Ligne de faille
En rupture de siècle !
En rupture de siècle !
Sous le voile de cette vision irénique d'un monde sans ennemi

Ne percevez-vous pas ce que Charles Péguy appelait les prodromes annonciateurs, les événements infimes qui sont les signes annonciateurs et presque invisibles de grands bouleversements à venir. Ils sont là, encore sous le voile de cette vision irénique d'un monde sans ennemi. Ils bougent !.
Puis vint la malédiction des villes et des gens.

Il faut congédier toute pensée qui nous incline au confort.
Fallait pas assassiner la charité chrétienne

M’emmerde cette déclaration des droits de l’homme, celles du Conseil de l’Europe et la phraséologie creuse des collectifs communautaristes… la pauvreté est là ! Elle pue ! Il faut la déloger à coup de solidarité, la chasser manu militari des culs de basses fosses, à grand renfort d’entraide.
Le choc métallique du naufrage

La ville restera un combat au couteau dans le noir secret d’une rue aux volets clos. Le choc métallique du naufrage de la déchéance contre la solitude. Des mots qui se heurtent et finissent lacérés. L’apprentissage de la vie, le premier sang, et peut-être un souffle qui s’échappe sans témoin.
La société de consommation poussée à l’extrême de sa logique implique de rendre tous les corps consommables par tous pour la jouissance de tous ; mêlant biens, corps, crimes et affects. C’est, je crois, le synopsis d’un film pornographique dont les promoteurs seraient les médias.

Bure, kilt, sarong sont des choix de dandys Baudelairiens pour habiller le prêtre, le soldat et le poète. Le reste de tissu habille les femmes élégantes, les vieux fantasques et aujourd’hui les fades évirés.

Risque de s’embourgeoiser par stratification de richesses, de ne présenter que d’exquis cadavres à la faim des jeunes loups, de s’engouffrer dans la pensée unique. Non pas que cela soit tellement désagréable, mais le conformisme est une faute de goût impardonnable à qui veut avoir bousculé son siècle après l’avoir constaté au dessous de ses aspirations.

Voilà que s’autoproclament en nouvelle noblesse, le technocrate, le communicant, le banquier. A défaut de bâtir, les voilà qui investissent dans les édifices prestigieux des centres-villes. Ils kidnappent l’histoire voulant faire croire à leur implantation séculaire, comme s’ils faisaient partie du décor depuis toujours.

Le père Noël, c'est le plan Marshall contre la tradition, les grands magasins contre le feu de cheminée, le matérialisme contre l'esprit de famille. Dans le choix entre un gros barbu en pyjama rouge élevé au Coca-cola et un nouveau-né, je parie sur la jeunesse... No hell !

C'est penchée sur le gouffre des vanités du monde moderne que notre civilisation recevra la dernière balle dans la nuque !

Convoquer les quatre Cavaliers de l’Apocalypse pour former lLa garde éternelle de l’étendard de mes convictions.

Dans le fond des villes, l’image de la mer et de la forêt me poursuivent. L’inverse n’est pas vrai. Ainsi il est faux de dire que l’homme est moderne et urbain. Je suis primitif, malpoli et franc !
L’héroïsme est un acte de jeunesse.
Au-delà des clivages politiques, des croyances religieuses, de la guerre des sexes ou du choc des générations, le pouvoir en place a réussi, par le vote d’une loi contre-nature autorisant le mariage entre homosexuels, à donner aujourd’hui, à la jeunesse, une raison de se battre pour des valeurs qui transcendent la notion de civilisation pour s’ancrer dans l’universel. C’est assurément ce qui manquait à la jeunesse, un idéal pour se battre !
Je refuse le sacrifice de la femme aux pulsions destructrices de notre société. Il doit être en notre pouvoir de rétablir dans notre nature la totalité que l’artifice de la modernité a détruite, de la restaurer avec férocité si nécessaire. Je veux redonner figure humaine à notre civilisation, la rendre complète en réhabilitant la femme dans sa beauté, dans sa plénitude. Je veux la beauté comme force de résistance face à la bestialité des fondamentalismes et communautarismes. Loin des slogans et des cohues l’esthétique s’offre comme dimension éthique possible.

Rêver de moments terribles, de week-end à la guerre, de société secrète, d'extravagance à la russe, est une forme profonde et désinvolte de passer l'ennui de notre siècle.

Attendez seulement que je sois désigné comme héraut des troupes qui campent aux marches de vos blocs de béton ! Attendez encore un peu, que mon choix soit fait entre la tentation ascétique d’une quête spirituelle, et celle, destructrice, du sang, de la violence et du pillage. Alors, lorsque j’aurai rompu l’exil que vous m’imposez pour me plonger dans l’ivresse des invasions, craignez, hommes gavés, lourds et engrossis d’inutile et de futile, la confrontation, l’appel exigeant d’une jeunesse avide d’idéal.
Il existe des moments audacieux quand on perçoit distinctement qu’une civilisation a la même fragilité qu’une vie - pour reprendre le mot de Valery - et qu’une pression, fusse-t-elle infime, pourrait précipiter la fin. Je crois percevoir cette imminence historique et il me vient des idées désinvoltes de croche-pied.
A vingt ans, il faut le courage de la générosité et l’empressement du sacrifice. Tout doit être porté à l’incandescence, à la brûlure la plus vive. Etre la braise et la flamme. Capter les derniers éclats de notre siècle, les sourcils froncés et l’esprit en alerte, se dépêcher de visiter notre époque avant fermeture pour liquidation !
Louis RICARDOU, pupille de la nation, ancien légionnaire, amputé d'une jambe, réussit à se faire admettre comme mitrailleur dans un bombardier du Groupe de bombardement Lorraine, squadron 342. Son Boston est abattu au cours d'une mission de harcèlement au-dessus de Falaise, dans le Calvados, le 5 août 1944. Il avait 34 ans lorsqu'il est mort au champ d'honneur après trente-deux missions de guerre...
En ces temps inconsistants, j'ai besoin d'exemples !
C’est par giclées que l’homme politique nous inflige sa présence, les mots pleins de trente glorieuses, de révélations diaphoriques, d’itinéraires nouveaux… La lecture dégrisante de l’ennuyeux quotidien rend compte de l’improbable conciliation entre vérité de l’acte et promesses électorales dont le cheminement n’obéit jamais à la cohérence d’une quête éthique, mais à l’arbitraire des démences personnelles.























