TERRA IGNOTA Humeur et parti pris

Ligne de faille

En rupture de siècle !

En rupture de siècle !

Il nous faut une musique !!!

Il nous faut une musique !!!

Terra ignota il nous faut de la musique

Il nous faut une musique pour exprimer notre révolte !

 

La mode est décidément partout impitoyable.

La mode est décidément partout impitoyable.

Terra ignota la mode sera triste

L’arrivée décomplexée du vocabulaire post lutte des classes, muzz, négre, youpin, blanc, mis en valeur par le préfixe « sale », relègue le prolo et le bourge à des concepts trop datés, plus assez tendance. La mode est décidément partout impitoyable. On devine déjà qu’elle ne sera plus insouciante, en minijupe, carré de soie et lunettes noires. On remarquera également, dans cette nouvelle approche de la lutte des communautés, l’absence étrange des jaunes et des rouges ; ce qui devrait alimenter certaines thèses complotistes et rendre triste le prêt-à-porter printanier.

 

Nous cracherons notre fumée à la face de la lune

Nous cracherons notre fumée à la face de la lune

Terra ignota le monde en notre pouvoir 1

Une fois que nous aurons le monde en main, dans un vague geste de pouvoir, de vanité et d’irrespect, nous cracherons notre fumée à la face de la lune et ferons brûler le jour.

 

Nous traversons le temps de la grande ignorance

Nous traversons le temps de la grande ignorance

Terra ignota sans issue

Nous traversons le temps de la grande ignorance des liturgies, de la grande nostalgie des cérémonials, de la grande impuissance des dogmes. Nous n’avons plus ni jour, ni nuit. Seuls le soleil et les orages, et des mots hallucinés, vociférants avec une force à couper le souffle, trouveront un chemin.

 

Je rêve d’un monde où l’on se tait

Je rêve d’un monde où l’on se tait

Terra ignota un monde de silence

Je rêve d’un monde où l’on se tait, où tout est secret, un monde de devins, de pianistes et de chats.

 

Ecrire par temps d'effondrement

Ecrire par temps d'effondrement

Terra ignota ecrire en pleine decadence

Je n'aime pas cette contrainte : écrire par temps d'effondrement civilisationnel. J'aurais aimé écrire dans la plénitude. Ecrire d'une langue joyeuse dans la plénitude de la civilisation.

 

L'homme sauvage

C’est un grand costaud aux jambes solides,

Aux longs bras qui signalent une origine paysanne

Avec les stigmates hérités d’un long rapprochement avec la terre.

Le visage est celui d’un destin dramatique aux dévotions cannibales

Et pourtant

Il a des yeux dilatés d'innocence, des yeux d’enfant, des yeux bleus, nordiques

Il est beau, très beau dans l'éphémère

A se repaître de l'air

A ne salir sa peau blanche que de terre fertile

Et pourtant

Son âme ne lui laissera aucun répit jusqu’à ce qu'il sombre.

Avec cette peur animale qui est étrangère à la peur de la mort ou même de la souffrance

 

On s'en fout !

On s'en fout !

Terra ignota religion impose ta foi

On s'en fout de croire en Dieu, puisqu'il qu'il existe !

 

 

 

Ce fichu désert culturel - Postmodernité

Ce fichu désert culturel - Postmodernité

femme-hedonisme.jpgL’hédonisme postmoderne ! Oh pas celui d’Aristote, ou d’Epicure ! Non ! Celui de l’apparence, du règne sans partage de l’image, de l’exhibitionnisme de l’intimité, des déviants encensés, des collectifs aux intérêts miniaturisés ou de la télévision. Voilà ce qu’on propose comme culture ? La postmodernité … cette fabrique d’écervelés ! Sans pensée,  pas de préliminaire, pas d’après, comme des bêtes cette recherche du coït immédiat. Cette chose immonde, gluante ou tout est culturel, où tout se vaut, n’importe quoi est culture : le sexe, le loto, les gadgets, la publicité, la mode, le maquillage, les colonnes de Buren, le piercing, les jeux vidéo … M’intéresse pas ce structuralisme ethnologique élevant les pissotières de Duchamp au rang de forme différente de la culture. Il n'y a plus ni vérité, ni mensonge, ni stéréotypes, ni invention, ni beauté ni laideur, mais une palette sèche, neutre, étriquée et épuisée. Faudra m’expulser toutes ces couilles molles et leurs égéries dans un désert quelconque voir quelle civilisation ils sont capables de commettre après avoir tué le père. Nous, on pourra de nouveau cultiver notre lopin de tradition avec  des coups de folie qu’on nomme modernité.

Rendez-vous sous les pluies de septembre

Rendez-vous sous les pluies de septembre

Debranchez

06h47 ON BOUGE - STOP - NE RESTEZ PAS PAS CONNECTES - STOP - RENDEZ-VOUS SOUS LES PLUIES DE SEPTEMBRE.

SIGNE -  TI

 

Le vent tourne

Le vent tourne

Terra ignota le vent tourne

J’ai fait mes humilités, victime tolérante que j’étais devenu, prêt à jeter ma vérité, mon âme, pour les yeux soumis de mon époque. Puis, hanté par le souvenir de mes rêves, j’ai relevé ma guenille et j’ai fait un étendard de mes exigences où la seule raison ne commande plus qu’un seul acte : cap dans la bataille.

 

Quel Dieu est disponible ?

Quel Dieu est disponible ?

Terra ignota quels nouveaux dieux

 

La terrible maturité mélancolique des orphelins aboutit toujours à la quête du père. Et tant qu’à faire, ces enfants livrés trop longtemps aux vacances, veulent un père viril, exigeant et valeureux. Tout cela se lit à nu dans l’aplomb provocant de la grondante génération d’aujourd’hui. Évidemment, l’Histoire seule offre un père, et nous connaissons par cœur et sang tous les pères en stock ; on s’est tellement employé à les castrer au cours de ces dernières décennies. Désabusés, les rejetons chercheront un Dieu. Ce qui importe maintenant, c’est de savoir quel Dieu est disponible.

 

Le camp des barbares

Le camp des barbares

Terra ignota se sentir barbare

Un livre à la main en zone contemporaine… se sentir étrangement, non plus suranné, mais barbare.

 

 

Vouloir la pleine mer et vivre dans les brisants…

Vouloir la pleine mer et vivre dans les brisants…

Terra ignota vivre dans les brisants

Vouloir la pleine mer et vivre dans les brisants…

 

La vie a cessé d’être un saut périlleux.

La vie a cessé d’être un saut périlleux.

Terra ignota epouiller le monde

La vie a cessé d’être un saut périlleux. On ne fait plus que des sauts de poux ; et je crois qu’il faut épouiller le monde pour lui donner fière allure et avoir un tête à tête avec lui.

 

A quoi pensais tu ?

A quoi pensais tu ?

Terra ignota je pense a la mer2

A quoi pensais-tu étant jeune ?

-           A demain.

A quoi penses-tu maintenant ?

-           A la mer !

 

Sécession pour l'exemple

Sécession pour l'exemple

 

Terra ignota sans aristocratie

Je suis las de vivre dans un pays sans aristocratie.

Toute révolution doit être esthétique

Toute révolution doit être esthétique

Terra ignota grandeur et decadence 3

Toute grande démarche doit contenir une part intransigeante d’esthétique. On ne fait pas la révolution en bermuda et en tongs.

 

20XVI : l’heure des destructions profitables.

20XVI : l’heure des destructions profitables.

Terra ignota xvi

2016. Apprendre l’allemand ; apprendre à danser, parce que ça me rend heureux ; continuer à faire le tour de soi-même. Tout explorer, tout vivre, tout perdre aussi. XVI. La maison-Dieu, l’heure des destructions profitables. Faire peau-neuve.  Épurer le superflu, tailler à la hache ce qui est inutile à la poursuite de l’aventure. Se confectionner un kit de survie et s’enfuir se réfugier dans l’ombre, là où tout est permis et où le silence règne. La maison-Dieu précède l’étoile : des foudres divines naitront les prémices de l’Illumination. Être prêt.

 

 

Qu'importe si vous avez peur !

Qu'importe si vous avez peur !

Terra ignota moins sage

Je me fous du sang froid, le mien est bourré de nitroglycérine. Je me fous du sang bleu, le mien est pimenté. Je me fous du sang noir, le mien est blanc éclatant. Je me fous de mon sang répandu, il va vous submerger.

 

Orgueilleux, je me voyais du siècle des barons

Orgueilleux, je me voyais du siècle des barons

Terra ignota Charger !

Orgueilleux, je me voyais du siècle des barons, des brigands et des explorateurs, du siècle fort. Je rêvais d’espaces vierges à conquérir monté sur des purs sangs. Je chargeais aux côtés d’émérites autant que vertueux bagarreurs. Je ne voulais que d’étranges mots rugueux qui démolissent et des sabres qui tranchent sans autres pensées que celles de vaincre et bâtir. Je n'étais aucunement  prédestiné pour cette époque molle, fade, manquant de virilité et d'ardeur. Je n’étais pas prévu  sous cet angle où les inutiles guerres horizontales servent à éviter les saines révoltes verticales. Je n’ai rien à faire dans cette époque où l’on ne pense qu’à défaire. Je ne cautionne donc ni les soubresauts ridicules ni les idées vagues défendues par le monde ces derniers temps. Je vous demande d’ailleurs de prendre connaissance de mon message à la communauté internationale : je déclare officiellement mon indépendance. Et voyez mon orgueil comme étant la raisonnable récompense du maintien de ma dignité. Cette décision prend effet aujourd’hui à minuit.

 

Case 314 : Testament du siècle

Case 314 : Testament du siècle

Terra ignota case 314

Le futur :

- Case 314 ?

Le siècle :

- En guise de testament, vous y trouverez quelques photographies. Chacune d’elles raconte un ennui charnel, une détresse à payer, une vie trop longue à assumer.

 

Nous étions de jeunes gens de grand chemin

Nous étions de jeunes gens de grand chemin

Terra ignota instruction pour la guerre civile 1

Nous étions de jeunes gens de grand chemin, indociles, aux aguets, fascinés, à l’appétit sans scrupule. Nous fréquentions le dehors buissonnier pour modeler des chemins sans nous porter garant de rien. C’était l’heure de sortir de soi avec avidité. Nous avons côtoyé les saccages, l’effraction, les camps-volants, les maraudes, l’absolutisme, les assauts, les nuits au bivouac, les escales repues, l’amour d’une femme et le goût de voir nos fils grandir. Aucune veille ne nous a épuisés, rien n’est venu rétrécir nos aspirations, aucun alibi n’est venu nous excuser faussement d’une désertion quelconque, aucune valeur n’a été répudiée. Nous avons été de beaux combattants de première ligne, sans scrupule inutile, le poing sans mesure, le cœur grandiose.

Nous sommes là, maintenant affichant solidement notre vigueur de condottières aguerris. Debout, sans jamais avoir abdiqué malgré nos excès en tout. Nous sommes là, à voir nos vies mêlées à cette génération qui galvaude les mots qui ont mené l’assaut à nos côtés, qui démantèle les redoutables figures de proue de nos navires, qui dément nos enfants, dénature nos femmes, efface ce que la vie a de plus subtil, de plus fragile, de plus élégant, de plus racé. Ils ne sont pas la génération future mais celle  qui a grandi à nos côtés. Ce n’est pas un procès de la dernière jeunesse, c’est celui de notre génération.

Nous avons vu les fumées des bastions défaits, les danses nouvelles où les pitres remplacent les prêtres, la dérive de ces continents que sont les normes et les valeurs, l’ensemencement scientifique de tout : maïs, femmes, génisses, sans distinction. Nous avons tenté de trouver un sens à tout cela, même contraire, ou une illusion de sens ; mais il n’y a rien. Alors nous avons cherché la confrontation, le défi, la guerre, pour mener le combat contre cette nuée évanescente, instable. Nous n’avons discerné aucun adversaire solide et il n’y a aucun idéal, hors une infâme vigilance présomptueuse pour mener en toute quiétude une quête éperdue d’un chaos nihiliste plié à leur mesure. Aucun levain, aucun espoir hors celui de trouver l’or dans les brèches, l’illusion d’avoir brisé tous les modèles, d’avoir modelé la nature, la nature de l’homme ; d’être libre parce que dépossédé de tout, même de soi… pour ne voir que son propre reflet stérile, androgyne, chimérique, magnifié dans l’inexistence et le reniement des différences. Alors « on » (ce maudit « on » qui se veut captif)  s’éclaircit l’anus à coup de laser, on se rabote le gras, on se fait des faux-culs, on se modèlise les pectoraux et les seins. On s’expose, se renifle le derrière, on mange du quinoa-Monsanto, on regarde la même télévision, on écoute la même musique, on exige le même salaire, les mêmes vacances, les mêmes enfants pondus par des femmes-marchandises exotiques. La génération en place rêve de prothèse, de calibrage, de clonage allant du même au même… la génération en place rêve d’élevage en batterie…

Le démenti encore pubère viendra de nos enfants qui remuent les couteaux dans le repliement des feux que l’on a préservés. Nous leur apprenons la forge, le feu et la guerre.

J’affûte quelques arguments indiscutables

J’affûte quelques arguments indiscutables

Terra ignota affuter mes arguments

Durant l’été j’affûte quelques arguments indiscutables pour défendre un mode de vie exigeant qui dit merde aux théories pour ne laisser place qu’à l’action et à la poésie. Je vis au bord du monde, les pieds dans l'eau. J'aime les tamaris, le granit, le temps paisible. Puis, à la saison des ciels de tempête qui arriveront à la fin des longs jours d’été, au crépuscule de l’hiver, je serai prêt.

Le Zapoï journalisme, une sorte de Gonzo journalisme écrit par un européen décomplexé

Le Zapoï journalisme, une sorte de Gonzo journalisme écrit par un européen décomplexé

Terra ignota zapi journaliste

Je voudrais voir émerger une écriture différente que je nommerais bien volontiers le Zapoï journalisme. Une sorte de Gonzo journalisme écrit à la première personne du singulier, par un européen décomplexé qui prendrait le risque insensé de l'introspection au fil de ses dérives de Brest à Vladivostok en passant par Berlin et les vieilles terres romaines et grecques. Un journalisme de damné, sans soutien, étranger à toute capitulation, lucide, exposé à la subjectivité de l'immersion nostalgique dans la vodka et la franchise. Un reportage sans concession, impudique, dans les plaies non cautérisées de l’occident… sans repentance, sans exigence, sans indignation, défait de toutes les culpabilités, inconscient de tous les diktats consensuels. Un journalisme qui dépasserait le drame intimiste et qui serait un véritable appel à l’aventure intellectuelle non prédéfinie.

Actualité : La mère, la camionneuse et le psychanalyste

La mère, la camionneuse et le psychanalyste

Terra ignota tag ntm oedipe

De la trouvaille perverse de la paternité maudite par Œdipe, au dogme d’une maternité indépendantiste qui sera vomie par Electre, nous avons essuyé tous les desseins crasseux  des psychnocrates de la famille, subi tous les caprices du planning familial, accusé toutes les bassesses de la politique dite du progrès… Nous sommes passés de la permanence du bûcher à l'industrialisation de la procréation où la réalité du féminisme serait une camionneuse mère-fille en topless qui se tape des éphèbes dévirilisés dans les toilettes des motels de banlieue…

Il est entendu que la «  mère » est cette beauté naturelle qui ne convient pas à cette laideur-là…  Je voulais juste témoigner de l’existence de mères instinctives, héroïnes sulfureuses, rebelles, méditerranéennes et fougueuses. Je fête cette vraie représentation de la femme unique, divine, sensuelle, maternelle, aristocratique et fière.

L'Homme actuel est inacceptable.

L'Homme actuel est inacceptable.

Terra ignota rhum et revolution

L'Homme actuel est inacceptable. Il lui faut retrouver l'audace d’une intolérance décomplexée. Lui dire que dans un ordre ancien et effondré, il était empereur, fumeur d’opium, trafiquant d’armes, ivre, flamboyant, cultivé, couvert de femmes, que l'aube hirsute et débraillée lui appartenait tout comme la nuit. Que sa conversion à l’actualité, à une modernité, calée entre le quinoa et la culture geek, ne peut-être sa seule ambition pour affronter la callosité des jours. Toutes les époques poussent à l’arrogance, celle-ci également. Il faut s’en convaincre, prendre de court l’immédiateté, quitter l’illusion pour une vie qui arrache les tripes et le cœur…  

Quand je serai saoul, je ferai une confession générale…

Quand je serai saoul, je ferai une confession générale…

Terra ignota devant le bar

On aimerait parfois prolonger ce temps à boire des petits verres de mezcal dans un bouge en compagnie d'ignobles créatures. Etre ce gentilhomme de fortune collé à la poussière, à la sueur, au sel, aux basses besognes de l’alcool et des fièvres... Etre de nouveau cet homme face à une certaine tentation. On aimerait retrouver la buée collée sur les verres, les orages éclatants et lourds, la touffeur d'un été qui se prolonge… On aimerait retrouver ce temps de la quête, à la recherche d’un instinct, d’une femme ou d’une mer pour se sauver. On aimerait retrouver ce temps pour savourer de nouveau le goût de la victoire sur soi.

Soyons des vivants maudits, forts, et joyeux.

Soyons des vivants maudits, forts et joyeux.

Terra ignota aux lames citoyens

Tiède à vingt ans, c’est être froid à quarante. La tiédeur c’est la laideur de la mort précoce. Soyons des vivants maudits, forts et joyeux. Le réel mérite un effort, un élan, un combat. Pas de pitié pour les tièdes, pas d’indulgence pour les tristes, aucune amabilité portée à notre époque morte. Il faut inquiéter les prudents, et cela exige bien un peu de sang, de sueur et de larme. Il y a une palpitation, un appel de sens, un scintillement qui a besoin de nous. L’existence a besoin d’incandescence pour rester vivante longtemps Après, il sera trop tard ... La nuque tailladée par le soleil faisons la moisson d’excès… Aux lames citoyens… allons… fouillez bon sang… fouillez le sang.

 

Seuls les titans fermeront les brèches

Seuls les titans fermeront les brèches

Terra ignota seuls les titans fermeront les breches

C’en est fini de toute vie intérieure, l’homme moderne n’est qu’extérieur, apparence, bronzage, pulsions mégalomaniaques, sourire peroxydé, babillage. L’espace entier est occupé par cet extérieur. Tout y collabore : la mode, la doxa, la parodie sociale du bonheur, la conviction de la nécessité de l’autre. Le vide de l’apparence a rang d’existence. Avec la télévision ce vide se répand. Avec les transports il va partout et de plus en plus vite. La vitesse, le vide… et, en suspension, des baudruches philosophico-gourouesques biographées officiellement, des baudruches politico-publicitaires stampelisées, des baudruches sectaro-laïcardes télégéniques qui, comme des bouées, marquent les points de contrôle obligatoire. Pour filer la métaphore marine, si d’aventure quelques consistances venaient à perturber la course en boucle, des balises de danger, aux couleurs angoissantes, seraient exposées à la vue de tous : attention risque de naufrage, d’ancrage, de ne plus être dans la course. La machine est faite pour mettre en déséquilibre, pour  prendre dans le flou de la vitesse, pour aspirer dans le vide du siphon. Elle satisfait une logique de la fuite.

Peut-être existe-t-il encore quelques résistances. Je veux dire des pleins, des vies intérieures… forteresses solides, navires ancrés. Mais la vitesse, le vide gagnent du terrain… Les pleins ne forment plus un front de résistance… leur force est discontinue, éparpillée, fragilisée, inaudible, donnant cette impression relative d’être au ralenti. La digue rompt par blocs entiers. Seuls les titans fermeront les brèches. Ils les colmateront de leur mémoire séculaire, de leur goût de l’aventure, de leur différence, de leur transparence, de l’exigence, de la clarté, de leur intériorité, de tout ce ciment qui s’oppose au vide. Ils briseront la danse macabre, la ronde infinie, paroxystique, stérile, vaine pour reprendre la semence de la Terre, la marche en avant... 

Debout poète, foutons un joyeux bordel

Debout poète, foutons un joyeux bordel

Terra Ignota Tag debout poete foutons un joyeux bordel

Quelle immense tromperie cette politique pratiquée par des hommes tronqués qui ont été incapables de prendre en compte leur propre jeunesse, et qui se proposent d'imaginer celle de leurs enfants. Mais les enfants n'en font qu'à leur tête, roulent à pleine vitesse dans les contre-allées, ont de grands rires décontractés, taillent la vie à grands coups d'insolences ciselées, vont trop vite pour s'embarrasser d'un déambulateur.

 

Asservis à la nécessité

Asservis à la nécessité

 Terra ignota revolution ratee

 A l’ère du règne de l’utilitarisme, la culture semble avoir du mal à se justifier dans les milieux politiques subjugués par l’économie. La démocratie semble y trouver son compte à ne savoir proposer que des plaisirs faciles asservis à la nécessité. Ce n’est pas la révolution qui a eu raison de l’aristocratie spirituelle mais la motion moyenne.

Tabula Rasa

Tabula Rasa

Terra ignota tabula rasa

Tabula Rasa, ultime barbare annonçant la civilisation mythique !

Proposez à leur âme de bonne volonté

Proposez à leur âme de bonne volonté

Terra ignota aventure et civilisation

Tristes hommes qui sentent l'argent placé dans des fonds de pension et les parties de chasse du dimanche, qui ne rêvent plus à vingt ans de caps extrêmes, de causes perdues ou d’escales flottantes avec ses cargos aux pavillons exotiques, ses rades, ses promesses d’aventure...

Proposez à leur âme de bonne volonté la paternité symbolique d’un Dieu qui fonde l'égalité des frères, des fusils, des chants au tempo véloce, une terre en friche, des femmes exigeantes, qu’ils rayonnent enfin de tourment et de volonté. Que leur itinéraire n’obéisse plus à l’arbitraire de la fuite mais à la cohérence de la quête… alors, nous bâtirons une civilisation !

Brûler le Palais

Brûler le Palais

Terra ignota bruler le palais reconstruire la bastide

Brûler le Palais, reconstruire la  Bastide : voilà le programme !

 

Quelle méprise !

Quelle méprise !

Terra ignota nostalgie

Cette sage modernité qui vient se vautrer sur mes humeurs indisciplinées... quelle méprise !

Une certaine jeunesse, vilaine bestiole qui refuse de muer

Une certaine jeunesse, vilaine bestiole qui refuse de muer

Terra ignota jeunesse patrie et dieu

La jeunesse à besoin de se prendre au sérieux là où l’Homme prend au sérieux. J’entends ici par jeunesse la jeunesse sociale, convenue, moderne, comme catégorie. Pas celle qui a cette faculté à se transcender pour une Patrie, une famille, des enfants… non ! je parle bien de celle qui trimballe cette immense prétention de se croire tout ça à elle seule… un énorme nombril refusant toute cicatrice, toute personnalité, toute souffrance… une vilaine bestiole qui refuse de muer, par adoration de ses écailles. Il n’y a pas plus conservateur que cette jeunesse là, par attachement à sa clarté… pas d’ombre, pas de contraste… un moi basique qui n’est jamais dépassé, métamorphosé… nymphettes épilées… garçons androgynes… plus d’homme viril ni de femme épanouie… mourir comme on est né, sans savoir, sans connaissance, sans histoire… une génération de mort-nés, normés, insignifiants.

Brûler la nuit

Brûler la nuit

Terra ignota bruler la nuit

Il nous faut de nouveau le feu sacré... et ce feu, nous pourrions alors le retourner contre les Nuits !

 

De jeunes abusés et des vieux désabusés… toute notre époque

De jeunes abusés et des vieux désabusés… toute notre époque.

Terra ignota de jeunes abuses et des vieux desabuses

Je vois autant de vieillards révoltés contre la jeune société autoproclamée moderne que de jeunes gens révoltés contre la vieille tradition. L’Europe vieillit, les études démographiques le disent. La tradition sera déclarée vainqueur par abandon… Faut-il s'en réjouir ?