coterie

  • Club privé d'esprit

    Club privé et enclos à bestiaux

    A un club privé, aménagé sous un nom illustre, dont l’admission facile ne serait réservé qu’aux imbéciles, aux collectionneurs de citations et aux jeunes gens très riches (finalement souvent les mêmes) - cette humanité vautrée sur  des fauteuils en cuir, cachée dans de grasses maisons closes d’esprit - je préfère la coterie ou la société secrète pour son odeur de souffre et son côté exotique qui convient mieux aux yeux bleus et aux femmes minces.

  • Dilapider dans l’amitié

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    L’amitié, c’est une république libre par-delà les nivellements, l’anonymat, l’égalitarisme ou l’idée de clôture frontalière. C’est le monde des amateurs de rugby, de bel canto et de tauromachie, celui des flâneurs de haute-mer et des baroudeurs, on y croise des anars en tweed et des aristos effrontés.  Au gré des tapages, la coterie est promptement baptisée de noms obscurs : anarchistes de droite, chouans, hussards ou uhlans. Plus sûrement, c’est libre que l’on va rôder du côté de l’aventure humaine avec nos gueules viriles et riantes, trimbalant une idée généreuse qui va du clan à la société secrète, sans drapeau ni slogan à la recherche d’une limite franchissable entre bistrot et château… vaste programme. Sur ces terres, on promène avec légèreté nos boudes hautaines, nos postures d’insolence et notre humour féroce. C’est le Poulbot sabrant le champagne chez Monsieur le Marquis, le talent railleur et le goût du panache, histoire de goûter de la distinction et dilapider dans l’amitié… Une façon légère de se prendre au sérieux, comme une charge sabre au clair, en gant blanc et en éclat de rire.

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