TERRA IGNOTA Humeur et parti pris

Ligne de faille

En rupture de siècle !

En rupture de siècle !

Dans le grand jardin

Dans le grand jardin

Charge russe

Dans l’antichambre de la vie, le savoir tient salon avec la sagesse et la tolérance dans une longue conversation ennuyeuse. Dans le grand jardin, la passion s’enivre avec l’amitié, le courage et la joie, dans des enfantillages tellement plus amusants.

 

Scoop

Presse scandale

 

De la frénésie du monde jaillit l’actualité. De ce grouillement fécond de pleurs et d’exultation les commis de l’information ne savent qu’en extraire une rumeur hideuse. Au siècle vingt le journalisme s’est éteint !

Détestons !

Détestons !

Terra ignota detestons

 

Détestons puisque c'est la mode semble-t-il. Il ne sera pas dit que je ne fais aucun effort pour être de mon siècle !

 

 

Rendez-vous place des martyrs !

Ce qu’il faut, c’est un mort ! un beau mort avec un millier de vers grouillants. On sous-estime toujours la propension du peuple à se bouger pour un beau mort, un martyr ; à réinventer un monde avec des saints à venger dans le sang, avec des héros à clamer dans la guerre.

Après-midi d’avant-guerre

Terra ignota moment

C'est une fin d'après-midi d’avant-guerre, le soleil tombe lentement derrière la ligne de crête, le froid avance à la même vitesse que l’ombre dans un ciel imparfait, entre nuages et brumes.Tout glisse vers la pâle couleur du crépuscule. Le gouvernement s’éteint dans la léthargie d’une fin de règne, les bêtes s’enterrent, le monde se contracte et crisse comme la glace du lac Baïkal lorsque de grandes fissures apparaissent. Les tendresses emportées et les douleurs héroïques se regardent dans les flammes des feux de cheminée, dont les braises resteront comme l’ultime preuve du scandale de nos singulières désillusions. Rien ne parle des prémices de la guerre comme ces moments-là.

 

Il nous faut une musique !!!

Il nous faut une musique !!!

Terra ignota il nous faut de la musique

Il nous faut une musique pour exprimer notre révolte !

 

La mode est décidément partout impitoyable.

La mode est décidément partout impitoyable.

Terra ignota la mode sera triste

L’arrivée décomplexée du vocabulaire post lutte des classes, muzz, négre, youpin, blanc, mis en valeur par le préfixe « sale », relègue le prolo et le bourge à des concepts trop datés, plus assez tendance. La mode est décidément partout impitoyable. On devine déjà qu’elle ne sera plus insouciante, en minijupe, carré de soie et lunettes noires. On remarquera également, dans cette nouvelle approche de la lutte des communautés, l’absence étrange des jaunes et des rouges ; ce qui devrait alimenter certaines thèses complotistes et rendre triste le prêt-à-porter printanier.

 

Nous cracherons notre fumée à la face de la lune

Nous cracherons notre fumée à la face de la lune

Terra ignota le monde en notre pouvoir 1

Une fois que nous aurons le monde en main, dans un vague geste de pouvoir, de vanité et d’irrespect, nous cracherons notre fumée à la face de la lune et ferons brûler le jour.

 

Nous traversons le temps de la grande ignorance

Nous traversons le temps de la grande ignorance

Terra ignota sans issue

Nous traversons le temps de la grande ignorance des liturgies, de la grande nostalgie des cérémonials, de la grande impuissance des dogmes. Nous n’avons plus ni jour, ni nuit. Seuls le soleil et les orages, et des mots hallucinés, vociférants avec une force à couper le souffle, trouveront un chemin.

 

Je rêve d’un monde où l’on se tait

Je rêve d’un monde où l’on se tait

Terra ignota un monde de silence

Je rêve d’un monde où l’on se tait, où tout est secret, un monde de devins, de pianistes et de chats.

 

Ecrire par temps d'effondrement

Ecrire par temps d'effondrement

Terra ignota ecrire en pleine decadence

Je n'aime pas cette contrainte : écrire par temps d'effondrement civilisationnel. J'aurais aimé écrire dans la plénitude. Ecrire d'une langue joyeuse dans la plénitude de la civilisation.

 

L'homme sauvage

C’est un grand costaud aux jambes solides,

Aux longs bras qui signalent une origine paysanne

Avec les stigmates hérités d’un long rapprochement avec la terre.

Le visage est celui d’un destin dramatique aux dévotions cannibales

Et pourtant

Il a des yeux dilatés d'innocence, des yeux d’enfant, des yeux bleus, nordiques

Il est beau, très beau dans l'éphémère

A se repaître de l'air

A ne salir sa peau blanche que de terre fertile

Et pourtant

Son âme ne lui laissera aucun répit jusqu’à ce qu'il sombre.

Avec cette peur animale qui est étrangère à la peur de la mort ou même de la souffrance

 

On s'en fout !

On s'en fout !

Terra ignota religion impose ta foi

On s'en fout de croire en Dieu, puisqu'il qu'il existe !

 

 

 

Ce fichu désert culturel - Postmodernité

Ce fichu désert culturel - Postmodernité

femme-hedonisme.jpgL’hédonisme postmoderne ! Oh pas celui d’Aristote, ou d’Epicure ! Non ! Celui de l’apparence, du règne sans partage de l’image, de l’exhibitionnisme de l’intimité, des déviants encensés, des collectifs aux intérêts miniaturisés ou de la télévision. Voilà ce qu’on propose comme culture ? La postmodernité … cette fabrique d’écervelés ! Sans pensée,  pas de préliminaire, pas d’après, comme des bêtes cette recherche du coït immédiat. Cette chose immonde, gluante ou tout est culturel, où tout se vaut, n’importe quoi est culture : le sexe, le loto, les gadgets, la publicité, la mode, le maquillage, les colonnes de Buren, le piercing, les jeux vidéo … M’intéresse pas ce structuralisme ethnologique élevant les pissotières de Duchamp au rang de forme différente de la culture. Il n'y a plus ni vérité, ni mensonge, ni stéréotypes, ni invention, ni beauté ni laideur, mais une palette sèche, neutre, étriquée et épuisée. Faudra m’expulser toutes ces couilles molles et leurs égéries dans un désert quelconque voir quelle civilisation ils sont capables de commettre après avoir tué le père. Nous, on pourra de nouveau cultiver notre lopin de tradition avec  des coups de folie qu’on nomme modernité.

Rendez-vous sous les pluies de septembre

Rendez-vous sous les pluies de septembre

Debranchez

06h47 ON BOUGE - STOP - NE RESTEZ PAS PAS CONNECTES - STOP - RENDEZ-VOUS SOUS LES PLUIES DE SEPTEMBRE.

SIGNE -  TI

 

Le vent tourne

Le vent tourne

Terra ignota le vent tourne

J’ai fait mes humilités, victime tolérante que j’étais devenu, prêt à jeter ma vérité, mon âme, pour les yeux soumis de mon époque. Puis, hanté par le souvenir de mes rêves, j’ai relevé ma guenille et j’ai fait un étendard de mes exigences où la seule raison ne commande plus qu’un seul acte : cap dans la bataille.

 

Quel Dieu est disponible ?

Quel Dieu est disponible ?

Terra ignota quels nouveaux dieux

 

La terrible maturité mélancolique des orphelins aboutit toujours à la quête du père. Et tant qu’à faire, ces enfants livrés trop longtemps aux vacances, veulent un père viril, exigeant et valeureux. Tout cela se lit à nu dans l’aplomb provocant de la grondante génération d’aujourd’hui. Évidemment, l’Histoire seule offre un père, et nous connaissons par cœur et sang tous les pères en stock ; on s’est tellement employé à les castrer au cours de ces dernières décennies. Désabusés, les rejetons chercheront un Dieu. Ce qui importe maintenant, c’est de savoir quel Dieu est disponible.

 

Le camp des barbares

Le camp des barbares

Terra ignota se sentir barbare

Un livre à la main en zone contemporaine… se sentir étrangement, non plus suranné, mais barbare.

 

 

Vouloir la pleine mer et vivre dans les brisants…

Vouloir la pleine mer et vivre dans les brisants…

Terra ignota vivre dans les brisants

Vouloir la pleine mer et vivre dans les brisants…

 

La vie a cessé d’être un saut périlleux.

La vie a cessé d’être un saut périlleux.

Terra ignota epouiller le monde

La vie a cessé d’être un saut périlleux. On ne fait plus que des sauts de poux ; et je crois qu’il faut épouiller le monde pour lui donner fière allure et avoir un tête à tête avec lui.

 

A quoi pensais tu ?

A quoi pensais tu ?

Terra ignota je pense a la mer2

A quoi pensais-tu étant jeune ?

-           A demain.

A quoi penses-tu maintenant ?

-           A la mer !

 

Sécession pour l'exemple

Sécession pour l'exemple

 

Terra ignota sans aristocratie

Je suis las de vivre dans un pays sans aristocratie.

Toute révolution doit être esthétique

Toute révolution doit être esthétique

Terra ignota grandeur et decadence 3

Toute grande démarche doit contenir une part intransigeante d’esthétique. On ne fait pas la révolution en bermuda et en tongs.

 

20XVI : l’heure des destructions profitables.

20XVI : l’heure des destructions profitables.

Terra ignota xvi

2016. Apprendre l’allemand ; apprendre à danser, parce que ça me rend heureux ; continuer à faire le tour de soi-même. Tout explorer, tout vivre, tout perdre aussi. XVI. La maison-Dieu, l’heure des destructions profitables. Faire peau-neuve.  Épurer le superflu, tailler à la hache ce qui est inutile à la poursuite de l’aventure. Se confectionner un kit de survie et s’enfuir se réfugier dans l’ombre, là où tout est permis et où le silence règne. La maison-Dieu précède l’étoile : des foudres divines naitront les prémices de l’Illumination. Être prêt.