent s’est évertué à tuer l’imagination, l’esprit, l’enthousiasme et l’art pour imposer l’austérité du jugement, du savoir, du calcul et de la science. C’est la victoire convoitée de la mécanique sur l’aventure. C’est le genre de pari qui fini toujours par un seppuku selon la plus pure tradition. Et ça, c’est l’éclat galvanisant et mystique de l’art.

Le salon de la guerre.

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Ainsi furent nommés les guerriers parce qu’il y avait des guerres comme il y a des soldats quand il ne reste plus que la solde ! Après l’épopée des guerriers vint l’ère des techniciens de la guerre. Aujourd’hui analystes de centre de gravité, spécialistes de la numérisation du champ de bataille, lanceurs de bombes, pilote d’avions, prennent le pas sur le guerrier. Le choc des corps est remplacé par le « combat tour à tour symétrique, dissymétrique ou asymétrique », ce qui est une autre façon de dire qu’aujourd’hui un millier de tonne de munitions lancé a longue distance à une bonne probabilité d’attendre au moins un «guérillero, rebelle, moudjahidine, terroriste » équipé d’une kalachnikov à trois copecks. Pour plagier Thucydide, je dirai : [l’avion] serait une arme hautement prisée si elle pouvait distinguer les braves des autres ». Il s’agit ensuite, et de manière incantatoire, de crier « c’est la guerre » pour se croire paré des atours de l’hoplite et se barder la poitrine frêle et pâle du rouge de la Légion d’honneur. Adieu honneur, courage, colère mais aussi compassion et respect qui furent les qualités de nos derniers guerriers. Aujourd’hui le dur langage de la guerre fait place à celui des salons de l’Ecole de Guerre et l’honneur est décliné dans un pluriel indécent, reflet de l’image de soi et non plus du don de soi. Après le temps des fauves et des phalanges voici venir celui des requins et des réseaux. Aujourd’hui derrière la cambrure du héros ne il n’y a plus qu’une certaine tristesse ou une jambe de bois, là où naguère il y avait, preuve  du fruit de l’action guerrière, la posture altière et fière de celui qui avait la reconnaissance de la Cité.