TERRA IGNOTA Humeur et parti pris

Pneumatiques

Quelque chose de léger, un surgissement, une fulgurance.

Quelque chose de léger, un surgissement, une fulgurance.

Les beautés injustes

Les beautés injustes

Terra ignota les beautes injustes

 

Les beautés injustes: la maternité, la croyance, l’idéal. Tout le monde n'y a pas accès.

 

Voilà ce que le monde moderne m'apporte

Voilà ce que le monde moderne m'apporte

Terra ignota la cabane

Je perds une illusion par jour, j'épuise le stock dans la considération de la triste réalité de la modernité, sans lueur spirituelle, jusqu’au plus noir du désespoir. En contrepartie je construis une forteresse dure et blanche de certitudes. Voilà ce que le monde moderne m'apporte, en plus du froid et des imbéciles.

 

 

Je rêve d'escales

Je rêve d'escales

Terra ignota je reve d escales

Je rêve d'escales dans des ports mythiques, avec leurs rades, leurs quais bruyants de bars de marins, leurs navires au mouillage baigné dans l'odeur de fioul lourd et de poisson. J’entends la musique envoûtante de l’aventure romantique des fortunes de mer aux milles parfums du monde.

A tous vents

A tous vents

Terra ignota corto maltesse

Rien ne me hante plus que les vents marins ; leur promesse d'aventure.

 

 

L’alliance des mâts qui défie les tempêtes

L’alliance des mâts qui défie les tempêtes

Terra ignota alliance des mats

Plus tard, je vous parlerai des paysages irréfutables de l’alliance des mâts qui défie les tempêtes et de cette légèreté si spéciale des matins de pleine mer, lorsque la peau hésite... 

 

Il en restera toujours quelque chose

Il en restera toujours quelque chose

Terra ignota voyage 2

 

Il n'y a pas de grand voyage sans péché.

 

Le rhum est une excuse !

Le rhum est une excuse !

Terra ignota rhum

J'ai perpétuellement dans la gorge, un peu de sel de rade, de gasoil de soute et un fond de rhum.… j'ai toujours dans la tête un rêve de départ.

 

Je suis de l'été incertain des déserts arides

Nous ne sommes pas de la même saison. Vous êtes de l’été tempéré ; celui qui se délecte du velouté du soleil qui s'endimanche et des mensonges hallucinogènes de la chaleur réfractée sur le bitume. Je suis de celui, incertain, des déserts arides, qui s'offre au silence dans la contestation radicale de toute forme de tristesse.

 

Bel été brutal

Bel été brutal

Terra ignota midi sous le soleil de stael

 

Je voudrais qu’il soit perpétuellement midi sous le soleil d’une peinture urgente et violente de Nicolas de Staël !

 

Mon époque ne me ressemble pas

Mon époque ne me ressemble pas

Terra ignota no phone no address

 

Mon époque ne me ressemble pas ! Je veux ne rien lui devoir, ne rien solliciter d’elle et parier contre ses goûts, ses fantasmes. Dans ce temps effrayant où règne, pascalien, le "silence éternel des espaces infinis", l’homme véritable n’a plus sa place.

 

 

La souffrance avec des mots irréprochables

La souffrance avec des mots irréprochables

Terra ignota la souffrance

La souffrance avec des mots irréprochables est un luxe de poète, de soldat, de trappiste.

 

 

L'aventure n'a rien à voir avec la jeunesse

L'aventure n'a rien à voir avec la jeunesse

Terra ignota l aventure

L'aventure sourit rarement au jeune âge, c'est son châtiment.

 

 

 

J’oppose la vie entière à la vie tronquée.

J’oppose la vie entière à la vie tronquée.

Terra Ignota femme.png

Il y aurait une beauté brune et païenne, carnation chaude et érotique d’amante ainsi qu’il y aurait une beauté blonde et chrétienne à la blancheur lumineuse et sphérique, diffusant une ingénue douceur flamboyante. J’ai pour ma part la conscience du sang, l’extase érotique de la procréation, l’éthique de la fidélité, l’esthétique de la complicité d’une femme unique et précieuse. J’oppose la vie entière à la vie tronquée.

J'attends les barbares

J'attends les barbares.

2011-jp-j-attends-les-barbares-2.jpg

 

J'attends les barbares, ils vont venir !

 

Y a t-il encore des innocents, des purs, à épargner ?

Y a t-il encore des innocents, des purs, à épargner ?

Terra ignota couverture 2016 01

Méfiez-vous du romantique orgueilleux  et du nihiliste immature; deux incomplétudes au lexique périmé, sombrant dans la révolte de chroniqueurs, dans la mathématique de la posture. Avoir cru en tout, ne plus croire en rien puisque tout se dérobe dans le renoncement de la perfection, dans l’agonie de la dignité, dans la destitution du primat de l’individu. Méfiez-vous, car dans ce monde plongé dans le désenchantement, secoué d’immenses colères inutiles, il n’y a plus d’innocents, plus de purs à épargner.

Inexorablement vers la bombe

Inexorablement vers la bombe

Terra ignota human bomb

J’ai une culture intuitive, lentement levée de mes emportements, allant de prétextes en querelles, de musiques intérieures en hurlements, de conversations à l’écriture, de l’action à la chambre monacale …. mon tempérament assure l'unité du tout dans le long cheminement d’une mèche lente allant inexorablement vers la bombe.

 

Les plus morts sont de grands vivants

Les plus morts sont de grands vivants

Terra ignota les plus morts sont de grands vivants

 

Courtiser la mort, voilà une belle éducation qui se fiche bien de toutes les recommandations de douairière, de tout cet orgueil contemporain étrangement retiré de la vie. Elle a quelque chose d’affranchi  qui ressemble, à s'y méprendre, à l’espoir d’un salut, où l’homme sans fard prendrait conscience de lui-même, de ses corps et de ses âmes, dans une continuité grandiose et pudique.

 

 

L'aube... avec des morceaux de chairs.

L'aube... avec des morceaux de chairs.

Terra ignota l aube piotr rosinski

 

La nuit, je suis cet ensemble formé par ma solitude et une immensité, ou une profondeur, dans laquelle je tente de discerner mon âme, entre le corps et l’esprit. L’aube arrive toujours, non pas comme une libération, mais comme une vengeance, avec des morceaux de chairs.

 

Il reste des anges à tuer

Il reste des anges à tuer

Terra ignota il reste des anges a tuer

 

Crépuscule, agitation, soleil noir. Dévotion. Minuit, l’amour s’enfuit. Une heure, l’amour est mort. Deux heures, les fantômes et l’ennui. Trois heures, nulle prière. Quatre heures, l’espoir englouti. Cinq heures, génocide. Cinq heure dix, holocauste. Cinq heures trente, crimes de guerre. Cinq heures quarante-et-une, jugement. Cinq heure quarante-trois, évasion ; Cinq heures quarante-six, arrestation, mort aux flics. Cinq heure quarante-sept, tortures. Cinq heure quarante-huit, blessures. Cinq-heures cinquante : exécution. Cinq heures cinquante-deux : résurrection. Six heures, l’aurore. Sept heures : la foi. Huit heures : la violence. Neuf heures huit : la violence et la foi. Il me tarde d’être à ce soir, il reste des anges à tuer.

 

Je vous laisse à vos gouffres, à vos os et à vos cauchemars !

Je vous laisse à vos gouffres, à vos os et à vos cauchemars !

Terra ignota y vivre bruyamment

J'en ai soupé de l'authentique, de l'écriture équitable produite les doigts crispés sur la minute inédite, l'œil exorbité sur l'instant insane, les babines retroussées sur un cadavre exquis, une souffrance photogénique. Marre de reluquer la pourriture du monde, de trainer tous les regards vers le bas. On amplifie le râle du monde, on y taille des bannières que l’on met devant la troupe docile et enivrée de larmes amères. L’origine de ma rage est là, car j’aspire à affronter plus grand que moi, à me consumer dans les éthers, à voler en éclats. Je veux être moi sans condition et dans une multitude de mondes. Y vivre bruyamment en dansant, en riant, et en vous maudissant. Je vous laisse à vos gouffres, à vos os et à vos cauchemars.

 

Les brèves incertitudes douloureuses

Les brèves incertitudes douloureuses

Terra ignota st georges protege ma famille

Sans se renier et en toute franchise, il faut bien avouer un ou deux moments incertains de sa vie où l’on en veut aux héros de nous rappeler qu’ils ont existé ; et de leur préférer brièvement les martyrs, uniquement parce que la partie douloureuse de leur vie nous les rend plus accessibles immédiatement.

Guerre voluptueuse

Guerre voluptueuse

affiche-terra-ignota-mystique-de-la-femme.jpgLa guerre des sexes est la lutte désespérée de l’homme contre le carnage de la mort : l'homme éphémère aux prises avec la femme éternelle, source de vie.

La ville, la mer, la campagne ...

 

La mer

Une ville qui ne serait pas tournée vers la campagne ou vers la mer est une ville maudite

 

 

Femmes perdues dans l’ivresse des boissons viriles

Femmes perdues dans l’ivresse des boissons viriles

Terra ignota femministe moderne

Il y a aujourd'hui des femmes, arrivistes, fascinées par l'argent, drapées dans le pire costume de l’homme : celui du banquier ou du commis. Elles ont des prénoms de roturières pouilleuses et exotiques. Elles approchent de la quarantaine et n'ont toujours pas trouvé de sens à leur vie et s’épuisent dans une frénésie friquée, compulsive et hystérique. Le cigare cubain et la rolex ne sont pas loin.  Elles ont ces voix de fumeuses qu’on prête aux filles perdues, qui chuchotent des sentiments fêlés, englués dans une bestialité trop primitive. L’homme contemporain pensant croiser le chemin de grandes dames carnassières leurs adresse un sourire un peu serré autour d’une crainte instinctive. Dans l’allégresse du soleil et l’ivresse des boissons viriles, elles répondent, la haine retroussée sur des lèvres écarlates, dans un sourire hideux que le temps a gravé comme une punition.

 

 

 

En ces temps pressés...

En ces temps pressés...

Terra ignota les longues heures

 

En ces temps pressés, je me fabrique de longues heures.

 

 

J’appartiens à une amitié ombrageuse et fière

J’appartiens à une amitié ombrageuse et fière

Terra ignota anne magill

L’amitié domestique est une incongruité de politicien. L’amitié est souveraine, ombrageuse, fière, virile, sceptique et secrète. Elle n’est pas un slogan gravé sur les frontons, livrés au regard de tous et salis des fientes de pigeons. Elle cercle les âmes d’un lien robuste, à l’abri d’un serment, d’une fiance entre le cœur et les entrailles. J’appartiens de part en part à cette amitié.