La joie est un bonheur fanatique

Terra ignota conformism by melick

La joie est un bonheur fanatique, aristocratique, inutile, suspect qui est insupportable à notre siècle terne et comptable. La joie ne consomme pas, ne dépense pas, ne s’envisage pas sur un plan quinquennal. Elle explose, démantèle, régénère, elle est faite pour les cycles solaires : se coucher, se lever, briller, fuguer, revenir, réchauffer, couver. La joie, dilapide dans l’amour, l’amitié, les serments, les valeurs… toutes ces choses légères, instables et explosives. Regardez le bonheur, lui, il a besoin d’un canapé, d’un frigo, d’une voiture, d’une maison, d’un compte en banque, d’épargnes…Sa grasse plénitude prospère dégouline sur toute une vie étale. Le bonheur c’est l’euro million à portée de main de n’importe quel imbécile. Je veux sortir de cette vision linéaire qui va du plaisir au bonheur. Je suis fait pour l’expérience brutale, héroïque et revendiquée de la joie, cette possibilité de nous élever dans une éthique exaltée et flamboyante.

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Commentaires

  • Thierry de B
    • 1. Thierry de B Le 07/05/2015
    Nietzsche et Spinoza sont-ils légitimes pour parler de la joie ? Pas vraiment de gais lurons !
  • Armance
    • 2. Armance Le 07/05/2015
    D’accord pour Nietzsche : explosif, violent, grandiose, affectif, sa joie si puissante qu’elle embrasse la totalité de la souffrance.
  • vance@gmail.com
    • 3. vance@gmail.com Le 04/05/2015
    et Spinoza, les affinités entre les deux pensées sont étonnantes.
  • Arpenteur
    • 4. Arpenteur Le 04/05/2015
    Nietzschéen finalement ! Vive la réhabilitation de la joie en accord avec notre nature humaine.

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